 |
Afin de faire bénéficier pleinement le secteur pastoral
de la future politique de développement rural, un rapport de l’inspection générale de l’agriculture préconise
une stratégie d’accompagnement combinant à la fois prévention contre le loup et l’ours, et Natura 2000.
Recherchant en priorité à faire
des unités pastorales vivables et
viables (c’est-à-dire sur lesquelles
la présence humaine est assurée),
le rapport préconise en premier
lieu une identification plus
marquée des crédits en faveur du
pastoralisme. Il propose ainsi
une adaptation aux réalités du
secteur d’outils déjà existants,
notamment les mesures agroenvironnementales.
Il suggère, par exemple, d’autoriser
plusieurs lieux de vie sur une
même exploitation, ou bien de
favoriser les structures collectives,
ou encore de permettre de
moduler au niveau de chaque
massif une mesure donnée en
fonction des réalités locales,
notamment l’appartenance au
réseau Natura 2000.
Le rapport plaide également en
faveur d’un décroisement des
financements, afin de permettre à l’Etat, aux régions et aux départements,
de financer des
actions similaires, mais
indépendamment, afin de
ne pas se gêner mutuellement
par le ralentissement
des procédures.
Des actions plus claires
pour gérer les prédateurs
Une part importante du
rapport est consacrée à clarifier
les actions à conduire
au regard de l’ours et du
loup. Pour ce qui concerne
le loup, il réclame une simplification
des procédures
et un affichage clair des
orientations de gestion
(c’est-à-dire les objectifs de
peuplement et les possibilités
de retrait).
S’agissant plus particulièrement
des Pyrénées, un des
points forts du rapport est également
de plaider en faveur d’une
mesure identifiée au profit de la prévention des troupeaux contre
les prédations de l’ours.
Enfin, pour une gestion de la
réalité pastorale au plus près du
terrain, il est recommandé la
plus grande rigueur aux collectivités
locales pour la pratique de
l’écobuage.
|