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Dossier "Environnement"
Sommaire du PLM 158
ASSAINISSEMENT AUTONOME
Des responsabilités nouvelles
pour les communes |
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Depuis le 1er janvier 2006, les communes sont
responsables du contrôle des installations autonomes d’assainissement en ayant mis en place, le cas échéant, des
services publics d’assainissement non collectif.
Près de 30 % de la population
française n’ont pas recours à
l’assainissement collectif. Bien
que non chiffrée avec précision,
on peut présumer que cette proportion
est encore bien plus forte
encore en montagne, puisque
les services de l’Etat considèrent
l’assainissement autonome
comme la meilleure solution
technique à privilégier pour les
communautés rurales en dessous
de 2 000 habitants.
Or, sur un total de 4,5 millions
d’installations autonomes, 3,5
millions ne seraient pas conformes
aux normes. Il était donc
légitime qu’un système de
contrôle soit mis en place afin de
s’assurer que ces équipements
ne nuisent pas à la bonne préservation
de la ressource en eau.
Le contrôle des installations
autonomes est une compétence
communale depuis 1996,
qu’exerçaient auparavant les
directions départementales des
affaires sanitaires et sociales
(DASS). Mais elle n’est devenue
une obligation effective à la
charge des communes que
depuis le 1er janvier 2006.
Une obligation de contrôle
en amont comme en aval
Les schémas directeurs d’assainissement
prévus par l’article
L2224-10 du code général des
collectivités territoriales constituent
un moyen de localiser à
une échelle intercommunale les
installations à contrôler.
Le contrôle en lui-même présente
deux aspects. En amont, il
consiste d’abord à vérifier la
conception technique des installations
(action de nature industrielle
et commerciale qu’il
importe de distinguer de l’instruction
concomitante du permis
de construire) : localisation sur
un plan de masse, volume de la
fosse, éloignement de plus de
35 mètres des captages. En aval,
il revient à contrôler le bon état
de fonctionnement des ouvrages
existants : ventilation, accessibilité,
écoulement, vidange, qualité
des rejets.
Compte tenu de l’ampleur de la
tâche que recèle cette obligation
de contrôle, on ne peut que s’interroger
sur la capacité effective
des collectivités les plus modestes à la respecter.
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RISQUES NATURELS
Une directive pour harmoniser
la prévention des inondations |
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La plupart des bassins hydrographiques
d’Europe sont communs à plusieurs pays et ont par conséquent vocation à une gestion harmonisée et
concertée. Cela fait l’objet d’une proposition de directive que la Commission vient d’adopter.
En 2004, une communication
de la Commission sur la gestion
des risques d’inondation avait
mis en lumière la nécessité
d’une législation communautaire.
C’est dans le prolongement
logique de cette communication
qu’elle vient de produire, le
23 janvier, une proposition de
directive destinée à aider les États membres à prévenir et à
limiter les inondations et leurs
conséquences dommageables
pour la santé humaine, l’environnement,
les infrastructures et
les biens.
La proposition de directive institue
un cadre pour la gestion des
risques d’inondation à l’échelle
de l’Union européenne, qui
s’inscrit dans la logique de la directive cadre 2000/60 sur l’eau
adoptée en 2000. Ce cadre comporterait
trois phases : d’abord
une évaluation préliminaire des
risques d’inondation dans les
bassins hydrographiques et les
zones côtières ; ensuite l’élaboration
de cartes des risques d’inondation
là où cela le justifie ;
enfin, l’établissement de plans de
gestion des risques d’inondation
dans ces mêmes zones.
Des obligations fondatrices
d’une bonne coopération
Ces plans doivent comprendre
des mesures visant à réduire la
probabilité et les conséquences
potentielles d’une inondation :
prévention des dommages,
notamment à travers une maîtrise
adaptée de l’urbanisme, protection
au moyen de mesures visant à réduire la probabilité et/ou les
conséquences d’inondations
dans certains espaces tels que les
plaines inondables ou les zones
humides, et préparation du
public aux comportements qui
s’imposent en cas de sinistre.
Pour les bassins hydrographiques
internationaux, ces mesures
seront coordonnées entre les États membres concernés
Cet ensemble d’obligations juridiques
fondamentales créera
une base solide pour la coopération,
tandis que la Commission
devrait, au-delà, continuer à collaborer
avec les États membres
pour un échange d’informations
et de bonnes pratiques.
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| Un site pour
les PLANS
COMMUNAUX
DE SAUVEGARDE |
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Intégrant avec minutie toutes les prescriptions émanant du ministère de
l’Intérieur, un site Internet se propose
d’aider les communes dotées d’un plan
de prévention des risques d’inondation
(PPI), ou d’un plan de prévention des
risques (PPR), dans l’élaboration de leur
plan communal de sauvegarde. Le progiciel
permet de procéder en premier lieu
au recensement et à l’analyse (identification
des vulnérabilités locales) des
risques présents sur le territoire communal.
Il rappelle ensuite, au travers d’un
schéma clair et pratique, les modalités
d’alerte à respecter, aide à la mise en
place du poste de commandement (composition,
localisation, annuaire de
contacts, identification des missions de
chacun). Il indique la marche à suivre
pour les besoins d’évacuation, d’hébergement
ou de restauration, et affiche
une cartographie opérationnelle de la
commune qui localise tous les points
sensibles exposés aux risques et spécifie
pour chacun les informations essentielles.
L’accès au site est payant selon un
barême qui comptabilise le nombre de
risques présents sur la commune.
www.mairisq.org |
DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC
Comment
recourir à l’avenant dans
les conventions? |
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A l’heure où l’avis rendu par
le Conseil d’Etat sur les délégations de service public appliquées aux
remontées mécaniques vient éclairer la jurisprudence, les parlementaires
tentent de trouver des solutions pragmatiques aux cas les plus délicats.
Afin de maintenir la programmation
des opérations d’investissement
en temps réel lorsque la
sécurisation ou la compétitivité
d’un domaine skiable le justifient,
les députés ont adopté, en
seconde lecture de l’ordonnance
de ratification de la partie législative
du code du tourisme, un
dispositif visant à compléter l’article
L.342-3 de celui-ci, qui
affine le principe dans l’article
179 de la loi relative au
développement des territoires
ruraux.
Il y apparaît que « lorsque la
durée résiduelle d’un contrat
portant sur le service des remontées
mécaniques est insuffisante
pour permettre l’amortissement
normal d’investissements de
modernisation demandés par la
personne publique délégante,
les parties peuvent convenir par
voie d’avenant des conditions
d’indemnisation du délégataire.
La personne publique peut se
faire rembourser tout ou partie de
cette indemnisation par le nouveau
cocontractant pour poursuivre
l’exploitation du service ».
Indemnisation des sortants
et droit d’entrée
Le Conseil d’Etat reconnaît la
légalité des droits d’entrée qui
doivent être justifiés dans la
délégation de service public proposée
au nouveau délégataire et être conformes à l’objet de la
délégation. Ils pourraient comprendre
une somme correspondant à l’indemnité versée au
délégataire sortant au titre des
investissements non amortis qu’il
a réalisés.
Enfin, si les biens nécessaires à
l’exécution du service appartiennent
en principe à l’autorité
délégante et ne peuvent faire
l’objet d’un « rachat », les droits
d’entrée peuvent intégrer le coût
des biens utiles à la délégation
(biens de reprise) que le délégataire
sortant aurait cédés à la collectivité. |
MEUBLÉS DE TOURISME
Modification
dans la fiscalité applicable
aux réhabilitations |
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L’article 20 de la loi
relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005 avait
sensiblement amélioré le régime fiscal applicable aux propriétaires de
meublés touristiques engagés dans une démarche de rénovation, en particulier
pour ceux situés dans le cadre d’un village résidentiel de tourisme.
Afin de renforcer l’attractivité
des mesures fiscales (article 199
decies F du code général des
impôts), les associations d’élus
porteuses du dispositif (ANEM,
ANMSCCT(1), ANMSM(2)) avaient
souhaité, lors des négociations
avec la direction de la législation
fiscale de Bercy, que le crédit
d’impôt puisse être étalé sur
deux années au lieu d’une
seule, en se référant non pas à
l’année d’achèvement des travaux,
mais à celle du paiement
des dépenses.
C’est désormais chose faite avec
l’adoption, dans le cadre de la loi
de finances pour 2006,
de l'article 77, qui autorise
cet aménagement
pour les propriétaires
d’appartements en résidence
de tourisme, en
village résidentiel de
tourisme ou de meublés
de tourisme réhabilités,
dès lors qu’ils
sont situés en zone de revitalisation rurale ou en zone
rurale de l’objectif 2.
L’article 78 de portée générale
dans la même loi, visant à plafonner
les avantages fiscaux,
aurait pu limiter la portée de
cette mesure. Mais le Conseil
constitutionnel a déclaré non
conforme à la Constitution un tel
dispositif, ce qui redonne toute
sa portée à l’aménagement législatif
en faveur de la réhabilitation
de l’immobilier touristique.
(1) Association nationale des maires des
stations classées et communes touristique.
(2) Association nationale des maires de
stations de montagne. |
France Montagnes
La montagne
s’organise autour de
sa promotion |
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Le nouveau consortium de promotion
de la montagne française vient d’aménager sur sa nouvelle plateforme
opérationnelle à Alpespace-Montmélian (73).
Cette inauguration marque l’aboutissement de l’accord de partenariat
signé le 1er février dernier entre l’Association nationale des
maires des stations de montagne (ANMSM-Ski France), le
Syndicat national des téléphériques de France (SNTF), Ski France
International (SFI), les Professionnels associés de la montagne
(PAM), le Syndicat national des moniteurs de ski français
(SNMSF). Ils seront associés selon un plan triennal leur permettant
de mutualiser moyens et efforts pour mieux servir la cause de la
promotion multisaison de la montagne. Les thèmes de travail retenus
se concentrent sur la qualité des services, la variété de l’offre,
la préservation de l’environnement et le prix des prestations.
Une fois les réflexions terminées, il est prévu la définition, ainsi
que la mise en oeuvre d’actions collectives adaptées tant aux marchés
cibles français qu’étrangers et en mesure d’apporter des
réponses pertinentes face à la concurrence accrue et aux mutations
intervenues dans le comportement des clients.
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