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Environnement

Dossier "Environnement"
Sommaire du PLM 160

PLAN OURS
Le gouvernement assume seul les réintroductions

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a annoncé le 13 mars 2006 sa décision de réintroduire, d’ici l’été, cinq ours slovènes dans les Pyrénées, et dévoilé le nom des quatre communes volontaires. Un processus qui se veut transparent et volontaire mais qui oublie la non-adhésion d’une grande partie des territoires les plus concernés.

Le plan de réintroductions annoncé par Serge Lepeltier en novembre 2004, au lendemain de la mort de l’ours Cannelle, a été revu à la baisse à l’issue de longues tentatives de concertation.
Ainsi, n’est-il plus question de réintroduire que cinq ours, l’objectif initial de quinze n’étant plus évoqué, mais ne disparaissant pas pour autant, puisqu’une évaluation de ces cinq réintroductions sera effectuée à terme pour établir si d’autres réintroductions s’avèrent souhaitables.
Des mesures d’accompagnement, d’un coût annoncé de 380 000 € pour 2006, encadreront la mise en œuvre du plan. Celles-ci consisteront principalement à renforcer les moyens de suivi, tant télémétriques qu’humains (le nombre de techniciens pastoraux dédiés au suivi passera ainsi de cinq à sept), à améliorer les biotopes favorables à l’ours (l’environnement des tanières notamment), et dédommager la suspension des travaux forestiers, imposée en cas de présence d’ours.

Un consensus loin d’être avéré

Les captures ne pouvant avoir lieu qu’une fois passée la saison d’hibernation, les cinq spécimens à réintroduire ne sont pas encore disponibles. Mais la ministre a affirmé que les lâchers s’effectueront en tout état de cause d’ici l’été, et a insisté sur le fait que les autorités slovènes les livreraient avec un carnet de santé garantissant leur bon état vétérinaire. Quatre communes se sont déclarées volontaires pour les accueillir : Arbas, Burgaley, Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnèresde-Bigorre (Hautes-Pyrénées).
Pour autant, le consensus évoqué par la ministre est loin d’être avéré. Les communes où s’effectueront les lâchers sont en effet relativement « urbaines», et même si leurs structures intercommunales de rattachement se sont majoritairement prononcées en faveur des réintroductions, cela ne saurait présumer en rien de l’acceptation des communes en altitude et sur le territoire desquelles les ours réintroduits iront probablement divaguer spontanément.
A destination des élus, la ministre de l’Ecologie a insisté sur deux points fondamentaux : d’une part, elle a assuré que ceux-ci seraient systématiquement déchargés de toute responsabilité en cas d’accident, et, d’autre part, qu’elle restait ouverte au dialogue à tout instant… pour les persuader du bien-fondé des choix opérés.

 

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