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A l’occasion d’une
allocution devant les préfets, le 23 janvier 2006, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a confirmé son attachement
aux contrats de plan Etat-régions et annoncé la transmission prochaine des instructions de cadrage pour
leur négociation, en vue d’une mise en oeuvre dès le 1er janvier 2007.
En annonçant que le prochain
comité interministériel d’aménagement
et de compétitivité des
territoires lancera la négociation
d’une nouvelle génération de
contrats de plan 2007-2013, le
Premier ministre a mis fin à la
rumeur d’une prorogation de
deux ans des actuels contrats en
raison des retards d’exécution
constatés.
Le calendrier semble très serré,
compte tenu de l’ambition affichée
de mettre en oeuvre les
documents contractuels à compter
du 1er janvier prochain. A ce
stade, les trois éléments de
cadrage, livrés par le Premier
ministre, sont encore sommaires,
mais ils donnent une première
idée de cette nouvelle contractualisation
qui soulèvera sans
doute quelques questions.
Il a d’abord insisté sur le fait que
les contrats de plan ne retiendraient
que des projets nationaux
de grande ampleur rapidement
réalisables et prioritaires pour le
gouvernement, assurant que les
objectifs ou projets non retenus
dans ce cadre pourront faire l’objet
de contrats spécifiques.
Il a ensuite annoncé un « dialogue renouvelé », où les régions
seront certes des interlocuteurs
prioritaires, mais qui restera
ouvert aux autres collectivités,
notamment les départements,
mais aussi les agences et les établissements
publics, de même
que les grandes entreprises.
Un cadre ouvert
et polymorphe
Le troisième mot d’ordre pour les
contrats de plan sera celui de la
responsabilité dans la sélection
des projets, à l’issue d’un examen
poussé de leur pertinence
et de leur faisabilité, notamment
sur le plan financier.
Le Premier ministre n’a pas évoqué
les conventions interrégionales
de massif, mais elles peuvent
a priori facilement trouver
leur place dans ce contexte
ouvert et polymorphe. Le prochain
conseil national de la
montagne sera l’occasion d’apporter
d’importantes précisions,
notamment sur les engagements
financiers de l’Etat. |