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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 158
ORDURES MÉNAGÈRES
La loi de finances
réaménage la taxe |
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Quatre articles de la loi de finances pour 2006
apportent des modifications qui assouplissent les règles de délibération des communes ou intercommunalités pour
la perception de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).
Lorsqu’ils sont membres d’un
syndicat mixte assurant au moins
la collecte des déchets ménagers,
les établissements publics
de coopération intercommunale
(EPCI) à fiscalité propre ont, au
moment de leur création, deux
possibilités.
La première les autorise à délibérer,
avant le 15 janvier de
l’année qui suit la création de
l’EPCI ou son passage à la fiscalité
propre, pour percevoir la
TEOM pour leur propre compte,
pour autant que le syndicat
mixte n’a pas délibéré en ce
sens avant le 1er juillet pour instituer
la TEOM (ou la redevance).
Toute une gamme
de possibilités offertes
Une seconde possibilité permet
de percevoir directement la
TEOM, dans le cas ou le syndicat
mixte l’aurait instaurée avant le
1er juillet de l’année précédente.
Cette disposition concerne les
impositions 2006.
Jusqu’alors, en cas de rattachement
d’une commune ou d’un
EPCI à un groupement bénéficiaire
de la TEOM, il n’était pas
possible que celui-ci puisse délibérer
après le 15 octobre, afin
d’intégrer les nouveaux membres
dans les zonages précédemment
arrêtés.
Désormais, dans ce cas précis, le
groupement peut, jusqu’au
15 janvier de l’année qui suit ce
rattachement, prendre les délibérations
afférentes à l’application des zonages relatifs à la TEOM
sur le territoire des communes
ou des EPCI rattachés :
● zonage lié à l’importance du
service rendu (apprécié en fonction
des conditions de réalisation
du service et du coût) ;
● zonage lié à la proximité d’une
installation de transfert ou d’élimination
des déchets ménagers ;
● zonage (temporaire) correspondant
au lissage des taux.
Toutefois, ces délibérations ne
pourront pas délimiter des zones
infracommunales ou supracommunales
différentes de celles
définies sur le territoire de la
commune ou de l’EPCI antérieurement
au rattachement.
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| Conférence des finances publiques : la rigueur
en ligne de mire |
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Le 11 janvier s’est tenue la
première conférence des finances publiques destinée à exposer aux représentants
des organismes de sécurité sociale, des collectivités locales et des
partenaires sociaux, la nouvelle donne prônée par l’Etat sur le sujet.
La principale annonce faite par
le Premier ministre a créé l’inquiétude
parmi de nombreux élus présents, puisque celui-ci a
indiqué que désormais l’évolution
des concours de l’Etat
devrait être compatible avec les
normes de dépenses que s’impose
l’Etat.
Concrètement, jusqu’à présent,
les principales dotations de l’Etat
en faveur des collectivités étaient
indexées aux deux tiers sur l’inflation
hors tabac, et pour le tiers
restant sur la croissance du produit
intérieur brut. Les dernières
années, cela s’est traduit par une
progression des masses, notamment
pour la DGF, oscillant
entre 2 et 4 %.
A partir de 2007, pour le budget
de l’Etat, l’évolution des dépenses
sera d’un point inférieure à
l’inflation. Dans cet esprit, le
Premier ministre a exhorté les élus locaux à calquer la progression
des dépenses de l’ensemble
des collectivités locales sur l’inflation,
soit 1,8 % en 2006. Or, si
l’Etat ne peut guère restreindre
ces dépenses, il semble déterminé
à contingenter les recettes
correspondantes.
Les collectivités locales
ne sont pas dispendieuses
A la demande de l’Association
des maires de France et de
l’Assemblée des départements
de France, le Premier ministre s’est engagé à respecter un
moratoire sur toute nouvelle
norme de progression qui n’obtiendrait
pas l’aval des collectivités
concernées.
Pour autant, les élus sont ressortis
avec le sentiment d’être injustement
sanctionnés car, pour
eux, les collectivités locales ne
sont pas responsables du déficit
budgétaire de l’Etat, leur endettement
est faible et elles sont
régies par des règles d’équilibre
rigoureuses.
Ils pensent également qu’une
telle attitude risque de mettre en
péril la plupart des mécanismes
de péréquation qui reposent sur
la croissance des dotations
d’Etat. Ils exigent donc étude et
simulation objectives pour bien
mesurer l’impact d’une telle
décision sur la façon dont les
collectivités pourraient désormais
assumer les compétences
qui leurs sont dévolues. |
| La réforme
de la TAXE
PROFESSIONNELLE
sous surveillance |
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Saisi pour examen de la loi de finances
pour 2006, le Conseil constitutionnel n’a
pas invalidé l’article 85 concentrant les éléments de la réforme de la taxe professionnelle,
mais a attiré l’attention sur
le risque qu’il pourrait faire courir, à
terme, au principe d’autonomie financière
des collectivités locales.
Pour prévenir ce risque, Le Conseil
demande au gouvernement de transmettre
chaque année au Parlement un rapport
sur les recettes propres des collectivités.
Rappelons que la Constitution
exige désormais que ces recettes, additionnées
aux recettes fiscales, représentent
pour chaque catégorie de collectivités
« une part déterminante de l’ensemble
de leurs ressources », et que cette
part ne peut être inférieure au niveau
enregistré en 2003.
Par suite, si l’élément principal de la
réforme, à savoir le plafonnement de la
taxe professionnelle à 3,5 % de la valeur
ajoutée, étudié dans ce rapport, devait
gêner « la gestion d’une collectivité territoriale
au point de porter atteinte à sa
libre administration (…), il appartiendrait
aux pouvoirs publics de prendre les
mesures correctrices appropriées ».
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