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Dossier "Tourisme"
Sommaire du PLM 158
Avalanches
Mieux maîtriser
la carte de localisation des
phénomènes |
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Suite à l’avalanche de Grange Gorge,
en février 1970, à Val-d’Isère, l’Etat a prescrit la réalisation d’une carte de
localisation des phénomènes d’avalanche (CLPA).
Cette carte, qui constitue un précieux inventaire des limites extrêmes
connues atteintes par des avalanches passées, est réalisée depuis 1971 à Grenoble par le Cemagref. Outil incontournable pour l’intégration
du risque d’avalanche dans l’aménagement et la gestion des zones de
montagne, il ne s’agit pas d’une carte d’aléas ou de risques. De plus,
elle n’a aucune valeur réglementaire et n’est pas opposable aux tiers.
Une CLPA est constituée de trois éléments : une carte au 1/25 000
où sont reportées les avalanches dans leur extension maximale constatée,
un recueil de fiches signalétiques de chaque site, et un guide
d’utilisation technique.
A l’heure actuelle, 750 000 ha ont été cartographiés, 11 départements
sont concernés, dont 6 dans les Alpes et 5 dans les Pyrénées, ce qui
représente 300 communes sur les 600 soumises aux phénomènes
d’avalanche. Au total, plus de 15 000 emprises d’avalanche ont été
recensées pour un coût de 1 000 €/km2. Un guide d’emploi à l’usage
des élus vient de paraître, cofinancé par le ministère de l’Ecologie et
du Développement durable, ainsi que par la région PACA.
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COMMUNES TOURISTIQUES
La définition
juridique s’affine |
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L’examen en seconde lecture
du projet de loi relatif à la ratification de l’ordonnance de la partie
législative du code du tourisme a permis, en décembre dernier, à
l’Assemblée nationale, l’introduction de la notion « communes touristiques », qui se juxtapose à celle de « stations classées de tourisme ».
Cette nouveauté était très attendue
par nombre d’associations
d’élus oeuvrant dans le domaine
touristique, en particulier sur la
montagne. Les députés ont donc
adopté, avec le soutien de ces
dernières, un amendement qui
modifie en ce sens le code général
du tourisme.
Désormais, les communes touristiques
seraient éligibles aux
avantages actuels des stations
classées, hormis l’autorisation de
jeux de hasard et la perception
de deux taxes spécifiques aux
stations. Elles pourraient notamment
bénéficier d’une majoration
des indemnités de fonction
des élus votées par les conseils
municipaux.
Les implantations
de casino endiguées
D’autre part, les 80 stations classées
existant à ce jour et réparties
en six catégories, relèveraient
dorénavant d’une même
appellation générique : « stations
classées de tourisme ».
Par ailleurs, afin d’éviter la multiplication
des casinos, seules les
stations classées de tourisme
précédemment affectées dans les
catégories balnéaires, thermales
ou climatiques, pourraient solliciter
l’implantation d’un nouveau
casino. Les critères d’éligibilité
pour cette implantation
devraient être définis rapidement
par une commission nationale
réunie à cet effet.
Les députés se sont également
penchés sur la refonte de la procédure
de classement des communes
et des stations touristiques.
Ainsi, le classement des premières
sera décidé par arrêté préfectoral
en fonction de critères, là
aussi décidés au niveau national,
cependant que, pour les secondes,
il résultera d’un décret.
Ce texte n’est pas définitif, puisqu’il
doit encore faire l’objet
d’une seconde lecture au Sénat
fin février-début mars, et qu’il
devra ensuite être discuté en
commission mixte paritaire, le
cas échéant. |
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