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Dossier "Agriculture"
Sommaire du PLM 157
PRODUITS DE MONTAGNE
Cinquante signataires
pour la charte européenne |
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Le 7 décembre 2005,
dans les locaux bruxellois du Parlement européen, la charte européenne des produits agroalimentaires de montagne
de qualité a été signée par plus d’une cinquantaine d’organisations de onze Etats membres. L’ANEM était
au nombre des signataires.
La charte proposée par Euromontana
résulte de l’étude entreprise
pour le compte de la
Commission entre septembre
2002 et septembre 2004 sur
l’identité des produits de montagne.
122 produits(1) en provenance
de dix territoires de montagne
répartis entre huit pays européens(2) avaient été passés au crible.
Le texte avait été proposé durant
la présentation des résultats de
cette étude à Cordoue, en
juin 2004. La charte a pour objet
de consigner les critères communs
auxquels devrait répondre
un produit pour que son étiquetage
puisse afficher une provenance
montagnarde synonyme
de contenu qualitatif.
Ses signataires s’engagent, en
fonction de leur nature, soit à en
respecter les termes dans leurs
processus de production, soit à
les défendre auprès de leurs gouvernements
et des instances
européennes pour que cette définition
intègre pleinement la
réglementation communautaire.
Le Parlement
et la Commission intéressés
La cérémonie officielle de signature
s’est déroulée dans une salle
du Parlement européen à Bruxelles sous les auspices de
Joseph Daul, président de la commission à l’agriculture et au développement
rural du Parlement
européen, et en présence de
Jacques Barrot, commissaire aux
transports et vice-président de la
Commission qui ont, l’un et l’autre,
affirmé leur soutien total à la
démarche.
La charte a recueilli 53 signatures
de onze nationalités différentes. Pour l’essentiel, ce sont des organisations
agricoles, nationales,
sectorielles, certaines spécifiques à la montagne, ou encore européennes,
puisque le COPA(3) et la
COGECA(4) figurent parmi elles.
On y trouve les gouvernements
norvégien, roumain et français,
et toutes les associations d’élus
de montagne – ANEM, UNCEM
(Italie), AEM, APMM…
Côté français, on peut relever
que la charte rassemble une
belle unanimité puisque toutes
les instances concernées l’ont
signée, du ministère de
l’Agriculture au réseau des
chambres d’agriculture, et de
l’association Altitude, ou de la
FNSEA, à l’association Porc de
montagne.
(1) Viandes, miels, fruits, fromages, jus
de fruits ou plantes.
(2) France, Italie, Grèce, Roumanie,
Espagne, Norvège, Pologne et Royaume-
Uni.
(3) COPA : Comité des organisation professionnelles
agricoles de l’Union européenne.
(4) COGECA : Confédération générale
des coopératives agricoles de l’Union
européenne.
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L’adjonction
de
la PROVENANCE
MONTAGNE aux
AOC devenue possible |
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La commission mixte paritaire, réunie
le 8 décembre 2005 sur le projet de loi
d’orientation agricole, s’est entendue sur
une disposition qui permettra aux producteurs
AOC des zones de montagne
d’adjoindre l’indication « montagne » sur
l’étiquetage de leurs produits.
Cette possibilité, inscrite à l’article 72 de la
loi, ne concernera que les produits AOC en
provenance de terroirs entièrement classés
en zone de montagne. Elle sera utilisable
uniquement si les professionnels gestionnaires
d’une AOC en font le choix.
Cette possibilité ne sera donc pas accessible
aux terroirs AOC partiellement situés
en zone de montagne. Cela afin de protéger
le régime juridique des AOC contre
toute possibilité de fragilisation commerciale
qui résulterait d’une discrimination
au sein d’une même appellation d’origine
contrôlée entre produits de montagne et
ceux d’autres parties d’un même terroir.
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BUDGET 2006
Stagnation de l’indemnité
montagne |
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En 2003, le ministre de l’Agriculture
s’était engagé à porter à 50 %, d’ici 2007, la majoration des 25 premiers
hectares primés par l’indemnité spéciale montagne. Les 10 %
supplémentaires attendus pour 2006 ne seront pas au rendez-vous.
Conformément à cet engagement
souscrit par le ministre de
l’Agriculture il y a trois ans, les
25 premiers hectares éligibles à
l’indemnité compensatoire de
handicap naturel (ICHN) ont
connu depuis, chaque année,
une majoration de 10 % supplémentaire,
cumulant ainsi une
hausse de 30 % en 2005. On
s’attendait donc à ce que cette
progression se poursuive. Mais,
de façon surprenante, la loi de
finances pour 2006 ne comporte
aucune disposition en ce sens.
Plus décevant encore, la tentative
des parlementaires de l’introduire
par voie d’amendement
a été éconduite à l’Assemblée
nationale tout d’abord, et
ensuite au Sénat. Pour s’y opposer,
le ministre de l’Agriculture,
Dominique Bussereau, s’est
référé à un contexte communautaire
plutôt défavorable
sur le plan budgétaire,
présentant deux obstacles
majeurs.
Une absence
de perspectives claires
D’une part, le financement
d’un tel engagement
nécessite une négociation
préalable avec la Commission
de Bruxelles pour
aménager en conséquence
le plan de développement rural
national. Or, cela serait impossible
car la période actuelle de
programmation arrive à son
terme.
D’autre part, l’absence de perspectives
financières arrêtées à
ce jour pour la période de programmation
2007-2013, avec en toile de fond une prochaine
réforme de la politique agricole
commune, qui s’annonce drastique,
interdit également d’engager
la même négociation sur
cette base.
Le ministre a néanmoins pris
l’engagement de défendre ce
dossier à Bruxelles. Dont acte… |
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