|
Sommaire du PLM 163
MARCHÉS PUBLICS
Le décret sur la réforme
pourrait sortir à l’automne |
|
 |
Le code des marchés
publics (2006) a un objectif modeste : intégrer en droit français deux directives communautaires du 31 mars 2004
relatives à la commande publique, dont la transposition devait intervenir avant le 31 janvier 2006.
Compte tenu de l’état d’avancement
de la préparation du code
considéré, entreprise sur la base
de l’avant-projet n° 2, mis en
ligne en décembre 2005 sur le
site du ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie, on
se bornera à présenter les principales
innovations qui, à l’évidence,
devraient se retrouver
dans le texte définitif.
Il convient de relever, en premier
lieu, l’introduction des
accords cadres. Il s’agit de
contrats, conclus entre l’État ou
les collectivités territoriales,
d’une part, et des opérateurs
publics ou privés, d’autre part,
ayant pour objet d’établir les termes
devant régir les marchés à
passer au cours d’une période
donnée. L’accord cadre pourrait
notamment préciser le prix du
marché et, le cas échéant, les
quantités envisagées (s’agissant,
par exemple, des marchés de
fournitures).
Il est prévu, en deuxième lieu, de
supprimer la notion de « personne
responsable du marché »,
dont les collectivités territoriales
connaissent l’inutilité. Déjà, la
notion ne jouait aucun rôle dans
les procédures adaptées (celles
qui permettent, à certaines
conditions et dans des circonstances
précises, l’inapplication
des règles de la concurrence).
Surtout, elle créait une confusion
quant à la répartition des compétences
entre l’autorité exécutive
et l’organe délibérant de la
collectivité, s’agissant de la procédure d’achat.
Une réforme qui intègre la logique
du développement durable
Enfin, la réforme du droit des
marchés publics intègre la
logique du développement durable.
Précisément, il est prévu que « lorsque les performances ou
les exigences fonctionnelles (…)
comportent des caractéristiques
environnementales, celles-ci
peuvent être définies par référence à un écolabel ».
En d’autres termes, le pouvoir
adjudicateur (État, collectivité
territoriale) sera en situation
d’apprécier de la qualité et de la
recevabilité des candidatures au
regard de cet écolabel, qui
pourrait intégrer des considérations
telles que la préférence
donnée aux modes de transports
alternatifs, les économies d’énergie
(isolation, consommation
régulée), ou encore le recours à
des produits moins dangereux. |
Biblio
Jurisprudence
montagne |
|
 |
Sous le titre « La Loi montagne éclairée par
sa jurisprudence », Eric Lamy, conseiller au
tribunal administratif de Nantes, Jérôme
Lefort, avocat au barreau de Toulon, et
Alexandre Zago, avocat au barreau de
Draguignan, dressent en l’espace de 140
pages un tableau actualisé de la loi initiale
de 1985 et des diverses évolutions qu’elle a pu
connaître depuis.
L’ouvrage s’attache dans un premier temps a présenter
les cadres généraux de la loi montagne
champ d’application, principes directeurs, institutions
spécifiques, positionnement dans la hiérarchie
des normes. Il procède ensuite à une analyse
de la loi en tant qu’outil de protection
de l’espace montagnard
(préservation des caractéristiques
montagnardes, lutte contre l’urbanisme
diffus, protections particulières),
puis comme outil de
développement maîtrisé (aménagement
touristique, activité
sports d’hiver, valorisation des
ressources montagnardes).
Tout au long de cette trame, la jurisprudence est
convoquée et remise en perspective pour éclairer
le propos et mettre en exergue les décisions les
plus marquantes parce que construites sur les
interprétations qui font toujours autorité.
« La Loi montagne éclairée par sa jurisprudence », 140 pages, 59 €, Territorial éditions. |
Conseil national de la montagne
Le nouveau conseil
enfin désigné |
|
 |
Les menbres du CNM a été nommés
par un décret du 12 avril 2005 qui tient compte des derniers aménagements
apportés à sa composition.
La composition du conseil
national de la montagne (CNM),
instance présidée par le Premier
ministre, rassemblant représentants
des élus, des corps consulaires,
des socioprofessionnels et
des syndicats, a fait récemment
l’objet de deux modifications par
le décret du 14 décembre 2005.
Celui-ci remplace, d’une part, le
représentant du Conseil interfédéral
du bois par un représentant
des associations nationales de la
filière bois (Jean-Claude Monin,
vice-président de la Fédération
des communes forestière, est
nommé à ce titre) et, d’autre part,
porte la représentation des parlementaires
de quatre à cinq représentants
pour chacune des
assemblées. Une première réunion
prochainement?
Pour l’Assemblée nationale, les
cinq députés désignés sont Jean-Marie Binetruy (Doubs), Michel
Bouvard (Savoie), François Brottes
(Isère) et actuel président de
l’ANEM, Jean Lassalle (Pyrénées-
Atlantiques) et Daniel Spagnou
(Alpes-de-Haute-Provence).
Du côté du Sénat, ont été désignés
les sénateurs Michèle André (Puyde-
Dôme), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), François Fortassin
(Hautes-Pyrénées), Pierre Hérisson
(Haute-Savoie), et Jean-Pierre
Vial (Savoie). Les élus de la montagne
y disposent encore plus ou
moins directement d’autres
sièges, à travers la représentation
des associations nationales d’élus
(notamment Martial Saddier pour
le compte de l’ANEM), et celle
des comités de massif.
Le Premier ministre ne devrait en
principe plus tarder à réunir les
57 membres ainsi désignés par
le décret du 12 avril 2006, afin
de procéder à l’installation de ce
nouveau CNM.
|
| Plan ours :
création d’une mission
parlementaire |
|
 |
La commission des finances de
l’Assemblée nationale a décidé de s’intéresser à l’ours. Elle a en effet nommé, le
6 juin 2006, Augustin Bonrepaux, député
de l’Ariège et ancien président de
l’ANEM, en tant que rapporteur sur « le
coût administratif de la réintroduction de
l’ours dans les Pyrénées ». |
| Bavière :
un ours égaré abattu |
|
 |
L’ours italien Bruno qui était venu s’égarer
malencontreusement dans les Alpes
bavaroises, considéré comme dangereux à la suite des prédations qu’il avait commises
en l’espace de quelques semaines,
a été abattu le 26 juin par des chasseurs.
La battue conduite par les autorités
publiques durant deux semaines s’étant
révélée infructueuse.
Par rapport au contexte français, on ne
peut que s’étonner de la différence de
traitement de la part d’un pays signataire
de la convention de Berne, du retour spontané
d’un spécimen de la grande faune
sauvage, sans que cela ne semble avoir ému les autorités fédérales du pays ou
celles de l’Union européenne, en principe
intéressées à la préservation de l’ours en
tant qu’espèce d’intérêt communautaire
dans le cadre de la directive habitats…
|
Congrès :
Retour à Megève
de la gestion intégrée
des bassins versants |
|
 |
Après une première édition, en septembre
2002, c’est du 20 au 23 septembre
2006 que se tiendra à Megève le second
congrès international sur le thème de l’eau
en montagne et de la gestion intégrée des
bassins versants. Ces quatre journées
seront l’occasion de présenter et de comparer
pratiques innovantes et modes de
gestion spécifiques de la ressource en eau
en territoires de montagne de par le
monde, en vue d’identifier les meilleurs
moyens d’instituer une réelle et légitime
solidarité de l’aval vers l’amont.
Cette année, la directive cadre sur l’eau,
en cours de transposition en France avec
la loi sur l’eau actuellement débattue au
Parlement, devrait être au centre des
débats de cette deuxième édition. C’est
en effet la première fois qu’autant de
pays contigus (les 25 Etats membres de
l’Union européenne auxquels s’ajoutent
les quatre pays actuellement candidats :
Bulgarie, Roumanie, Croatie, Turquie)
s’engagent à mettre en place un dispositif
aussi ambitieux et complet avec l’objectif
d’atteindre un bon état écologique
des eaux à l’horizon 2015.
Renseignements :
water-colloquium2006@megeve.com -
Tél. : Office international de l’eau,
01 44 90 88 60. |
|
 |
|