|
|
|
|
Sommaire du PLM 161
RAPPORT MONTAGNE DU SÉNAT
Les sénateurs font le point
sur leurs 98 propositions |
|
 |
Lors de sa réunion du 4 avril 2006, le groupe
montagne du Sénat a dressé un bilan des derniers apports législatifs à la politique de la montagne, au regard des
98 propositions qu’avait en son temps formulées le rapport de la mission sénatoriale sur la montagne.
Le bilan qui a pu être dressé des
98 propositions sénatoriales
pour la montagne est globalement
honorable. En effet, le rapport
de la mission montagne
peut revendiquer la filiation plus
ou moins directe de très nombreuses
avancées enregistrées
ces dernières années en faveur
de la montagne.
On peut les trouver dans des textes
aussi divers que la loi urbanisme
et habitat du 2 juillet
2003, de la loi de finances pour
2005, de la loi relative au développement
des territoires ruraux
du 23 février 2005, de la loi
d’orientation agricole du 5 janvier
2006, de la loi du 14 avril
2006 relative aux parcs nationaux,
aux parcs naturels marins
et aux parcs naturels régionaux,
ou encore de la loi, du même
jour, portant diverses dispositions
relatives au tourisme.
Des préoccupations
persistantes
Malgré l’importance de ces multiples
acquis législatifs, les sénateurs
du groupe montagne ont
relevé la persistance de préoccupations
importantes pour l’avenir
de la montagne qui, pour la plupart,
relèvent du domaine réglementaire.
C’est le cas avec le
vide juridique né de l’absence du
nouveau décret sur les unités
touristiques nouvelles, les incertitudes
qui pèsent sur l’évolution
de la prime à l’herbe, ou encore
la fragilisation budgétaire croissante
du service de restauration
des terrains en montagne.
Le groupe montagne du Sénat a
décidé d’adresser aux ministres
compétents des courriers attirant
leur attention sur ces différentes
questions, avec une priorité
toute particulière pour ce qui
concerne le rapport d’évaluation
complet sur l’application de la
réforme de la DGF prévu par la
loi de finances pour 2005. |
| Délocalisations : Jean Lassalle obtient satisfaction |
|
 |
Le député des Pyrénées-Atlantiques, Jean
Lassalle, a soutenu durant trente-neuf jours, du 7 mars au 14 avril 2006, une grève de la faim pour
protester contre la délocalisation de la dernière usine de la vallée d’Aspe.
Les élus de la montagne (le président de
l’ANEM, François Brottes, l’ensemble des
anciens présidents de l’Association, les parlementaires
pyrénéens du comité directeur
et le délégué général) s’étaient émus de ce
choix et l’avaient assuré de leur fraternelle
solidarité en tant que montagnards.
Membre de longue date du comité directeur
de l’ANEM, Jean Lassalle est bien
connu des élus de la montagne pour ses
qualités humaines et pour la profonde sincérité
de ses engagements, et c’est à ce titre
qu’ils avaient tout d’abord tenu à lui exprimer
leur sympathie et leur solidarité. Mais
ils espéraient également que son action ne
reste pas sans lendemain et qu’une sortie
digne soit trouvée à l’affaire, ce qui fut le
cas avec l’accord conclu le 14 avril entre le
gouvernement et l’entreprise Toyal.
Un rappel du lien fort
entre territoire et emploi
Car le message qu’il a voulu communiquer
sur la situation de son canton se retrouve
trop souvent dans les zones de montagne.
Jean Lassalle a dit à nouveau que le départ
de l’usine aurait sonné la mort de sa vallée…
: « Comme tant d’autres vallées qui
se meurent en silence, dans un silence
angoissé des hommes qui n’osent plus parler,
par résignation, parce qu’ils pensent
qu’il n’y plus rien à faire…»
Et même si parmi les commentaires, plusieurs
s’alarment des effets dissuasifs éventuels
sur les investissements d’entreprises étrangères, Jean Lassalle aura au moins eu
le mérite d’attirer l’attention sur le fait que la
vie des régions entières, véritables enjeux
d’aménagement du territoire, peut dépendre
d’une poignée d’emplois. |
|
 |
|
|