Europe :
Conférence européenne
de Chambéry
sur la coopération territoriale |
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Dossier "Europe"
Sommaire du PLM 163
Programmes INTERREG
La timide émergence
d’une spécificité montagne |
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La conférence européenne, intitulée « Les Massifs de montagne et la coopération territoriale en
Europe », qui s’est tenue à Chambéry les 8 et 9 juin 2006, devait établir si la coopération territoriale
constitue un objectif pertinent pour les populations des montagnes européennes. Les conclusions de
l’étude Interact Pro Monte semblent le confirmer.
Parmi les programmes Interreg
III, Interact constitue le programme
consacré à l’évaluation
des programmes mis en œuvre
sur la période 2000-2006 au titre
de la coopération Interrégionale.
Interact Pro Monte représente la
partie de cette évaluation consacrée
à la recherche d’une spécificité
montagne. Depuis deux ans,
120 projets ont été sélectionnés
et analysés, et les conclusions de
cette étude, présentées à Chambéry
les 8 et 9 juin, ont été remises à la Commission le 30 juin.
La succession durant ces deux
journées de multiples témoignages
de coopération entre territoires
de montagne, transfrontaliers
ou non, tendait à démontrer les
possibilités de réalisation offertes
par les programmes Interreg.
Toutefois, si en matière de
coopération transfrontalière, il
est assez flagrant et systématique
de détecter une spécificité marquée
des programmes opérationnels
de coopération, il n’y a
guère qu’au niveau des Alpes, et
dans une moindre mesure, dans l’espace de coopération périphérique
nord européen, que l’on
relève une trace analogue dans le
domaine de la coopération transnationale. |
Coopération interrégionale
Dix-huit propositions
pour renforcer la spécificité montagne |
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« PLM» reproduit ci-dessous les propositions qui
figurent dans la déclaration finale adoptée à l’issue
des deux journées de Chambéry consacrées à la présentation des résultats de l’étude
Interact Pro Monte.
Les propositions très concrètes adoptées
par les participants au colloque de
Chambéry visent les différents aspects des
programmes Interreg dans leur réalité de
terrain :
Au niveau du zonage
● définir avec cohérence et sans dilution,
des espaces de coopération au moyen de
critères territoriaux, notamment géographiques
;
● intégrer la possibilité de cumul éventuel
de contraintes.
Au niveau de la préparation du programme
● inscrire dans les documents de programmation
des objectifs réservés aux territoires
de montagne ;
● évaluer la spécificité « montagne » des
programmes et des projets ;
● majorer les crédits alloués aux projets
issus des territoires de montagne dans les
espaces de coopération définis comme « montagnards » ;
● établir des relations avec d’autres démarches,
telles que conventions intergouvernementales
de massif, communautés de
travail, eurorégions, districts européens,
GECT (Groupement européen de coopération
transfrontalière), comités de massifs,
etc.
Au niveau de la gestion des programmes
● mieux coordonner les différents dispositifs
en faveur des régions de montagne ;
● capitaliser les compétences d’animation
territoriale en pérennisant les équipes de
pilotage ;
● favoriser la participation au suivi des programmes
des autorités spécifiquement
montagne ;
● rendre complémentaires programmes
transnationaux et transfrontaliers existant
sur un même espace ;
● sensibiliser par des manifestations
publiques aux bénéfices d’Interreg.
Au niveau de l’ingénierie des projets
● assouplir et alléger les procédures administratives
et financières ;
● favoriser le développement des projets
intégrés et transversaux, portés par des
structures pérennes pour une coopération
durable ;
● créer un dispositif de capitalisation et
d’échanges d’expérience ;
● accroître la complémentarité et l’additionnalité
des ressources et des stratégies de
développement durable existant à l’égard
des communes de montagne.
Au niveau des acteurs et des partenaires
● intéresser les acteurs du secteur privé à
participer aux programmes Interreg ;
● pérenniser les partenariats établis et s’appuyer
sur les structures intermédiaires interrégionales
;
● intensifier complémentarités et partenariats
entre réseaux d’acteurs impliqués dans
les projets.
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| Le Groupement européen
de coopération
territoriale arrive |
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Parmi les propositions de règlements concernant
les fonds structurels adoptés par la
Commission, voici deux ans, celui sur le groupement
européen de coopération territoriale
(GECT) permettra de créer, en principe à partir
de 2007, des structures de coopération transfrontalière
transcendant les obstacles habituellement
générés par les frontières.
Il s’agit d’une structure opérationnelle qui pourrait
gérer directement les crédits européens.
L’Etat n’y apparaîtrait qu’en tant que régulateur
ou modérateur. Le GECT serait optionnel et ne
supplanterait donc pas les autres structures
expérimentées jusqu’ici par voie bilatérale.
Un outil qui s’adresse à toutes les coopérations territoriales
En outre, il serait accessible aux pays tiers, grâce à un régime spécifique à responsabilité limitée,
lorsque certain(s) membre(s) du groupement ne
peu(ven)t s’engager au même degré que les autres
et avec l’accord de ces derniers. Cette possibilité
vise notamment les espaces de coopération
situés aux frontières externes de l’Union.
Initialement conçu pour surmonter les difficultés
de gestion et de programmation des programmes
de coopération transfrontalière (volet
A des actuels programmes Interreg), le GECT a été étendu à l’ensemble des coopérations territoriales,
même sans lien avec les programmes
communautaires.
Le GECT devient ainsi un enjeu majeur qui
pourrait harmoniser à terme les structures de
coopération et les pérenniser au-delà de la
durée des programmes pour lesquels ils sont
initialement conçus.
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