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L’évaluation, à la demande de la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT), couvre la période 1996- 2004, au cours de laquelle 640 M € de PAT ont été attribués, permettant la création de 63 200 emplois.
S’attachant davantage au point de vue des entreprises qu’à celui des territoires, l’étude s’ouvre par une appréciation de l’impact socioéconomique de la prime à l’aménagement du territoire (PAT). Il en ressort que, globalement, cette prime a un effet déclencheur des autres aides publiques (européennes, nationales, régionales, départementales, et locales) ; on estime que 1 € de PAT attribué entraîne 4 € d’aides publiques supplémentaires.
S’agissant de l’emploi, l’incidence du dispositif est notable, dans la mesure où la très grande majorité des emplois programmés ont bel et bien été créés, cependant que plus de la moitié (56 %) de ces emplois créés ne l’auraient pas été sans la PAT. La mesure favorise par ailleurs le développement des entreprises, soit qu’elle contribue à l’émergence, en leur sein, d’activités nouvelles, soit qu’elle vienne au soutien d’activités existantes.
En ce sens, la subvention attribuée détermine le franchissement de paliers, conditionne parfois une ouverture à l’international de l’entreprise, et agit comme un accélérateur des investissements.
Un effet « aménagement du territoire » à nuancer
Du point de vue de l’aménagement du territoire, l’impact de la PAT est, semble-t-il, à nuancer. Si, dans un cas sur cinq, l’attribution de la prime décide de la localisation en France de l’investissement, le dispositif considéré ne semble pas avoir un réel effet d’orientation des investissements entre les territoires français.
L’étude rapportée formule, pour conclure, un certain nombre de recommandations, qui toutefois n’engagent pas la DIACT. On relèvera, en particulier, la proposition d’une déconcentration vers les agences régionales de développement (ARD), ou, à défaut, les secrétariats généraux pour les affaires régionales (SGAR). Ces instances pourraient gérer certains aspects du dispositif : instruction du dossier de l’entreprise candidate, mise en place du tour de table des financiers publics du projet, avis sur l’attribution ou non de la prime. Enfin, l’évaluation recommande la mise en place d’une démarche de simplification administrative et une meilleure prise en compte de la logique des entreprises. Concrètement, il est proposé une adaptation de la durée du programme aux réalités de l’entreprise, cependant que les modalités de versement de la subvention pourraient être différenciées compte tenu de la nature des projets aidés. Les projets à la trésorerie « sensible » recevraient alors 60 % de l’aide dès le bouclage du plan de financement.
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