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Dossier "Agriculture"
Sommaire du PLM 163
Agriculture et
pastoralisme de montagne
La commission
enfin installée |
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Pour sa première réunion, le 10 mai 2006, le groupe national « Montagne-pastoralisme » a passé en
revue divers aspects d’actualité propres au secteur pastoral et décidé de la mise en place d’un groupe de travail restreint sur le régime des associations
foncières et des groupements pastoraux.
L’article 126 de la loi du 23 février
2005 relative au développement
des territoires ruraux a étendu au
pastoralisme le champ du
groupe de travail préexistant au
sein du ministère de l’Agriculture
et jusqu’ici consacré à la
seule agriculture de montagne.
Le groupe s’est réuni pour la première
fois dans cette nouvelle
configuration le 10 mai 2006.
Cette réunion, très attendue par
les professionnels, notamment
ceux du secteur pastoral, a de fait
abordé plusieurs questions intéressant
l’avenir du pastoralisme.
Outre le rappel des orientations
stratégiques retenues au niveau
national en matière de développement
rural, et un point de présentation
sur la mise en chantier
du code de la montagne, cette
réunion fut avant tout l’occasion
de présenter officiellement le
rapport de Michel Dantin sur le
domaine pastoral (voir « PLM»
n° 158). Celui-ci préconise une
stratégie d’accompagnement
combinant à la fois prévention
contre le loup ou l’ours, et
Natura 2000, avec l’ambition de
rendre « vivables et viables » les
unités pastorales. Mais les socioprofessionnels,
tout en souscrivant
aux orientations générales
du rapport, ont souligné que
celui-ci n’indiquait malheureusement
aucune piste de financement
de ses propositions.
Les structures pastorales
mises à l’étude
Par ailleurs, ils se sont alarmés de
l’analyse de la Commission
européenne, retranscrite dans le
rapport, selon laquelle « les
espaces pastoraux seraient des
espaces sans avenir ». Pour sa
part, l’ANEM a rappelé sa solidarité
avec la désespérance des éleveurs et son action auprès du
Premier ministre pour qu’une
approche transversale des questions
de sécurité en montagne
soit engagée par le Conseil
national de la sécurité civile
(prévention des risques naturels,
risques liés aux prédateurs…).
Deux pistes de travail concernant
le statut des associations
foncières pastorales et celui des
groupements pastoraux ont
ensuite été dégagées, pour lesquelles
un groupe restreint a été
constitué. Celui-ci sera chargé
de mettre au point une méthode
pour aider ce type de structures à
adapter d’ici trois ans leurs statuts
aux termes du récent décret
du 3 mai 2006. |
RÉFÉRENCE
Une nouvelle
comptabilité des espaces
pastoraux |
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Des adaptations ont été apportées au système
des droits à paiement unique (DPU) afin de tenir compte des réalités
et des besoins spécifiques du pastoralisme.
La mise en place, à partir de la première
réforme de la politique agricole
commune (PAC) en 1992, de
références faisant l’objet de déclarations
préalables et donnant accès au
versement d’aides compensant la
baisse des prix de marché garantis,
avait fortement pénalisé les espaces
pastoraux.
En effet, ceux-ci n’étaient pas tous
totalement cartographiés dans les
cadastres et ont fait à l’époque l’objet
d’estimations de surface imprécises,
souvent trop fortes. De plus, ils
avaient été intégrés dans les références
de leurs propriétaires (les
rendant de ce fait non éligibles pour
les herbaciers qui en assuraient une
exploitation saisonnière). Enfin, ils étaient peu valorisés dans les références
en tant que terres peu productives
(« landes et parcours »).
Avec le passage récent à la PAC graphique,
de nombreuses références
d’estives ont été révisées à la baisse.
Ces différentes « anomalies » viennent
d’être corrigées en reconnaissant
les situations de droits acquis
antérieures au 11 mai 2006, en
ouvrant la possibilité aux surfaces
collectives de faire l’objet de DPU (à
l’instar des indemnités compensatoires
de handicap naturel - ICHN) au
profit de groupements pastoraux. |
| De nouvelles calamités reconnues en montagne |
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La Commission nationale des calamités agricoles, réunie le jeudi 15 juin 2006, a émis un avis favorable aux demandes de reconnaissance relatives aux dégâts
causés par les fortes pluies (Haute-Corse et Nord), les chutes de neige de janvier
2006 (Aude, Lot, Pyrénées-Orientales et Tarn), les chutes de neige de novembre
2005 (Orne), et les gelées de décembre 2005 (Haute-Corse et Var).
La commission a également examiné favorablement les demandes de reconnaissance
complémentaires au titre de la sécheresse 2005 dans les départements des
Hautes-Alpes, Aude, Cantal, Charente-Maritime et Loire. Ce sont ainsi 6,5 millions
d’euros supplémentaires qui ont été mis à la disposition des départements
concernés dès la fin juin… Mais ces fonds devraient concerner en grande partie
la sécheresse 2005. |
| Les crédits montagne pour
les bâtiments agricoles décollent |
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Selon une extraction faite le jour même de la
réunion d’installation du groupe agriculture et
pastoralisme de montagne, les crédits « bâtiments
d’élevage » bénéficiant à des exploitations
agricoles en montagne ont atteint, en
2005, 41,705 millions d’euros, soit 35 % de
l’enveloppe nationale, alors que les crédits
consommés sur l’ancienne ligne budgétaire« rénovation des bâtiments agricoles de montagne » ne représentaient que 9 millions
d’euros par an. On craignait que les crédits affectés à la modernisation des bâtiments
d’élevage en montagne soient concurrencés par la mise aux normes de bâtiments au
titre de la politique de maîtrise des pollutions d’origine agricole (PMPOA). Celle-ci comporte
en effet certaines priorités territoriales focalisées sur les zones d’élevage les plus
intensives. Le chiffre montre que ces craintes n’étaient pas fondées. |
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