| Aménagement du territoire |
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Dossier "Aménagement du territoire"
Sommaire du PLM 159
| SERVICES PUBLICS ET AU PUBLIC |
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En route vers la réforme
Le récent rapport du Conseil économique et social sur les services
publics trace les grandes lignes des services au public de demain. Nous acheminons-nous vers une véritable
réforme en profondeur du système, déclinée sur le plan européen et recourant aux technologies de l’information ?
Quoi qu’il en soit, de la prise de conscience à la concrétisation, il y a encore du chemin à parcourir.
La réforme de nos services
publics est inévitable. Dans son
rapport intitulé « Services
publics et services au public »,
paru en janvier dernier, le
Conseil économique et social
précise même que « le contexte
actuel paraît favorable ».
L’étude met en effet en évidence
l’existence de fortes disparités
(territoriales et sociales), mais
aussi la montée en puissance de
la demande et l’évolution des
attentes. De plus, malgré l’attachement
quasi viscéral des
Français à leurs services publics,
si atypiques dans le contexte
européen, une volonté de renouveau
s’impose, du côté des élus
comme des usagers. Enfin, les
expérimentations lancées dans
quinze départements portent
leurs fruits.
Qualité et accessibilité devant la proximité
Pour favoriser ce renouveau, le
Conseil économique et social
préconise de réaliser un diagnostic
objectif et partagé des besoins réels avec, en toile de
fond, une nouvelle approche de
la notion de service public.
Celle-ci est élargie à l’ensemble
des services d’intérêt général,
publics et privés, répondant aux
besoins des populations et des
entreprises, et indispensables à
la vie des territoires.
La mise en oeuvre avec la souplesse
nécessaire, tant au niveau
de l’offre que de l’organisation,
est également mise en exergue.
Parallèlement, la qualité du service
rendu et l’accessibilité
devront être privilégiées, et non
nécessairement la proximité
physique. Enfin, une large place
devra être donnée à l’information,
l’explication, la concertation
et la formation (du personnel
et des élus), gages de réussite
de la démarche.
Une démarche dans laquelle le
rôle de la collectivité reste fondamental
puisque, selon le Conseil économique et social, « la puissance
publique doit en conserver
pleinement la maîtrise ».
Le rapport est consultable en
ligne sur le site du Conseil économique
et social :
www.conseil-economique-et-social.fr.
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| Parution du décret
sur l’aide aux
PROFESSIONNELS
DE SANTÉ |
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Le n° 153 de «PLM» contenait un dossier
consacré à l’organisation de l’offre
de santé en montagne. Nous y mentionnions
les dispositifs d’aides aux professionnels
de santé permis par la loi
relative au développement des territoires
ruraux. Ceux-ci sont désormais
applicables.
La loi du 23 février 2005, dite DTR, offre
la possibilité aux communes, ainsi qu’à
leurs groupements, d’accorder des aides
destinées à faciliter le maintien et l’installation
de professionnels de santé dans
les zones répertoriées comme déficitaires.
Le décret n°2005-1 724 du
30 décembre 2005 met l’accent sur la
convention liant nécessairement les professionnels
ou centres de santé, les
organismes d’assurance maladie, ainsi
que les collectivités concernées.
Ce document contractuel définira la
nature des aides attribuées aux premiers,
qui peuvent porter, en tout ou
partie, sur la prise en charge des frais
d’investissement ou de fonctionnement
liés à l’activité des soins, ou sur la mise à disposition de locaux.
Pour ce qui est des seuls professionnels,
on pourra mettre à leur disposition un
logement, leur verser une prime d’installation,
ainsi qu’une prime d’exercice
forfaitaire, lorsqu’ils exercent à titre libéral.
Bien évidemment, cette convention,
dont le projet doit être soumis pour avis à la mission régionale de santé, insiste
sur les contreparties exigées des praticiens
bénéficiaires. Doivent y figurer, par
ordre d’importance: l’engagement obligatoire
d’exercice effectif dans la zone,
les conditions de sortie du dispositif
d’aide et de leur restitution en cas de
non-respect des engagements.
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Aides publiques
Le cadre renouvelé
des règles communautaires |
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La nouvelle circulaire pour l’application
des règles communautaires relatives aux aides publiques aux entreprises expose de façon synthétique la
réglementation communautaire de la concurrence en matière d’aides d’Etat, ainsi que la procédure à suivre au
niveau local.
Pour éviter toute distorsion, la
Commission européenne encadre étroitement les interventions publiques
susceptibles de fausser le bon
fonctionnement du marché unique.
Concrètement, le principe de libre
concurrence restreint la possibilité
pour les Etats membres d’accorder des
aides aux entreprises. Les aides dites
d’Etat sont notamment interdites.
Le contrôle s’avère de plus en plus
strict. C’est pourquoi l’application au
plan local des règles communautaires
de concurrence relatives aux aides
publiques aux entreprises fait l’objet
d’une circulaire du Premier ministre,
parue au « Journal officiel » du 31 janvier
2006.
Ce texte abroge et remplace la circulaire
du 8 février 1999. S’y trouvent
détaillées toutes les aides publiques
versées aux entreprises et soumises à la réglementation européenne de la
concurrence.
Une réglementation visant
toutes les entreprises
Globalement, tout avantage en faveur
d’une entreprise qui ne constitue pas
une mesure générale (telle que le
contrat jeune en entreprise), une
mesure sociale (le revenu minimum
d’insertion par exemple), ou une mesure qui n’affecte pas les échanges,
est considéré comme une aide.
Quant aux aides d’Etat, elles sont
définies comme « l’ensemble des
dispositifs s’appliquant spécifiquement à certains bénéficiaires, ou
impliquant un pouvoir discrétionnaire
des autorités publiques, ou encore
dont la portée territoriale est
limitée ».
En ce qui concerne la procédure à suivre,
le texte rappelle que toutes les
entreprises sont visées par la réglementation,
quel que soit leur statut
juridique. Par ailleurs, il convient de
respecter certaines modalités de
cumul, clairement énoncées, et de
notifier tout projet d’aide à la
Commission européenne. |
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