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Le comité interministériel d’aménagement et
de compétitivité des territoires (CIACT) du 6 mars 2006 a précisé le cadre de la préparation des conventions interrégionales
et contrats de plan, rebaptisés «contrats de projet», pour la période 2007-2013, levant le doute sur un
certain nombre de questions jusqu’ici en suspens.
Les préfets de région doivent établir d’ici le 21 avril les diagnostics
territoriaux qui identifieront
pour chaque région les
enjeux et les grands projets. Sur
cette base leurs seront délivrés
les mandats de négociation,
selon le CIACT, avant l’été. Les
négociations par elles-mêmes se
tiendront par conséquent durant
le troisième trimestre, en vue
d’une signature en fin d’année.
A ce stade, aucune enveloppe
budgétaire globale n’a été arrêtée,
puisqu’elle ne pourra être évaluée que sur la base des diagnostics
territoriaux et fera partie,
selon toute vraisemblance,
des données cadrant les mandats
de négociation. Mais le
cadre financier communautaire
constitue un élément du
contexte qui conditionne fortement
l’exercice.
En se basant sur l’accord budgétaire
du conseil de décembre
dernier relatif aux perspectives
financières de l’Union, le CIACT
a acté que la France bénéficierait
de 12,688 milliards d’euros sur
l’ensemble de la période 2007-2013 (au lieu de 16 au cours de
la période 2000-2006).
Il a également validé les orientations
stratégiques proposées
comme cadres de référence pour
l’utilisation des fonds européens(
1), ainsi que le niveau de
programmation et de gestion de
ces derniers.
Trois thématiques
de contractualisation
S’agissant du zonage des territoires éligibles aux aides à finalité
régionale entre 2007 et 2013,
le taux de couverture de la métropole
baisse de 55% par rapport à
la précédente période de programmation,
pour s’en tenir à une
population éligible de 15,5%
(9,329 millions d’habitants), auxquels
il faut ajouter 6,9% de
population éligible de façon transitoire
jusqu’au 31 décembre
2008 (concernant notamment la
Corse dans sa totalité). Les préfets
de régions doivent identifier, d’ici
le 7 avril 2006, les territoires éligibles
redimensionnés.
C’est donc en principe dans ce
cadre que viendront s’inscrire les
programmes négociés au sein
des contrats de projet, mais aussi
des conventions interrégionales,
sur la base des trois thématiques :
compétitivité et attractivité des
territoires, dimension environnementale
du développement durable,
et cohésion sociale et territoriale.
C’est au sein de cette dernière
thématique que se raccrochera
le développement des
massifs de montagne.
Un nombre limité
de sujets interrégionaux
Mais si les contrats de projets
Etat-régions sont confirmés
comme outils centraux de la
politique d’aménagement et de
compétitivité des territoires, le
CIACT a également envisagé
d’autres formes de contractualisations
spécifiques avec les collectivités
territoriales. Elles pourraient
concerner tout projet qui
n’entrerait pas dans le champ des
actions prioritaires, notamment
les grandes infrastructures routières
et les liaisons TGV, et s’adresseraient
aux régions et à d’autres
collectivités volontaires.
Enfin, certains projets « en nombre
limité » feront l’objet de
conventions interrégionales au
niveau des massifs de montagne
ou des grands bassins hydrographiques.
Dans ce contexte, les conventions
de massif ne sont donc pas
encore assurées à ce stade de
monter en puissance.
(1) Le cadre de référence stratégique
national (CRSN) cadre les programmes
financés par le FEDER et le FSE, tandis
que le plan stratégique national (PSN)
définit les orientations qui s’appliqueront
au développement rural financé par
le FEADER.
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