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Parce que les ressources en
eau sont généralement situées en zones de montagne et les besoins en consommation, irrigation, alimentation en eau
potable dans les fleuves à l’aval, il existe de fait une solidarité obligatoire entre territoires montagnards et plaines alluviales
liés par les fleuves, les rivières et les cours d’eau. Cette obligation de solidarité, de réflexion conjointe, d’actions
coordonnées, n’a pas échappé aux élus.
Conscients que le bassin versant
d’un fleuve impose la réunion de
toutes les collectivités concernées,
des sources à l’estuaire,
nombre de collectivités, départements
et régions, se sont réunis
au sein d’établissements publics
territoriaux de bassin (EPTB),
eux-mêmes regroupés au sein
d’une association nationale :
l’AFEPTB.
Etablissements publics de plein
exercice, institutions interdépartementales
ou syndicats mixtes,
ils sont implantés sur la majorité
des grandes rivières et fleuves
français. Le code de l’environnement leur assigne un mandat
multiple : la prévention des inondations,
la gestion équilibrée de
la ressource en eau et celle, coordonnée,
des zones humides.
Une réflexion visant à terme
une loi pour les rivières
Ils reçoivent de la part de leurs
collectivités de rattachement un
mandat de vigilance et de coordination,
indispensable pour une
bonne gestion des rivières et des
fleuves, qui, par définition, doit être exercée à l’échelle des bassins
hydrographiques, dans le
cadre d’une étroite collaboration entre la montagne et le littoral.
Les EPTB sont également des
outils de concertation et de
conciliation pour ce qui
concerne les conflits d’usage,
recherchant par consensus la
meilleure adéquation possible
entre les exigences des différents
usagers et les spécificités des
zones géographiques, avec un
souci marqué de solidarité entre
aval et amont.
C’est d’ailleurs à ce titre que les élus, membres de l’association,
débattent autour de l’idée d’une
loi sur les fleuves et les rivières
en France qui viendrait compléter
les lois montagne et littoral.
Cette proposition s’articulerait
autour de quelques grands principes,
tels que la reconnaissance
de la gestion de l’eau et des
milieux aquatiques comme un élément fort de l’aménagement
du territoire, l’approche des projets
dans une logique de long
terme et à l’échelle des bassins
versants, ou encore leur accompagnement
financier à travers la
restructuration des activités les
plus polluantes. |