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Dossier "Agriculture"
Sommaire du PLM 159
DÉVELOPPEMENT RURAL
Les enjeux
de la programmation |
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Après les orientations stratégiques retenues
au niveau national à transmettre à la Commission européenne, l’enjeu principal en matière de développement
rural, pour la période 2007-2013, consistera à fixer leurs modalités et leur niveau territorial de gestion. Dès
janvier, ce débat a été entamé au sein du Comité national stratégique de développement rural.
Lors de sa réunion du 19 janvier
2006, le Comité national stratégique
de développement rural
n’a pas tant débattu du document
de présentation des objectifs
au titre de la stratégie nationale
que des modalités de gestion
des mesures retenues.
Pour ce qui est du document
stratégique, les membres du
comité ont reçu l’assurance que
celui-ci serait enrichi des 27
contributions (dont celle de
l’ANEM) parvenues au ministère
depuis la dernière réunion, avant
d’être adressé à la Commission à
Bruxelles, courant mars. Les
organisations agricoles ont
ensuite soulevé la question
de savoir comment seront
programmées et gérées les
futures mesures de développement
rural.
Programmes nationaux
ou régionaux?
En d’autres termes, le
développement rural français
sera-t-il l’application
d’un programme uniforme
et national, ou bien déconcentré,
voire décentralisé,
au niveau des régions, tant
pour ce qui concerne
la fixation des barèmes
et critères, que la gestion des fonds à distribuer ? La réglementation
communautaire permet
aux Etats membres de
conserver des mesures gérées au
niveau national, dans la limite
maximale de 60 % de l’enveloppe.
L’enjeu est substantiel,
puisqu’une régionalisation de
l’ensemble des mesures de développement
rural aurait pour effet
de mettre à mal la fonction de
solidarité nationale qu’elles
assurent jusqu’ici. Parmi celles-ci,
l’indemnité compensatoire de
handicap naturel (ICHN), la
prime herbagère agro-environnementale
(PHAE), et l’aide à
l’installation.
Tout en affirmant sa volonté de
régionaliser le développement
rural (sans toutefois se prononcer
clairement entre déconcentration
et décentralisation), le
ministère a toutefois confirmé
avec fermeté qu’ICHN et PHAE
resteront des mesures de niveau
national. |
FORÊT
Mise en place du fonds
d’épargne forestière |
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En application d’une convention d’habilitation passée
le 26 décembre 2005 entre l’Etat et le Crédit Agricole, le fonds d’épargne forestière est une réalité depuis le 1er janvier
2006. Bref rappel sur l’intérêt de ce nouvel outil destiné aux collectivités.
Le fonds d’épargne forestière a
pour objectif de donner aux collectivités
territoriales les moyens
de mener des investissements
forestiers de façon plus régulière
et en nombre plus important.
Pour ce faire, il permet à toute
collectivité gestionnaire de biens
forestiers d’ouvrir auprès d’un établissement de crédit agréé un
compte d’épargne forestière
(CEF) sur lequel elle dépose les
produits qu’elle en tire. Cela
représente une innovation et une
souplesse substantielles puisque
cette possibilité déroge à l’obligation
de dépôt des fonds disponibles
auprès du Trésor public.
Une prime d’épargne, égale à
85 % des intérêts capitalisés, et
plafonnée à 7 500 euros, viendra
rémunérer cette épargne et
devrait permettre, par l’intensification
des travaux forestiers, de
contribuer à une relance de l’exploitation
forestière et de l’emploi
en milieu rural, et notamment à un entretien plus aisé des
forêts de montagne.
Un produit diffusé
par le Crédit Agricole
Suite à un appel d’offres, c’est le
Crédit Agricole qui a été habilité
pour proposer ce nouveau produit
aux collectivités. La banque des agriculteurs a mis au point
avec le ministère des Finances le
contenu des conventions clients
qui sont désormais proposées
dans l’ensemble des agences de
son réseau. |
| Un guide sur la
CONDITIONNALITÉ
DES AIDES |
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Le ministère de l’Agriculture a édité un
guide récapitulant de façon claire le
contenu des conditions qui sont désormais
exigées en contrepartie des aides
directes à l’agriculture.
La pertinence de cette publication tient
au fait que certaines exigences commencent
dès cette année à être prises
en compte, telles que la bonne utilisation
des produits phytosanitaires, les
pratiques garantissant la sécurité sanitaire
des aliments, la notification des
maladies animales, l’interdiction de
recourir à certaines substances dans le
secteur de l’élevage.
Quelques changements par rapport à
2005 ne seront pas anodins, notamment
l’étude d’impact à conduire préalablement à tout travaux ou aménagement
sur un site Natura 2000, ou les
bonnes conditions agricoles et environnementales
(BCAE), telles que les rivages
devant être maintenus en herbe,
l’obligation d’entretenir un « couvert
environnemental » sur 3 % des surfaces
déclarées et primables (sauf en dessous
de 92 tonnes de céréales produites).
Pour retrouver le détail assez fouillé de
la conditionnalité propre à chaque
mesure, on pourra se reporter utilementà un jeu de fiches spécialisées
mises en ligne sur le site du ministère
de l’Agriculture.
Renseignements :
www.agriculture.gouv.fr |
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