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Sommaire du PLM 159
| Territoires ruraux :
La loi et ses textes
d’application un an après |
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La loi n° 2005-157 du 23 février
2005 relative au développement
des territoires ruraux vient de
passer le cap de la première
année d’application. Or, bien
des textes de nature
réglementaire nécessaires à son
application n’ont toujours pas
été adoptés. Si certains décrets
majeurs ont été publiés en fin
d’année 2005, un grand
nombre, de portée plus ou
moins importante, sont toujours
attendus, au point que les
parlementaires se sont penchés
sur la question tant au Sénat
qu’à l’Assemblée.
« PLM» a donc décidé d’en
dresser un bilan le plus détaillé
possible en privilégiant, bien sûr,
les aspects plus spécifiquement
consacrés à la montagne.
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Bilan global
Un taux d’application de la loi
qui demeure bas |
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Une question orale au Sénat, le 24 janvier, a permis de faire le
point sur l’application de la loi relative au développement des
territoires ruraux publiée voici un an. Dans sa réponse, le ministre
de l’Agriculture s’est engagé à accélérer le processus.
Le sénateur de la Saône-et-Loire, Jean-Paul Emorine, rapporteur
du texte au Sénat, est
l’auteur de cette question. Le
ministre de l’Agriculture,
Dominique Bussereau, s’en est
félicité, car cette apostrophe lui
permet une relance des services
de l’administration pour accélérer
la production des décrets
encore en attente. Il s’est déclaré
favorable à renouveler prochainement
l’exercice pour ce qui
concerne la loi d’orientation
agricole.
Lors du débat, le bilan des textes d’application requis par la loi de
développement des territoires
ruraux se résumait à 23 décrets publiés ou sur le point de l’être
(29 à la date de rédaction de cet
article) sur 69 nécessaires à l’application
intégrale de la loi. Pour
expliquer cette proportion de
près de deux tiers de textes toujours
en attente, dont certains
s’alarment à juste titre, le ministre
a fait valoir trois considérations.
Un rythme
qui devrait s’accélérer
Tout d’abord, l’enrichissement
du texte à l’issue du débat parlementaire
: des 76 articles
initiaux du projet de loi qui ne
nécessitaient qu’une vingtaine de
décrets, le texte final comprend
240 articles, exigeant 69 décrets, dont 47 en Conseil d’Etat.
Ensuite, le fait qu’une proportion
substantielle de la loi soit directement
applicable, à savoir 80 %
des articles de la loi.
La teneur multidisciplinaire de la
loi enfin: le texte ayant reçu la
signature de pas moins de seize
ministres, et onze d’entre eux
sont impliqués dans la rédaction
des textes attendus. Toutefois,
s’agissant des 32 décrets dont
son ministère avait la charge, le
ministre s’est prévalu d’un taux
de mise en oeuvre plutôt satisfaisant,
puisque 27 étaient publiés
ou sur le point de l’être.
En présentant ce bilan, le ministre
s’est engagé à accélérer la
rédaction des décrets et a insisté
sur l’actualité de trois sujets
majeurs impliquant la ruralité :
le choix du niveau de programmation
des futures actions de
développement rural, l’installation
de la Conférence de la ruralité,
et les pôles d’excellence
rurale, pour lesquels les dossiers
devaient être remis avant le
1er mars et pourront l’être encore
avant le 1er septembre. |
Volet montagne
Des décrets peu nombreux
mais très attendus |
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Les dispositions spécifiquement montagne de la loi DTR
ne nécessitent que cinq décrets, un seul d’entre eux est publié. Les suivants ne devraient plus tarder.
A ce jour, le seul décret d’application
de la loi DTR concernant la
montagne est celui qui modifie la
composition du Conseil national de
la montagne (article 179-IV) en portant
de quatre à cinq le nombre de
députés et celui de sénateurs qui
participent à cette instance, et y
introduisant par ailleurs un représentant
socioprofessionnel de la
filière bois.
Nettement plus conséquent et très
attendu, le décret en Conseil d’Etat
instituant les modalités de la procédure
UTN, telle que l’a redéfini l’article
190, initialement prévu pour le
mois de septembre 2005, devrait être présenté au prochain Conseil
national de la montagne, dont l’installation
est annoncée pour les
semaines qui viennent. Sa publication
devrait ainsi mettre fin à l’impatience
de certains gestionnaires
de station qui attendent cette procédure
pour déposer leurs nouveaux
dossiers.
Le décret relatif à la définition des
refuges (article 193), ainsi que le
décret devant fixer la liste des équipements
d’intérêt général pouvant
justifier la mise en vente de biens
sectionnaux (article 203), sont pour
leur part toujours en gestation.
Il en va de même pour les décrets
en Conseil d’Etat devant délimiter
avec précision, en vertu de l’article
187, les zones constructibles des
rivages pour chaque plan d’eau intérieur
de plus de 1 000 hectares. |
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Les décrets publiés…
● Conférence de la ruralité (art. 1er),
décret n°2005-1424 du 17.11.05.
● Critères et seuils ZRR (art. 2),
décret n°2005-1435 du 21.11.05.
● Sociétés d’investissement et de
développement rural (art. 18),
décret n°2005-465 du 06.05.05.
● Sections bio et montagne au sein des
interprofessions agricoles (art. 31),
décret n° 2006-170 du 15.02.06.
● Extension des services de remplacement
par les groupements d’employeurs (art. 55),
décret n°2005-1214 du 21.09.05.
● Médecine du travail (art. 71),
décret n°2006-66 du 23.01.06.
● Aide des collectivités aux professionnels
de santé (art. 108), décret n°2005-1724
du 30.12.05 (nature et conditions
d’attribution), et décret n°2005-1728 du
30.12.05 (montants).
● Modification de la composition
du Conseil national de la montagne
(art. 179-IV), décret n°2005-1565
du 14.12.05.
…et ceux en attente
A la signature
● Nouveau régime décentralisé de
l’aménagement foncier (art. 80 à 92),
depuis fin février avec urgence déclarée.
● Maisons de services publics (art. 107),
depuis le 01.02.06.
Déjà transmis au Conseil d’Etat
● Groupements mixtes employeurs (art. 59),
depuis le 10.02.06.
● Mise en valeur des espaces agricoles
périurbains (art. 73), depuis le 21.12.05, passage
en section le 14.03.06.
● Création du Conseil national de l’expertise
foncière agricole et forestière (art. 96), depuis le
27.12.05, passage en section le 21.03.06.
● Modification de la procédure UTN (art. 190),
depuis le 17.02.06.
En cours de consultation
● Modalités de remboursement des aides (art. 6).
● Réhabilitation des résidences de tourisme
(art. 20).
● Conditions de distribution des combustibles
(art. 49).
● Critères de définition des zones humides
(art. 127). |
Rappel
Les dispositions
qui s’appliquent directement |
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Nombre de dispositions relatives à la montagne, mais également
aux saisonniers, n’ont pas besoin de textes d’application et sont
donc en vigueur depuis un an. Survol rapide de ces acquis.
Saisonniers. Scolarisation des
enfants de saisonniers (art. 50);
application des 35 heures au secteur
du déneigement (art. 51);
prise en compte de l’ancienneté
des travailleurs saisonniers (art.
52); possibilité de convertir le
repos compensateur de fin de
contrat en indemnité (art. 53).
Environnement. Procédure
de modification des périmètres
de sites Natura 2000 (art. 141);
autorisation simplifiée des projets
hydroélectriques (art .178).
Montagne. Redéfinition de la
politique de la montagne par
modification de la loi montagne
(art. 179 - politique de massifs,
cadrage européen, délimitation,
ententes interrégionales ou syndicats
mixtes de massif, conventions
interrégionales de massif,
schémas de massif approuvés par
les régions) ou du code du tourisme
(extension au ski nordique
de la servitude piste de ski; durée des concessions de stations);
consultation des comités de massif
sur les projets de classement
(art. 180); redéfinition de la politique
agricole de la montagne
(art. 181); notion de services au
public (art. 182); possibilité d’affectation
de la taxe remontée
mécanique à l’entretien des
forêts (art. 183); taxe de séjour
intercommunale (art. 184); viceprésidence
des commissions syndicales
(art. 185); statut indépendant
des moniteurs de ski (art.
186); constructibilité des rivages
lacustres (art. 188); clarification
de la servitude chalet d’alpage
(art. 189); extension aux plans
d’eau intérieurs des dispositions
de la loi littoral concernant les
stations d’épuration (art. 191);
sous-location de meublés aux
saisonniers (art. 192); financement
de projets en montagne par
les agences de bassin (art. 196);
liberté de promenade (art. 197);
servitude piste forestière de montagne
(art. 198); intérêt général
du pastoralisme (art. 199); réglementation
des entrées de ville
dans les documents d’urbanisme
(art. 200); prescriptions particulières
de massif (art. 201); possibilité
d’implantation en milieu
naturel d’équipements
nécessaires
au fonctionnement
des
télécommunications
(art. 202);
règle d’attribution
d’exploitation
des sectionnaux
(art.
204). |
| Plusieurs BROCHURES
PÉDAGOGIQUES
pour s’y retrouver |
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Depuis la publication
de la loi, le ministère
de l’Agriculture et de
la Pêche a édité plusieurs
guides pratiques
qui permettent
de cerner avec
clarté et précision le
contenu de la loi
relative au développement des territoires
ruraux. Le premier procède à une présentation
générale du texte de loi sous le titre « Guide pratique des principales mesures
et exemples ». Celui-ci passe en revue la
politique des zones de revitalisation
rurale, le soutien à l’emploi, le développement
des activités agricoles et équestres,
le renforcement des services de santé, le
développement des services, la rénovation
du bâti et l’aide au logement, et
enfin, la valorisation et la protection des
espaces agricoles et naturels.
Une seconde brochure expose plus en
détail le régime des zones de revitalisation
rurale et l’ensemble des mesures
mises à disposition des entreprises sur ces
territoires, en soulignant notamment les
apports ou modifications par rapport au
régime antérieur.
Enfin, une dizaine de dépliants thématiques
s’adressent aux différents publics
intéressés : les chefs d’entreprise, les agriculteurs
ou les travailleurs saisonniers,
mais aussi de secteurs plus spécialisés.
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| La CONFÉRENCE
DE LA RURALITÉ
bientôt mise en place |
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Instituée par l’article 1er de la loi relative
au développement des territoires ruraux
(DTR), la conférence de la ruralité est organisée
par le décret n° 2005-1 424 du
17 novembre 2005 pour sa composition et
son fonctionnement.
Placée sous la présidence du ministre en
charge des Affaires rurales, elle comprendra,
outre un représentant de chacun des ministères
signataires de la loi, une délégation
de parlementaires (trois députés et trois
sénateurs), sept représentants de collectivités
territoriales (un pour les régions, deux
pour les départements et quatre pour les
communes), des représentants d’EDF, de la
SNCF et de la Poste (un pour chaque entreprise
nationale) et de 26 structures socioéconomiques,
syndicales ou associatives.
Le ministre de l’Agriculture avait annoncé
devant les sénateurs, le 24 janvier, que la
conférence serait installée le 23 février. Si
l’arrêté de nomination a bien été signé
depuis, la date de cette première réunion
a dû être reportée en raison des perturbations
du calendrier ministériel provoquées
par la grippe aviaire. |
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