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Une centaine d’élus et autres acteurs du Massif central avaient répondu à l’appel
de l’ANEM, le 15 juin, à Lempdes, pour faire le point sur la mise en place du schéma
interrégional de massif et la négociation à venir de la convention interrégionale de
massif 2007-2013.
Grâce au dynamisme et à la
mobilisation exceptionnelle de
ses acteurs, le Massif central a toujours été à la pointe de l’expérimentation
en matière d’interterritorialité.
Cette primauté est d’autant
plus remarquable qu’il est le
plus complexe des massifs sur ce
plan, avec six régions et vingt-deux
départements, depuis que le
Morvan (une région et quatre
départements) y a été rattaché.
Néanmoins, le gigantisme de
cet espace territorial ne semble
pas être un frein à la capacité du
comité de massif à établir une
stratégie collective qui fédère les énergies, et à alimenter, par des
propositions très concrètes, le
contenu de la future convention
interrégionale de massif (CIM)
décliné à partir du schéma interrégional.
Ainsi, le projet de schéma interrégional
de développement du
Massif central, dont l’horizon est à vingt-cinq ou trente ans, a été
le premier achevé. En effet, il aété présenté à la commission
permanente du comité de massif
le 9 décembre 2005. Son examen,
par l’ensemble des conseils
régionaux et généraux du massif,
s’est achevé avant la fin du premier
semestre, et il est revenu
devant le comité de massif en
réunion plénière le 30 juin.
Les orientations contenues dans
le schéma contribuent d’autant
mieux à la préparation de la
convention interrégionale de
massif que leur niveau de précision
est assez proche de celui
des programmes opérationnels.
L’ordre du jour de la réunion a permis d’évoquer plus en détail
quatre aspects thématiques
majeurs, qui selon toute probabilité,
figureront dans la future CIM
qui engage la période 2007-2013.
La politique d’accueil semble
devoir s’imposer comme la première
d’entre elles dans la
mesure où le déficit démographique
reste encore aujourd’hui
la cause principale de fragilité
du massif.
De la filière bois
aux nouvelles technologies
Les nouvelles technologies de
l’information et de la communication
(TIC) figurent aussitôt
après dans l’ordre des priorités,
car la couverture territoriale intégrale,
tant en matière de téléphonie
mobile que de haut débit
reste à parfaire, notamment en
terminaison de réseaux.
La filière bois devrait également
tenir une place de choix dans la
CIM, car les bois parvenus à
maturité dans la période précédente
de programmation, en
grande partie, n’ont toujours pas été exploités, et de multiples perspectives
s’offrent à ce secteur.
Ainsi, un projet de plate-forme
de commercialisation de bois
dédiée aux feuillus, qui associe
les mobilisateurs privés et
publics et des acheteurs au sein
du massif, pourrait constituer un élément déterminant pour la
réimplantation locale d’unités de
valorisation des feuillus.
L’incitation à l’utilisation du bois
dans la construction (pour les
bâtiments d’élevage notamment),
de même que le développement
systématique de chaufferies
bois, constitueraient deux
débouchés porteurs.
Enfin, une action en faveur de la
qualité des produits agricoles
pourrait prendre la forme de la
création d’une marque « Massif
central », adossée à une charte
spécifique. La réunion a par
ailleurs confirmé avec force la
place centrale de l’agriculture et
du développement rural avec
l’adoption d’une motion sur le
sujet. |