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Le président Paul Durieu a remis au Premier
ministre, le 17 novembre 2005, le rapport de la Conférence nationale sur les services publics en milieu rural. Celui-ci
a accueilli favorablement ses propositions, notamment la charte des services publics en milieu rural.
Après rappel de certains principes
sur le rôle de l’Etat en
matière de services publics
(organisation globale déclinable à tous les échelons territoriaux,
et fourniture d’ingénierie aux
collectivités), le rapport en vient à des recommandations visant à
améliorer concertation et proximité.
L’échelon départemental,
et ceux de l’intercommunalité
ou du pays y seraient très centraux.
Ainsi, sur la base de diagnostics
départementaux cernant avec
précision l’offre et la demande
en matière de services, seraient élaborés et négociés des projets
de regroupement et de mutualisation,
ou de réorganisation des
opérateurs.
Les modalités d’information et
de concertation à leur sujet au
sein d’une conférence départementale
des services publics
(qui remplacerait l’actuelle
commission départementale
d’organisation et de modernisation
des services publics ) y
seraient considérablement améliorées.
Notamment, les différentes
concertations sectorielles
(services postaux, carte scolaire,…)
seraient coordonnées,
afin de permettre une cohérence
globale, facteur de résultats
optimaux.
Pour une implication des élus à tous les stades
Dans ce contexte, le préfet jouerait
un rôle de coordination et
d’arbitrage accru. Quant aux élus
locaux, ils seraient impliqués à
tous les stades des projets, et ne seraient plus désormais mis
devant le fait accompli. Ce nouveau
cadre appellerait, selon le
rapport, un appui financier, tant
en matière d’investissement que
de fonctionnement, qui justifierait
la création d’un fonds spécifique
pérenne.
Les subventions qu’il accorderait
dans le cadre de contrats de services
publics viseraient trois
types de projets : les « supérettes
administratives » (regroupement
de services de l’Etat ou de plusieurs
opérateurs), les services à
la personne, tels que les maisons
de garde médicale ou les
transports à la demande, le développement
des téléprocédures.
Un accueil favorable
de la part du Premier ministre
Annexée au rapport, une charte
des services publics en milieu
rural, consignant l’essentiel des
principes qui président aux préconisations
de la Conférence,
est proposée à la signature de
l’Etat, de l’Association des
régions de France et de
l’Association des départements
de France, ainsi qu’aux opérateurs.
Le Premier ministre s’est déclaré
d’emblée favorable au contenu
du rapport et notamment au
principe de la charte. Il s’est
engagé à s’en inspirer dans les
décisions qui seront prises désormais.
Pour preuve, le ministre
délégué à l’Aménagement du
territoire, Christian Estrosi, a aussitôt
engagé la concertation préconisée
entre ministères, collectivités
et opérateurs en vue de
parvenir d’ici deux mois à un
consensus. |