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Un soleil chaleureux éclairait Toulouse le jour où les élus du massif des Pyrénées
se sont réunis, à l’invitation de l’ANEM, pour parler de leur avenir avec les représentants
de l’Etat, tous ensemble œuvrant en faveur du développement du massif.
Paul Laville, commissaire de massif,
a présenté le bilan de la
convention interrégionale de massif
(CIM) 2000-2006, dont le taux
de réalisation avoisine les 56 % fin
2005. Si, jusqu’ici, 40 millions
d’euros étaient mobilisés dans la
CIM et par ailleurs, chaque CPER
contrat de plan Etat-région)
contenait un volet montagne, les élus s’interrogeaient quant à l’augmentation
conséquente des crédits
de la future CIM, notamment
via le FEDER (fonds européen de
développement économique et
régional) – dont le CIACT (comité
interministériel d’aménagement et
de compétitivité des territoires) a
réservé 100 millions en faveur des
massifs.
Car, dans le cas où l’ensemble
des crédits consacrés à la montagne
devait être concentré dans les
CIM, alors l’évolution de l’enveloppe
présentée par l’Etat est à
relativiser, celle de la CIM devant
contenir les crédits correspondants à ceux des anciens volets
montagne des CPER.
Autre outil essentiel à l’idée de
massif : le schéma interrégional
d’aménagement et de développement
de massif (SIADM) qui définit
les enjeux et stratégies spécifiques
au massif des Pyrénées, à
l’horizon 2015-2020.
L’ours toujours au centre
des préoccupations
Face aux évolutions externes
(réchauffement climatique, raréfaction
des aides publiques,
tournant énergétique), le SIADM
des Pyrénées a été structuré
autour de quatre axes. Ils correspondent
chacun à une échelle territoriale différente
(communautaire, nationale,
interrégionale et régionale,
locale) et portent sur trois fonctions
: développement local
durable, partage équitable des
ressources et valeurs ajoutées
induites, réciprocité dans les rapports
entre le massif et les autres
territoires. Autre spécificité pyrénéenne
: l’introduction de plantigrades
dans le massif. Des élus
sont intervenus pour faire part de
leur détresse quand l’ours apparaît
non loin de la mairie ou de
l’école, leur désarroi de recevoir
des lettres de touristes fidèles qui
ont décidé de changer de massif
pour évoluer dans une montagne
accueillante.
La réunion s’est terminée par le
vote d’une motion par laquelle
les élus du massif réaffirment
leur désaccord face à la décision
de réintroduire l’ours, voulue
et favorisée par des institutions
et associations participatives
et non représentatives des
intérêts pyrénéens.
Le texte intégral de la motion
adoptée est consultable ici. |