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Dossier " Tourisme"
Sommaire du PLM 157
Fréquentation des stations
Le calendrier des vacances scolaires
toujours pénalisant |
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Le prévisionnel de réservations dressé par la
société COMETE dans le cadre des tableaux de bord économiques (42 stations françaises observées, soit 30 % des
nuitées nationales des stations de montagne, 1 200 hébergeurs enquêtés) fait état d’un marché stable pour cette
nouvelle saison 2005-2006.

L’état des réservations, livré aux
opérateurs des stations au début
du mois de décembre, concernant
le réseau alpin, sur la base
d’un taux de participation de
85 % de l’ensemble de l’hébergement
professionnel, fait ressortir
une baisse des réservations professionnelles
qui s’établit à -1%.
Cette relative stabilité recouvre
des évolutions différenciées
selon les sites. Globalement, le
réseau des stations de moyenne
montagne présente une évolution
positive (+1 %), tandis que
celui des stations d’altitude
marque le pas (- 1,5 %). Il
convient toutefois de tenir
compte de l’incidence de la
mise en service de lits commerciaux
neufs. Au sein du réseau
observé, ce sont 6 200 lits supplémentaires
(essentiellement en
résidences de tourisme) qui sont
ouverts à la clientèle pour cette
nouvelle saison.
Le profil de la saison qui débute
est fortement impacté par le calendrier des vacances scolaires
françaises et européennes, et le
positionnement des jours fériés
de début (Noël et jour de l’an) et
de fin de saison (lundi de Pâques).
Les vacances de Noël, déjà en
retrait l’an dernier, le sont encore
cette saison, et perdent 3 % en
termes de séjours attendus. La
perte est plus prononcée sur la
semaine de Noël que sur celle
du jour de l’an, qui enregistre
des taux de remplissage proches
de 64 % (contre 43 % pour la
semaine de Noël). L’activité de
cette période reste perturbée sur
le plan commercial par le calendrier et le positionnement des
fêtes de fin d’année sur un
dimanche.
L’effet réservation
des neiges de début décembre
A l’issue de la saison précédente,
la fréquentation de la période de
Noël/nouvel an avait connu un
recul d’un peu plus de 17 % sur
l’ensemble des stations du
réseau alpin. Ce recul avait été
amoindri par un report sur la
première semaine de janvier, le
repli de la fréquentation s’établissant
toutefois à -13 % en
cumulant les trois semaines. L’état des réservations de cette
année confirme cette contrainte
importante.
Par ailleurs, les réservations de
début de saison pour certains
sites ont probablement été freinées
par l’enneigement difficile
de l’an dernier. Les chutes de
neige dès début décembre peuvent
incontestablement contribuer à un regain d’intérêt pour
le démarrage de la saison (+3,5
points en quinze jours, soit une
hausse de + 8,5 % pour Noël et +6 % pour le jour de l’an entre
l’enquête du 15 novembre et
celle du 1er décembre).
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| Janvier-février,
une valeur
montante ? |
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L’intervacances de janvier est en progression
de l’ordre de plus de +2 %, et ce sont
les semaines 1 (période des vacances scolaires
européennes) et 2 qui connaissent
les progressions les plus intéressantes. La
semaine 3 (14 au 20 janvier 2006) est en
retrait et perd près de 4 % de remplissage
par rapport à l’hiver dernier.
Avec + 0,4 %, les vacances d’hiver sont en
légère hausse d’activité. Les deux premières
semaines sont en baisse marquée, elles
concernent la zone de vacances du marché
de l’Ile-de-France, avec des retards de l’ordre
de 14 % sur la première semaine, reflétant
ainsi les difficultés à mobiliser et stimuler
le marché francilien autour du produit
neige et ski. La pointe de la saison est
positionnée sur la semaine 8 (18 au
24 février 2006) avec des taux de remplissage
professionnels proches de 76 %.
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| En mars-avril, la date de Pâques
s’avère déterminante |
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Sur la période intermédiaire entre les vacances d’hiver et celles de Pâques, les
performances sont en lien très étroit avec le calendrier des fêtes pascales. Alors
que l’an dernier la fréquentation des stations du réseau avait été favorisée par
un positionnement plus précoce de ces dates, l’état des réservations au
1er décembre souligne l’incidence défavorable de la situation des fêtes pascales
de cette saison pour tous les marchés commercialisés.
Cette période est en retrait de -7,4 % avec une semaine 13 particulièrement faible,
qui perd jusqu’à 17 points de remplissage, et un taux de réservation qui se
situe pour l’instant à 28 % seulement.
Les vacances de printemps sont toujours aussi tardives. Sur des volumes d’activités
plus modestes, cette période est en progression de plus de 20 %, et les seules
semaines 15 et 16 (premières semaines des vacances de printemps) suffisentà donner l’évolution de cette période et à compenser les pertes enregistrées sur
le mois précédent.
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DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC
Comment
recourir à l’avenant dans
les conventions? |
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A l’heure où l’avis rendu par
le Conseil d’Etat sur les délégations de service public appliquées aux
remontées mécaniques vient éclairer la jurisprudence, les parlementaires
tentent de trouver des solutions pragmatiques aux cas les plus délicats.
Afin de maintenir la programmation
des opérations d’investissement
en temps réel lorsque la
sécurisation ou la compétitivité
d’un domaine skiable le justifient,
les députés ont adopté, en
seconde lecture de l’ordonnance
de ratification de la partie législative
du code du tourisme, un
dispositif visant à compléter l’article
L.342-3 de celui-ci, qui
affine le principe dans l’article
179 de la loi relative au
développement des territoires
ruraux.
Il y apparaît que « lorsque la
durée résiduelle d’un contrat
portant sur le service des remontées
mécaniques est insuffisante
pour permettre l’amortissement
normal d’investissements de
modernisation demandés par la
personne publique délégante,
les parties peuvent convenir par
voie d’avenant des conditions
d’indemnisation du délégataire.
La personne publique peut se
faire rembourser tout ou partie de
cette indemnisation par le nouveau
cocontractant pour poursuivre
l’exploitation du service ».
Indemnisation des sortants
et droit d’entrée
Le Conseil d’Etat reconnaît la
légalité des droits d’entrée qui
doivent être justifiés dans la
délégation de service public proposée
au nouveau délégataire et être conformes à l’objet de la
délégation. Ils pourraient comprendre
une somme correspondant à l’indemnité versée au
délégataire sortant au titre des
investissements non amortis qu’il
a réalisés.
Enfin, si les biens nécessaires à
l’exécution du service appartiennent
en principe à l’autorité
délégante et ne peuvent faire
l’objet d’un « rachat », les droits
d’entrée peuvent intégrer le coût
des biens utiles à la délégation
(biens de reprise) que le délégataire
sortant aurait cédés à la collectivité. |
MEUBLÉS DE TOURISME
Modification
dans la fiscalité applicable
aux réhabilitations |
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L’article 20 de la loi
relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005 avait
sensiblement amélioré le régime fiscal applicable aux propriétaires de
meublés touristiques engagés dans une démarche de rénovation, en particulier
pour ceux situés dans le cadre d’un village résidentiel de tourisme.
Afin de renforcer l’attractivité
des mesures fiscales (article 199
decies F du code général des
impôts), les associations d’élus
porteuses du dispositif (ANEM,
ANMSCCT(1), ANMSM(2)) avaient
souhaité, lors des négociations
avec la direction de la législation
fiscale de Bercy, que le crédit
d’impôt puisse être étalé sur
deux années au lieu d’une
seule, en se référant non pas à
l’année d’achèvement des travaux,
mais à celle du paiement
des dépenses.
C’est désormais chose faite avec
l’adoption, dans le cadre de la loi
de finances pour 2006,
de l'article 77, qui autorise
cet aménagement
pour les propriétaires
d’appartements en résidence
de tourisme, en
village résidentiel de
tourisme ou de meublés
de tourisme réhabilités,
dès lors qu’ils
sont situés en zone de revitalisation rurale ou en zone
rurale de l’objectif 2.
L’article 78 de portée générale
dans la même loi, visant à plafonner
les avantages fiscaux,
aurait pu limiter la portée de
cette mesure. Mais le Conseil
constitutionnel a déclaré non
conforme à la Constitution un tel
dispositif, ce qui redonne toute
sa portée à l’aménagement législatif
en faveur de la réhabilitation
de l’immobilier touristique.
(1) Association nationale des maires des
stations classées et communes touristique.
(2) Association nationale des maires de
stations de montagne. |
France Montagnes
La montagne
s’organise autour de
sa promotion |
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Le nouveau consortium de promotion
de la montagne française vient d’aménager sur sa nouvelle plateforme
opérationnelle à Alpespace-Montmélian (73).
Cette inauguration marque l’aboutissement de l’accord de partenariat
signé le 1er février dernier entre l’Association nationale des
maires des stations de montagne (ANMSM-Ski France), le
Syndicat national des téléphériques de France (SNTF), Ski France
International (SFI), les Professionnels associés de la montagne
(PAM), le Syndicat national des moniteurs de ski français
(SNMSF). Ils seront associés selon un plan triennal leur permettant
de mutualiser moyens et efforts pour mieux servir la cause de la
promotion multisaison de la montagne. Les thèmes de travail retenus
se concentrent sur la qualité des services, la variété de l’offre,
la préservation de l’environnement et le prix des prestations.
Une fois les réflexions terminées, il est prévu la définition, ainsi
que la mise en oeuvre d’actions collectives adaptées tant aux marchés
cibles français qu’étrangers et en mesure d’apporter des
réponses pertinentes face à la concurrence accrue et aux mutations
intervenues dans le comportement des clients.
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