« L’élu de la montagne, garant
d’une montagne plus sûre »
«Cela peut sembler une gageure que de vouloir faire des territoires
de montagne un espace à la fois entièrement sécurisé
et solidaire. Telle est néanmoins l’approche qu’entendent
défendre les élus de la montagne, et qui fait consensus bien
au-delà de nos territoires.
Pourtant, en matière de prévention des risques et
d’organisation des secours, la tâche n’est pas simple
détenteur de la culture locale du risque, le maire se voit
imposer le respect d’une cartographie souvent surprotectrice
et qui se traduit sur le terrain par un surcroît d’entraves au
développement local de sa commune. Il en va un peu de
même pour ce qui concerne l’organisation et/ou la fourniture
des secours, où tout en conservant ses compétences et
responsabilités, il se voit progressivement dessaisi de la
matérialité des opérations. Mais, au-delà de ces deux aspects
majeurs, les questions de sécurité en montagne touchent à de
nombreux domaines de la vie quotidienne, comme l’entretien
des berges ou l’extraction de granulats des lits de torrents (en
question dans le débat actuel du projet de loi sur l’eau), ou
encore les incidents que peuvent générer les prédateurs (sous
les feux de l’actualité avec les réintroductions d’ours).
Pourtant, le maire reste, envers et contre tous, l’élu de
proximité qui peut le mieux concilier connaissance de la réalité
et aptitude à agir. Et c’est bien à ce titre qu’il a une légitime
vocation à être un maillon essentiel des circuits
de décision qui lui permet de se faire entendre.
C’est ce rôle irremplaçable que l’ANEM s’efforce
au quotidien de conforter.»
Martial Saddier,
député de la Haute-Savoie,
secrétaire général de l’ANEM