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Les élus de montagne du massif vosgien se sont réunis à Strasbourg le 13 avril, dans les locaux du Parlement européen. Tout en constatant l’émergence d’une dynamique renouvelée grâce, notamment, à la mobilisation suscitée par la préparation du schéma de massif, ils ont rappelé le rôle capital de l’agriculture dans l’économie et se sont à ce titre fortement inquiétés du devenir des aides agricoles.
La portée symbolique du lieu choisi pour cette première réunion de massif n’avait rien de fortuit, comme l’ont rappelé les exposés et les échanges qui s’y sont tenus. Beaucoup ont en effet insisté sur le rôle déterminant que jouera le cadre réglementaire européen sur les documents de programmation pour la période 2007-2013, tant en ce qui concerne leur contenu que leur portée financière.
Le bilan de la convention interrégionale de massif des Vosges se révèle assez limité en raison d’une signature très tardive du document en 2003, et de l’incapacité à en mobiliser efficacement les crédits, tout particulièrement dans le domaine forestier, faute de trouver des acteurs éligibles qui soient des têtes de réseau d’envergure interrégionale.
De ce fait, elle a représenté des masses financières modestes, avec une consommation en moyenne et par an de 150 000 € issus du fonds national pour le développement et l’aménagement du territoire, auxquels il faut toutefois ajouter les mesures montagne du volet territorial du contrat de plan Etatrégion alsacien.
Une réflexion très ouverte sur le schéma de massif
En dépit de l’échec encore récent de l’expérimentation de l’agence du massif vosgien, la dynamique nouvelle générée par l’élaboration du schéma de massif a su renouveler la mobilisation des acteurs montagnards vosgiens sur de nouvelles bases.
Résultat d’une réflexion très ouverte engagée par la commission permanente du comité de massif, spécialement élargie pour l’occasion, le schéma reflète une stratégie complète qui s’articule autour de trois axes thématiques : le soutien à l’emploi et au développement local, le renforcement de l’attractivité du massif au travers de dispositifs d’accueil adaptés, et l’amélioration des coopérations et modes de gouvernance au niveau du massif.
Ce cadre, tout juste approuvé par la commission permanente, le 16 mars, ne demande plus qu’à être décliné en programmes opérationnels en vue d’alimenter la future convention de massif. |