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Le projet de
loi relatif aux parcs nationaux et aux parcs naturels marins a été adopté en
première lecture à l’Assemblée nationale le 1er décembre 2005. Bien qu’il
soit encore trop tôt pour juger du contenu final de la loi, certains apports
au texte adopté par les députés méritent d’être relevés.
Par rapport au texte initial du
projet de loi, on relève trois
modifications particulièrement
notoires. La première est le rétablissement
des termes « coeur »
et « zone d’adhésion » pour
qualifier, d’une part, les espaces
protégés de la zone centrale des
parcs nationaux, et, d’autre part,
les anciennes zones périphériques,
rattachées jusqu’à présent
au parc plus par décret « d’autorité » qu’à la suite d’une
démarche volontaire. En cela, le
texte ne fait que reprendre l’une
des propositions du rapport sur
la réforme des parcs, dont l’auteur,
Jean-Pierre Giran, n’est
autre que le rapporteur de la loi à l’Assemblée.
Le deuxième apport, qui rejoint une préoccupation forte des élus, est de procéder à la désignation
du directeur de parc
national sur la base de l’avis
d’une commission, présidée par
l’élu président du parc.
Les implications urbaines
prises en compte
Enfin, la troisième innovation,
défendue par l’ancien président
de l’ANEM, Patrick Ollier, est
l’apparition d’un chapitre nouveau
instituant la catégorie inattendue
des parcs naturels urbains.
Moins paradoxal qu’il n’y paraît,
ce nouveau type d’espaces protégés
devrait permettre de sanctuariser
des espaces verts contre
l’avancée parfois « impétueuse »
de l’urbanisation… |