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Le Parlement européen a refusé
d’entériner l’accord établi en décembre par le Conseil sur les perspectives financières de l’Union européenne pour
la période 2007-2013. Un compromis pourrait être dégagé d’ici le mois d’avril.
Par 541 voix pour,
56 contre, et 76 abstentions,
les députés européens
ont rejeté les
prochaines perspectives
financières 2007-2013
au motif qu’elles «ne
dotent pas l’Union européenne
des moyens
pour assurer la prospérité,
la compétitivité,
la solidarité et la
cohésion».
Un budget
en récession
La résolution adoptée
incorpore notamment
un amendement présenté
par la députée
européenne, Catherine
Guy-Quint, qui pointe « la réduction inacceptable
des engagements
concernant la compétitivité, la
croissance, l’emploi, ainsi que la
citoyenneté, la liberté, la justice
et les actions extérieures».
De fait, l’accord établi par les
chefs d’Etat et de gouvernement
en décembre, en arrêtant le montant
de 862,36 milliards d’euros
pour la période 2007-2013, à
répartir entre 27 Etats membres, revient à cantonner le budget
communautaire à 1,045 % du
produit intérieur brut (PIB) communautaire,
alors que le budget
2006 atteint déjà 1,093 % pour
25 Etats membres seulement.
Pour quatre milliards
de plus
La marge de manoeuvre est néanmoins étroite et ne pourrait, dit-on,
aller au-delà de 4 milliards
d’euros. Le Parlement n’en réitère
pas moins le scénario qui avait
prévalu en 1999 au moment
d’arrêter les précédentes perspectives
financières, et espère
pour l’instant pouvoir rétablir le
niveau de 1,06 % de PIB qu’avait
en son temps proposé la présidence
luxembourgeoise.
La négociation qui va s’engager
entre la Commission, le Conseil
et le Parlement, devrait aboutir à
une légère augmentation, accordant
ainsi une victoire de principe
au Parlement dans sa compétence
de codécision en
matière budgétaire.
C’est dans cette logique qu’il a
aussi exigé, dans la même résolution,
d’être étroitement associé
à la réforme du budget qui doit
s’engager à partir de 2008. |