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Sommaire du PLM 158
Transfert
des routes aux départements
La montagne
bien prise en compte |
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Le décret n° 2005-1711 du 29 décembre 2005
expose les méthodes de calcul de compensation financière des charges liées aux routes nationales transférées aux
départements sur la période janvier 2006/janvier 2008.
La compensation financière due à chaque département de la
métropole (pour les DOM-TOM,
les règles de calcul sont différentes),
représente les charges de
fonctionnement et d’investissement
des 18 000 kilomètres de
routes transférées.
Elle est calculée par application
de ratios financiers aux caractéristiques
de ces routes et repose
sur le droit à compensation,
défini par la loi du 13 août 2004
relative aux libertés et responsabilités locales, qui distingue
l’investissement et le fonctionnement.
Dans le premier cas, elle se base
sur la moyenne des dépenses
d’investissement de l’Etat « constatées
sur une période d’au
moins cinq ans précédant le
transfert de compétences ».
Dans le second cas, on retient
une période de référence de trois
ans. Les engagements pris en
faveur de la montagne lors du
comité des finances locales de
juillet 2005 par les
représentants du ministère
concerné ont été
respectés.
Ainsi, pour les charges
de fonctionnement, un
certain nombre de paramètres
très importants pour la montagne sont intégrés
et calculés sur des critères objectifs
(viabilité hivernale, éclairage
et ventilation des tunnels).
L’altitude prise en compte
pour l’investissement
Mais c’est surtout au niveau des
charges d’investissement que la
spécificité montagne apparaît :
entretien et réhabilitation des
ponts, entretiens des murs de
soutènement, prise en compte
des risques naturels et des équipements
liés à leur gestion.
Sur ce dernier point, la définition
des ratios unitaires annuels distingue
deux formules de calcul
suivant que les départements en
question sont situés en deçà ou
au-delà d’une altitude moyenne
de 500 mètres.
Le décret stipule que l’attribution
des ressources prendra effet,
pour chaque département, le
1er janvier suivant la publication
de l’arrêté préfectoral constatant
le transfert des routes.
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| La mobilisation
des AUXILIAIRES
DU DÉNEIGEMENT
facilitée |
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Grâce à l’article 90 de la loi d’orientation
agricole n° 2006-11 du 5 janvier
2006, le recours aux services d’auxiliaires
du déneigement, agriculteurs en
temps normal, va être grandement
amélioré.
En effet, à la suite de la réforme intervenue à l’automne 2000 en matière
d’organisation de la viabilité hivernale
au sein des départements, du fait de la
mise en place de la circulaire du
21 juillet 2000 relative à l’organisation
et à la sécurité du travail en service
hivernal, l’ANEM avait dénoncé le durcissement
des normes de contrôle et de
sécurité applicables au matériel de
déneigement des collectivités et des
auxiliaires de déneigement.
Cette critique portait essentiellement sur
la nécessité de faire contrôler, pour
chaque auxiliaire et à chaque saison, la
conformité de son matériel au siège du
service des mines situé à la préfecture
du département, sans tenir compte des
caractéristiques de ces véhicules et des
difficultés liées à la distance à parcourir.
Désormais, « pour l’accomplissement
de cette prestation, cette personne
(l’agriculteur), est dispensée de l’obligation
de soumettre son tracteur à une
nouvelle réception par le service des
mines ».
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Lyon-Turin
La polémique
s’envenime |
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Du fait de la radicalisation de l’opposition italienne du Val di
Susa à la mise en place de la liaison ferroviaire du futur Lyon-Turin, en particulier sur les aspects sociaux
et environnementaux, les partenaires institutionnels sont incités à la négociation.
La contestation du chantier lié
au projet du Lyon-Turin intervient
dans un contexte d’autant
plus tendu que, si les travaux
préparatoires ne débutent pas
rapidement, ce chantier pourrait être rétrogradé dans la liste
d’attente des projets d’équipements
structurants retenus par
Bruxelles. En clair, si le percement
du tunnel n’a pas débuté
en 2009, le projet pourrait perdre
les financements européens
qui lui ont été attribués, soit
deux milliards d’euros.
Concrètement, en décembre,
l’association locale des 45 communes
de haute montagne du
Val di Susa, soutenue par la majorité des 70 000 habitants
ainsi que par des mouvements
appartenant à la gauche radicale
et à l’extrême gauche, s’oppose
au tracé de la future ligne. En
effet, elle s’inquiète de l’impact
pour l’environnement et la santé
généré par le percement de l’indispensable
tunnel de 53 km, du
fait de la présence d’uranium et
d’amiante.
Pas de réelle
contestation
Des heurts violents ont eu lieu
sur le théâtre des opérations,
même si, au fond, personne ne
conteste vraiment la nécessité de
cet équipement en mesure de désenclaver l’Italie et de
réduire le transport routier
de marchandises
transfrontalier. Pour calmer
les esprits, les parties
se sont accordées,
sur proposition du gouvernement
italien, afin de lancer
une procédure extraordinaire
d’évaluation d’impact environnemental
sur la galerie de prospection
de Venaus. Les travaux
ne débuteront qu’après cette évaluation, soit en mai 2006.
Par ailleurs, le commissaire européen
aux Transports, Jacques
Barrot, a promis aux opposants
une expertise indépendante afin
de répondre objectivement aux
inquiétudes des populations.
Enfin, le conseil syndical interrégional,
rassemblant les syndicats
du Piémont, du val d’Aoste, de
l’arc lémanique et de Rhône-Alpes, a adopté une motion, le
20 décembre, rappelant sa détermination à faire respecter ses
préconisations en matière de
sécurisation et d’encadrement
social des chantiers et des populations
concernés. |
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