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Le ministre délégué et le rapporteur ayant estimé que
toutes les phases de concertation préalable et de rédaction négociée avaient été respectées, les dispositions relatives à l’instauration d’une redevance « raquettes » ont été débattues, malgré une motion de renvoi en commission,
du fait de l’hostilité affichée d’une partie du monde associatif de la montagne.
Les discussions sénatoriales
visaient principalement à déterminer
les aménagements spécifiques,
les équipements et les
démarches qui peuvent donner
lieu à l’acquittement d’une redevance.
Ensuite, elles se sont concentrées
sur une rédaction qui permette
de préserver l’accès libre et gratuit
au milieu naturel à partir des
sites nordiques aménagés soumis à la redevance. De nombreux
parallèles ont été établis,
tout au long du débat, avec ce
qui s’était passé en 1984 au
moment de l’instauration de la
redevance ski de fond dans le
cadre de la loi montagne.
Il a également été rappelé que
cet article répond à une
demande pressante des gestionnaires
des sites concernés, qui
sont amenés à gérer des conflits
d’usage de plus en plus fréquents,
du fait de l’évolution des
pratiques intervenue sur les
espaces nordiques. Il concerne
moins de 3% de l’espace montagnard
et relève de la seule
volonté communale, sans caractère
obligatoire.
Bien définir
les espaces concernés
Sur la définition des espaces
concernés par la redevance, les éléments suivants ont été apportés
par les sénateurs « dès lors
que le site comporte un ou plusieurs
itinéraires balisés et des équipements d’accueil ainsi que,
le cas échéant, d’autres aménagements
spécifiques, et qu’il fait
l’objet d’une maintenance régulière,
et notamment d’un
damage adapté des itinéraires ».
La préservation de l’accès libre
au milieu naturel résulte d’un
amendement qui précise : « L’accès libre et gratuit au
milieu naturel est maintenu sur
tout site nordique comportant
des itinéraires de ski de fond ou
de loisirs de neige non motorisés soumis à redevance d’accès,
dans le respect des droits des
propriétaires, des règlements de
police en vigueur ainsi que des
aménagements et du damage
des itinéraires. »
Même si l’on peut s’interroger,
en fonction de la configuration
des sites, sur la gestion quotidienne
des situations créées par
cette rédaction, force est de
constater que de gros efforts
d’amélioration ont été consentis
et qu’il n’entre nullement dans
les intentions des parlementaires
de restreindre l’accès à l’espace
naturel montagnard.
La commission mixte paritaire a
entériné cette rédaction sans
modification.
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