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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 160
INVESTISSEMENT LOCAL
Les collectivités tiennent le cap |
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La note de conjoncture Dexia-CLF donne en ce début d’année
des informations synthétiques sur les grandes tendances marquant les choix financiers des collectivités locales.
L’effort d’investissement semble se poursuivre en dépit d’un contexte budgétaire délicat.
Après trois années d’intense
progression, l’investissement
local demeure très tonique et
pourrait atteindre 47,6 milliards
d’euros en 2006, en augmentation
de 5,1%. Cet effort d’investissement
continu est constaté,
avec une ampleur variable, pour
tous les niveaux de collectivité. Il
s’explique notamment par l’augmentation
des coûts dans le secteur
du bâtiment et des travaux
publics (BTP).
Les communes devraient connaître
une quatrième année de progression, à 8 %, et restent tirées
par un cycle électoral favorable,
avec une fin de mandat qui voit
s’achever les investissements en
cours.
Ceux-ci semblent s’orienter de
plus en plus vers les secteurs de
la culture et des loisirs. Pour
autant, il ne faut pas négliger
l’impact de la hausse intervenue
récemment dans la construction
de logements (plus de 400 000
mises en chantier en 2005), qui
génère d’importants travaux d’accompagnement
pour les communes
(voirie et réseaux divers).
L’accessibilité des handicapés,
cause commune d’investissement
Pour ce qui est des groupements à fiscalité propre, si leur nombre
devrait se stabiliser, on peut penser
que leur investissement restera
dynamique, notamment du
fait du développement des
transports en commun en site
propre et des unités de traitement
des déchets ménagers.
Les départements, pour leur part,
voient leur capacité d’investissement
contrainte par les tensions
fortes exercées sur leur budget
de fonctionnement et la situation
d’attentisme en matière de programme
routier liée à l’état des
lieux des routes transférées par
l’Etat. Seules les dépenses inhérentes
aux collèges restent dynamiques.
L’investissement des régions,
quant à lui, continue d’être tiré
par les transports ferroviaires, les lycées, la mise en place des
schémas régionaux de développement économique, et la
relance des contrats de plan.
L’ensemble des collectivités
devra par ailleurs entreprendre
d’importants travaux d’aménagements
pour rendre accessibles
aux personnes handicapées les
transports en commun ainsi que
les établissements recevant du
public.
L’investissement est financé très
majoritairement (94%) par des
ressources propres (épargne
brute et recettes d’investissement)
et nécessite un nouveau
recours à l’endettement à hauteur
de 2,7 milliards d’euros. De
fait, l’endettement des collectivités
atteindrait 109 milliards
d’euros fin 2006, soit 6,3% du
PIB, une proportion stable
depuis 2004. |
| Mesurer
financièrement
l’impact de L’INTERCOMMUNALITÉ |
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En remettant récemment son rapport à
l’Observatoire de la décentralisation du
Sénat, le sénateur de Seine-Saint-Denis,
Philippe Dallier, a préconisé « une étude
financière pour mesurer finement l’évolution
des budgets communaux et intercommunaux
depuis les dix dernières
années, afin de tirer des conclusions crédibles
sur le premier bilan de l’intercommunalité
».
Il considère en effet que tous les bénéfices
de l’intercommunalité « ne sont pas
nécessairement quantifiables, ni repérables
dans les comptes administratifs », et
qu’à l’heure où se pose la question de la
suppression éventuelle d’un échelon de
collectivité locale, il faut argumenter
avec des chiffres crédibles.
Il suggère de procéder à une étude financière
rigoureuse, permettant d’évaluer
les avantages et les contraintes de l’action
communautaire pour les communes
membres dans chacune des compétences
transférées au groupement, en distinguant
les anciennes et les nouvelles.
Une telle étude s’appuierait sur des indicateurs
partagés de services rendus, indicateurs
quantitatifs et qualitatifs, car il
est exclu « de se contenter de comparaisons
des dépenses et des impôts ».
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Communes rurales
Vers une nouvelle définition |
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Le code général des collectivités territoriales (CGCT) se
réfère à la notion de commune dans le cadre de deux
dispositifs : les subventions d’investissement pour l’adduction
d’eau définies à l’article L. 2335-9 du CGCT, et les travaux
d’équipement ruraux financés sur la dotation globale
d’équipement (DGE) des départements (article R.3334-8
du CGCT).
Dès lors, ces communes se définissaient comme celles ne
figurant pas dans l’annexe VIII du CGCT conformément à
l’article D 2335-15. Or, cette définition faisait l’objet de critiques
du fait de son obsolescence et de la vulnérabilité
juridique issue de l’abrogation, pour la métropole, de l’article
L. 2335-9. Le 7 février, le comité des finances locales
a été amené à donner son avis sur la redéfinition de la
notion de commune rurale par voie de décret.
Le texte sur lequel il s’est prononcé favorablement repose
sur des critères démographiques. Désormais, toutes les
communes de moins de 2 000 habitants sont rurales, de
même que celles de 2 000 à 5 000 habitants n’appartenant pas à une unité urbaine ou insérées dans une unité
urbaine de moins de 5 000 habitants. Les préfets arrêteront,
pour leur département, la liste idoine. Ce décret rattache
la définition des communes rurales à la section relative à la DGE des départements. Il devrait s’appliquer pour
les travaux financés au titre de la DGE 2006.
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