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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 163
Relations Etat-collectivités territoriales
Le feuilleton d’une histoire mouvementée |
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L’État a décidé de renouveler le cadre de ses relations financières avec les collectivités territoriales en vue d’une meilleure concertation et transparence. Chacun fait entendre ses intérêts.
Après la création de la conférence
nationale des finances
publiques et du conseil d’orientation
des finances publiques
(COFIPU), l’Etat a suggéré deux
nouvelles règles : les dépenses
des collectivités locales doivent évoluer sur un même rythme
que celles de l’État ; le taux de
croissance du PIB n’intervient
plus dans celui de l’évolution
des concours financiers de
l’Etat.
Les élus, toutes tendances
confondues, ont manifesté leur
désapprobation au comité des
finances locales du 30 mai dernier.
Ils refusent que leurs choix
de gestion soient bridés par l’Etat
et, même si certains sont favorables à une participation des collectivités
au redressement des
finances publiques, ils exigent le
maintien de l’indexation actuelle
du contrat de croissance et de
solidarité (CCS) en 2007.
Le 7 juin dernier, les présidents
des trois grandes associations
d’élus ont transmis leur position
commune au Premier ministre,
en exprimant de « très vives
réserves » quant aux propositions
du gouvernement : opposition à la fixation d’une « norme
indicative de régulation des
dépenses locales fixée au plan
national » au motif d’attenter à
leur liberté d’administrer leur territoire,
et attachement à la prise
en compte de la croissance
nationale pour l’indexation du
CCS. Le gouvernement a décidé
de reporter le COFIPU au
20 juin.
Le contrat de croissance
et solidarité reconduit en 2007
A l’occasion du débat d’orientation
budgétaire, le 13 juin, il a
présenté la ventilation des crédits
du projet de loi de finances
pour 2007, mais n’a rien précisé
sur l’évolution des concours de
l’Etat aux collectivités locales.
Pourtant, lors du COFIPU du
20 juin, le gouvernement a rappelé
son souhait de placer ces
travaux et les choix qui en
découlent sous le signe de la
concertation, et envoyé un signal
en ce sens aux élus : en 2007, le
CCS devrait être reconduit et
aucune norme indicative de
régulation des dépenses locales
ne sera fixée par l’Etat.
Le comité des finances locales
du 5 juillet a entériné la régularisation
négative de la DGF pour 2005. Les collectivités locales
ont bénéficié d’un trop-perçu de
17,925 millions d’euros en
2005, la croissance n’ayant pas été à la hauteur des prévisions
initiales. (+2,85 % au lieu de
+3,05 %). Cette régularisation
négative doit être imputée sur la
DGF de 2007. Sauf à ce que
cette règle de la régularisation
soit supprimée, dès cette année,
comme l’a suggéré le président
du CFL, Gilles Carrez. |
| Zones de revitalisation rurale |
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Une privation d’exonérations sociales
pour les collectivités territoriales
Les mesures en
faveur des zones de revitalisation rurale (ZRR) consistent, pour l’essentiel, en des exonérations fiscales et sociales.
Les collectivités locales ne paraissent pas devoir en bénéficier, à l’instar des entreprises ou des organismes
sans but lucratif.
Les collectivités territoriales ont pu légitimement
s’interroger sur leur faculté à bénéficier, en qualité
d’employeur, dans le cadre du dispositif ZRR, issu
de la loi du 23 février 2005 relative au développement
des territoires ruraux, communément appelée
« loi DTR », des exonérations de cotisations
sociales prévues aux articles L. 242-1 du code de
sécurité sociale et L. 741-10 du code rural.
En l’occurrence, selon la loi DTR, seules les associations
reconnues d’utilité publique, les fondations
d’entreprises, ou encore les organismes
d’intérêt général peuvent bénéficier, sans limitation
de durée, d’une exonération de cotisations
patronales de sécurité sociale. L’exonération
porte sur les cotisations à la charge de l’employeur
au titre des assurances sociales (maladie,
maternité, invalidité, décès et vieillesse), des allocations
familiales et des accidents du travail. Elle
est applicable à la rémunération versée mensuellement,
n’excédant pas le produit du salaire minimum
de croissance, majoré de 50 %, par le nombre
d’heures rémunérées.
On rappellera que le dispositif en cause a pour
objet d’encourager le maintien et le développement
des services à la personne ; en ce sens, il
vient en soutien à l’économie solidaire.
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Une SOLUTION MINIMALE
pour la dotation globale des départements ruraux |
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Lors du comité des finances locales du
5 juillet a été présenté le rapport d’étape
du groupe de travail relatif à la dotation de
fonctionnement minimale (DFM), pour
aménager les modalités de sa répartition.
L’administration a tout d’abord simulé l’introduction
d’une garantie de progression
minimale de la DFM pour 2007 et 2008 (car
au-delà, elle ne semble plus pertinente à l’administration), égale au taux moyen
d’évolution de la DGF, améliorant mécaniquement
la progression moyenne de la
dotation des vingt-quatre départements
anciennement éligibles (+ 6,28% en
moyenne en 2007, au lieu de + 4,51). Ainsi,
les attributions individuelles seraient comprises
entre + 5,25% et + 9,17 %. Rappelons
que les quarante autres départements
bénéficiaires de la DFM devraient voir leurs
dotations de péréquation progresser de
27,22% en moyenne en 2007. Les résultats
de cette première hypothèse paraissent
avoir emporté l’approbation du groupe, ou
tout du moins de l’administration.
Le groupe de travail a également étudié
l’introduction d’une « part densité de population » au sein de la dotation forfaitaire,
estimant qu’une évolution différenciée de
la dotation de base et du complément de
garantie serait opportune. Ainsi, la part
densité s’appliquerait à tous les départements,
y compris les urbains. Mais il est dit,
dans le rapport, que cette piste n’a pas
débouché sur un scénario satisfaisant. Il
faudra donc attendre la suite des travaux
de ce groupe.
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