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Dossier "Environnement"
Sommaire du PLM 162
Plan ours
Le Conseil d’État n’a pas interrompu
les réintroductions |
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Saisi en référé, le Conseil d’Etat n’a pas suspendu, le 9 mai 2006, la mise en œuvre
du plan de réintroduction d’ours dans les Pyrénées. Cela ne préjuge en rien de la légalité au fond de la décision ministérielle en cause, sur laquelle la
Haute juridiction devra se prononcer par la suite.
Les requérants à l’origine du référé introduit
contre la décision de la ministre de
l’Écologie, le 13 mars 2006, de réintroduire
cinq ours slovènes dans les Pyrénées, sont
près d’une trentaine. On trouve parmi eux
des syndicats agricoles généralistes (jeunes
agriculteurs, exploitants agricoles) ou des
fédérations spécifiques à l’élevage ovin,
des commissions syndicales, cinq communes
(quatre des Hautes-Pyrénées et une des
Pyrénées-Atlantiques), ainsi que le Conseil
général de l’Ariège.
Pour obtenir la suspension de la décision
ministérielle de réintroduction, il était
indispensable de faire valoir une situation
d’urgence d’une part, et une présomption
sérieuse sur l’illégalité de l’acte attaqué. Or le
Conseil d’Etat n’a retenu ni l’une ni l’autre.
En effet, la Haute juridiction a considéré
que l’objet de la décision était bien la sauvegarde
d’une espèce protégée en vertu
de textes nationaux et internationaux,
notamment la directive
Habitats et la convention
de Berne.
L’ordonnance ne préjuge en
rien de la légalité du plan
Elle fait ainsi valoir le cadre
juridique légal mis en application.
Elle relève ensuite
l’existence de « concertations
conduites avec les élus et des populations depuis
février 2005 » et de
mesures prises pour prévenir
les conséquences
dommageables pouvant résulter du maintien de la population
ursine ».
Ces deux constats supplémentaires finissent
de rendre irrecevables à ses yeux les arguments
des requérants qui cherchaient à faire
reconnaître la violation des objectifs de la
directive Habitats, et l’insuffisance tant des
concertations que des mesures d’accompagnement.
Cette ordonnance du juge des référés ne préjuge
toutefois en rien de la décision qui interviendra
au terme de l’instruction complète de
la requête. Le simple examen des circonstances
juridiques de l’activation du plan ours n’a
simplement pas révélé de caractère d’urgence
qui aurait pu justifier sa suspension.
On peut néanmoins rester circonspect sur
les effets que pourrait avoir une décision
finale d’annulation qui imposerait une
reprise des concertations, en reconnaissantà ces dernières la capacité d’aboutir au
renoncement aux réintroductions. |
| Le MESSAGE
CLAIR des montagnards |
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Les opposants à l’ours ont
démontré, par leur manifestation
de Bagnères-de-
Bigorre, le samedi 13 mai,
qu’ils étaient aux antipodes
de la caricature qu’on
leur prête, d’une minorité
agissante postée sur des
positions à courte vue. Le
nombre de 5 000 participants,
exceptionnel pour
une manifestation dans
une commune qui ne
compte que 8 000 habitants,
traduit une mobilisation
de forte envergure…,
surtout par temps
de pluie !
A titre indicatif, la manifestation
pour les services
publics de Guéret – 15 000
habitants – en novembre
2004, n’en avait mobilisé
que 3 000… Le déroulement
pacifique de la
manifestation a par ailleurs
révélé que les organisations
agricoles et les élus avaient su fédérer les énergies au service d’un
message fort qui ne soit
plus dénaturé par des
actions violentes.
L’impact de ce rassemblement
a même contribué à
amener Rolland Castells,
maire de Bagnères-de-
Bigorre, commune volontaire
pour accueillir les
ours (le second lâcher y a été effectué le 28 avril), à
se prononcer en faveur
d’un moratoire sur le plan
de réintroduction, une fois
lâché le troisième ours
dans le Luchonnais.
En tout état de cause, la
manifestation du 13 mai
pourrait bien marquer un
tournant de la politique
de l’ours, en ayant fait la
preuve que la consultation
n’avait pas fonctionné, et
qu’une expression légitime
et forte restait toujours
sans écoute adaptée.
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| Incitation fiscale
à la «construction verte » |
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Près de 30 % des consommations
d’énergie finale en France
concernent les bâtiments d’habitation,
dont les deux tiers, consacrés
au chauffage, sont responsables
de la majorité des émissions
de CO2.
Le bâtiment consommant davantage
d’énergie qu’il y a trente
ans, la relance de la construction
de logement est vue comme une
occasion historique pour encourager les constructions HQE
(Haute qualité environnementale)
permettant des gains d’énergie
substantiels.
Un amendement sénatorial prévoit
ainsi l’exonération de taxe
foncière pendant trente ans si les
constructions sont respectueuses
des normes environnementales
exigeantes, et en particulier de
très hautes performances énergétiques.
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