 |
Le bilan présenté ici est
issu du rapport résultant du système national d’observation de la sécurité en montagne. Il rend compte de l’activité
des secours dans les stations et sur les domaines skiables attenants. Ce dispositif opérationnel est piloté par
une instance dont l’ANEM fait partie.
La part importante des décès non
traumatiques se confirme d’une
saison à l’autre, pour atteindre
46 % la saison passée. Pour ce
qui est des décès traumatiques,
les deux tiers sont imputables à
des avalanches, qui se situent le
plus souvent en dehors des pistes
(21 sur 29 décès traumatiques ont
eu lieu sur ce type d’espace). Les
rares décès traumatiques sur pistes
sont dus à des causes classiques
(collisions entre personnes
ou contre obstacles).
Une demande croissante
des secours sur piste
A partir d’un panel constitué de
52 stations françaises sélectionnées
pour leur représentativité
sur chacun des massifs français
et sur la base de 24 000 blessés
par saison, on constate qu’en
2004-2005 la baisse de l’activité
de secours a été de 8,6 % par
rapport à l’hiver précédent. Pour
autant, sur les neufs dernières
saisons, la hausse moyenne a été
de 4,2 %.
Sur la même saison, à partir
d’une base de 1 blessé par activité
et en comparaison avec les
neuf campagnes précédentes, on
enregistre 1,1 skieur alpin blessé,
1,6 snowboarder et 11 « autres
types de glisse ».
De façon générale, on constate que la demande de secours s’intensifie
sur les pistes par rapport
au hors-piste et se concentre sur
de vrais blessés, le nombre d’indemnes évacués étant en baisse et
celui des collisions restant stable.
L’analyse des accidents mortels
sur huit saisons d’hiver révèle que
les hommes sont concernés à
97 %, et 41 % des victimes sont
d’origine étrangère. Par ailleurs,
l’avalanche s’impose comme la
principale cause de décès traumatique.
 |
Le graphique ci-dessus, calibré
en base 100 sur la saison 1996-1997,
permet d’éclairer les évolutions
du secours aux personnes
en fonction de l’activité
qu’elles pratiquaient au moment
de leur évacuation. |
|