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La loi de finances pour 2006 augmente le seuil d’éligibilité de 1 à 1,25 fois le
potentiel fiscal des communes de moins de 1 000 habitants. Par ailleurs, la dotation unitaire progresse de près de 3 %. Elle contribue au renforcement
de la démocratie locale.
Prévue à l’article L. 2335-1 du
code général des collectivités
territoriales (CGCT), instituée au
bénéfice des petites communes
rurales, et destinée, selon la
Direction générale des collectivités
locales (DGCL), à soutenir
en leur sein « les plus défavorisées »(1), la dotation particulière « élu local » a pour objet de
compenser les dépenses obligatoires
entraînées par les dispositions
législatives relatives aux
autorisations d’absence, aux frais
de formation des élus locaux et à
la revalorisation des indemnités
des maires et des adjoints.
Prélevée sur les recettes de l’État,
elle s’élève, en 2006, à
60 544 000 €.
L’éligibilité à cette dotation des
communes rurales de métropole – en l’occurrence, celles dont la
population DGF est inférieure à
1 000 habitants – a été reconsidérée
par la loi de finances pour
2006 dans le sens de son élargissement.
Sans doute peut-on voir
dans ce dispositif un moyen de
corriger les effets pervers du critère
du potentiel financier, substitué
comme on le sait à celui
du potentiel fiscal. Jusqu’en
2005, en effet, le seuil d’éligibilité
était de une fois le potentiel
financier moyen des communes
de moins de 1 000 habitants.
Désormais, aux termes de l’article
39 de la loi de finances pour
2006, il est porté à 1,25 fois le
potentiel financier moyen par
habitant des communes de
moins de 1 000 habitants, soit
environ 650,50 € en 2006.
En conséquence, 23 620 communes
bénéficieront en 2006 de
cette dotation (elles étaient
21 453 en 2004) : 4 133 communes
sont nouvellement éligibles
cependant que 47 perdent leur éligibilité (contre 1 820 en 2005).
Les exclus de 2005
rattrapés en 2006
Précisément, la dotation unitaire
annuelle, identique pour l’ensemble
des communes éligibles – rappelons que celle-là est égale au rapport entre le montant
de la dotation ouverte en loi
de finances et le nombre de
communes bénéficiaires pour
l’année considérée –, s’élève en
2006 à 2 552 €, soit une progression
de + 2,94 % par rapportà 2005.
Par ailleurs, afin que la dotation« élu local » 2006 ne diminue
pas par rapport à 2005, il a été
prévu (article 39, précité) un
abondement de la masse à
répartir de 10,5 M €, prélevé sur
la deuxième part de la dotation
de solidarité rurale (DSR). En
outre, les communes qui ont
perdu le bénéfice de cette dotation
en 2005 perçoivent une
garantie dont le montant s’élève à 2 288 euros, soit 100 % de la
dotation versée en 2004. Celles
qui avaient perdu le bénéfice de
la dotation « élu local » en 2005,
et qui sont redevenues éligibles à
celle-ci en 2006, se voient attribuer
une dotation d’un montant égal à 4 840 €, à raison de
2 552 € (dotation 2006) et
2 288 € (garantie 2005).
(1) DGCL, Les collectivités locales en chiffres, « Les Concours financiers de
l’État aux collectivités locales en 2005
et 2006 », janvier 2006, p. 100.
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