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Vie de l'ANEM
Réunion de massif : le Massif Central |
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Sommaire du PLM 163
René Souchon : « La convention interrégionale
de massif
pourrait peser 150 millions d’euros » |
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René Souchon, président du conseil
régional d’Auvergne, coprésident
du comité de massif du Massif central,
est allé défendre à Bruxelles le
principe de programmes opérationnels
au niveau des massifs.
PLM : Où en est le Massif central
de la préparation de la
convention de massif ?
René Souchon : A l’issue de
longs mois de travail avec les
membres du comité de massif et
ceux de la commission permanente,
le schéma de massif
adopté par le comité de massif le
30 juin 2006 a reçu l’approbation
des vingt-deux conseils généraux
et des six conseils régionaux du massif. Maintenant que la stratégie
qu’il contient est arrêtée, il
faut concevoir des programmes
opérationnels. Les groupes de travail
qui ont contribué à la préparation
du schéma ont su anticiper
et certaines mesures sont déjà
clairement formulées.
PLM : Sans financements européens,
pas de conventions de
massifs ?
RS : Peut-être pas, mais c’est en
effet essentiel. Le 17 janvier, j’ai
plaidé à l’Association des régions
de France (ARF) et obtenu son
accord de principe pour qu’on
puisse prélever au titre de la solidarité
envers les territoires de
montagne une enveloppe spécifique
sur les fonds européens. Le
gouvernement français a relayé
cette proposition auprès de la
Commission de Bruxelles en
déclarant son intention de réserver
100 millions d’euros du Fonds
européen de développement
régional (FEDER), pour les massifs.
J’en ai parlé à Danuta Hübner,
commissaire en charge de la politique
régionale, qui s’est déclarée
favorable… si les présidents de
région en étaient d’accord. Ce
que l’ARF lui a confirmé lors
d’une seconde visite à laquelle
assistait le président de la
Commission, Manuel Barroso.
Mais ce ne sont pour l’instant que
des assurances verbales. A nous de
faire en sorte que ces engagements
se traduisent dans la
réalité.
PLM : De quel montant la
convention du Massif central
pourrait-elle être dotée ?
RS : Au prorata de sa superficie au
sein de la montagne française, le
Massif central pourrait prétendre à 50 % de cette enveloppe,
soit avec la part
de l’Etat et celle
des régions, un
total de 150 millions
d’euros.
PLM : Comment seront répartis
les crédits entre les régions ?
RS : Au moyen de l’«Entente
interrégionale» en cours de création.
Cette structure fera fonction
d’autorité de gestion, et sera destinataire
des crédits de Bruxelles
et de ceux accordés par l’Etat et
les régions au titre de la convention
interrégionale.
Nous travaillons à la création de
cette Entente pour qu’elle soit
opérationnelle courant 2007.
D’ici là, la commission permanente
du Massif central aura déjà
initié une méthode de gouvernance,
qui associe étroitement
l’ensemble des régions concernées à l’instruction des dossiers et
aux décisions, ce qui devrait nous
permettre d’être dans les temps
pour la mise en œuvre des programmes
opérationnels.
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L’agriculture et le développement rural
toujours au centre des préoccupations |
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Si les élus du massif ont su montrer leur mobilisation et leur détermination, les
débats n’en ont pas moins fait ressortir une vive préoccupation quant aux perspectives
que réservera l’Union européenne aux agriculteurs de montagne, et
plus généralement à la politique de développement rural. Comme dans les
Vosges, les élus du massif ont adopté une motion qui rappelle, d’une part, leur
attachement non seulement à l’indemnité compensatoire de handicap naturel
(ICHN), mais également à la reconduction des primes herbagères agro-environnementales
(PHAE) lors de la reconduction des contrats d’agriculture durable
(CAD) et, d’autre part, la nécessité de doter la politique de développement rural
de moyens suffisants pour qu’elle puisse également s’adresser à d’autres
acteurs ruraux que les agriculteurs.
Le texte intégral de la motion adoptée est consultable ici.
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Terminaisons de la couverture
territoriale
en nouvelles technologies |
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Selon Olivier Bertrand, maire de Saint-Silvain-Bellegarde, dans la Creuse, les technologies
de l’information et de la communication, qu’il s’agisse de téléphonie
mobile ou de haut débit, restent une priorité fondamentale au niveau du massif
pour la période de programmation 2007-2013. En matière de grandes infrastructures,
l’essentiel étant déjà en place ou en passe de l’être, il s’agira surtout de
construire les terminaisons nécessaires au raccordement des entreprises et des
particuliers sur les territoires restant à couvrir, notamment en montagne, grâce à
la technologie WiMAX. Par contre, l’enjeu essentiel n’est plus aujourd’hui dans la
péréquation, mais dans l’animation de ces réseaux, et pour obtenir que les collectivités
locales, en tant qu’opérateurs d’opérateurs, s’y intéressent et puissent y
proposer les mêmes services que sur le reste du territoire.
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