|
|
|
|
Sommaire du PLM 157
COMITÉ DIRECTEUR
Orientation
agricole et loi de finances
au coeur des débats |
|
 |
Au milieu d’un ordre
de jour du jour chargé reflétant une actualité législative foisonnante, les
débats du comité directeur de l’Association, lors de sa réunion du 1er décembre
2005, se sont principalement concentrés sur deux points majeurs : le projet
de loi d’orientation agricole et le projet de loi de finances pour 2006.
Le projet de loi d’orientation
agricole a, dans un premier
temps, fait l’objet d’un assez
long débat entre les membres du
comité directeur.
Les élus ont pris acte avec satisfaction
de l’enrichissement substantiel
apporté par le Sénat au
texte, à savoir un chapitre entier
dévolu à la montagne qui comprend
diverses dispositions à
l’apport non négligeable : mise
en chantier d’un code de la
montagne; affirmation de la
prise en compte des handicaps
naturels montagnards et de leur
compensation financière ; confirmation
de la contractualisation
de la fonction agro-environnementale
; droit spécifique de
préemption sur le foncier bâti au
profit des sociétés d’aménagement
foncier et d’établissement
rural ; liste spécifique montagne
des aléas non assurables ; ou
encore possibilité de financement
du débardage par câble
par les collectivités.
Un débat soutenu
sur la qualité
Mais sur ce texte, il s’agissait surtout
d’arrêter une solution de
compromis qui dépasse la différence
d’approche entre députés
et sénateurs sur la possibilité d’adjonction de la provenance
montagne à une appellation
d’origine contrôlée. Si une telle
solution a pu être dégagée et formalisée
ensuite en vue de la
commission mixte paritaire, cette
dernière a en définitive opté pour
une autre issue (voir sur ce sujet
l’article page 8). Le projet de loi
de finances pour 2006 s’est
imposé ensuite comme sujet à la
pointe de l’actualité, puisque le
débat parlementaire battait
encore son plein.
Avancées et inquiétudes
dans le budget 2006
Les parlementaires du comité
directeur se sont félicités de deux
mesures tout juste votées : d’une
part, l’aménagement de la dotation élu local en faveur des collectivités
exclues de 2005 notamment,
et d’autre part, l’indexation
de la compensation de l’exonération
partielle de la taxe sur le foncier
non bâti sur la dotation globale
de fonctionnement.
Mais ils se sont inquiétés de
l’absence dans le projet de loi
de la majoration de 10 % supplémentaires
des 25 premiers
hectares éligibles à l’indemnité
compensatoire de handicap
naturel, et du refus du ministre
d’y remédier. |
 |
Le comité directeur du 1er décembre a procédé à la désignation
de certains de ses membres pour représenter l’association au sein
de deux instances :
● Martial Saddier, au Conseil national du tourisme (CNT) ;
● Martial Saddier, Jean Digonnet, Alice Morel, Pierre Hugon, à
l’Association européenne des élus de montagne (AEM).
|
Tribune libre
« Le code du tourisme
aura été l’occasion
d’avancées notables » |
|
 |
On a trop tendance à réduire la mise en place de codes à
des exercices de synthèse et de clarification qui se
contenteraient de procéder à droit constant. Le tout
nouveau code du tourisme vient justement d’en faire la
preuve inverse.
Bien entendu, pour l’essentiel, les articles
codifiés ne font que reprendre, et par
conséquent reconduire, des dispositions
applicables, jusqu’ici disparates, organisant la
répartition des compétences entre collectivités
territoriales en matière d’aménagement
touristique, les activités et professions du
secteur, le financement de l’accès aux
vacances, sans oublier la fiscalité touristique.
Pour autant, cette même opération n’interdit pas au
législateur d’innover en modifiant ou en complétant la
compilation juridique que l’on soumet à sa ratification.
C’est ce qui est en passe de se produire, puisque les
parlementaires ont modifié le projet de code qui leur était
proposé sur de nombreux points, dont trois sont
particulièrement emblématiques pour le secteur du tourisme
en montagne : l’aménagement de la gestion des délégations
de service public garantissant aux délégataires le bénéfice de
l’amortissement de leurs investissements jusqu’à leur terme ;
l’ouverture du champ des servitudes « pistes de ski », non
seulement aux groupements de communes et aux
départements, mais aussi aux pratiques autres que le ski
alpin : ski de fond, accès aux sites d’alpinisme et d’escalade,
ou accès aux refuges de montagne ; enfin, l’encadrement de
la redevance ski de fond appliquée à la pratique de la
raquette à neige.
S’agissant de cette dernière innovation, on peut regretter
que la presse l’ait montée en épingle et présentée de façon
erronée au grand public. En effet, déjà pratiquée depuis
plusieurs années sur de nombreux sites, la taxation de cette
activité – pour un montant symbolique de l’ordre de deux
euros – se justifie pleinement pour la bonne gestion des
domaines nordiques, au profit de tous ceux qui les
fréquentent, et vient renforcer à point nommé, avec
l’inauguration de ce nouveau code, le principe fondamental
et incontournable désormais, de la coresponsabilité du
pratiquant et de l’aménageur.
Thierry Repentin,
sénateur de la Savoie. |
|
 |
|
|