| Aménagement du territoire |
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Dossier " Aménagement du territoire"
Sommaire du PLM 156
NOUVEAU DÉCRET ZRR
Un concept
en transition |
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Le décret en Conseil d’Etat du 21 novembre 2005 définissant la nouvelle
configuration des zones de revitalisation rurale (ZRR) jusqu’en 2009 a été publié au « Journal officiel ». Il apporte
des précisions sur les territoires éligibles et fera l’objet d’un arrêté complémentaire listant les communes retenues.
Le nouveau régime des ZRR a
fait l’objet d’âpres discussions
lors des débats entourant le
deuxième article de la loi relative
au développement des territoires
ruraux et a donné lieu à
modification de l’article 1465-
A-II du code général des impôts.
Or, ce dernier ne pouvait s’appliquer
qu’avec la parution du
décret définissant le périmètre
rénové des ZRR.
Le régime fiscal de base en
vigueur dans les ZRR prévoit
essentiellement des exonérations
de taxe professionnelle
limitées à cinq ans et réservées à
certaines entreprises. Seront
concernées les créations ou
extensions d’activité industrielle
ou de recherche scientifique et
technique, ou de service de
direction, d’études, ou d’ingénierie
et d’informatique.
La grande nouveauté réside dans l’obligation de rattachement à un établissement public
de coopération intercommunale à fiscalité propre de la commune éligible. Ces EPCI devront
se situer dans un arrondissement
ou un canton caractérisé par
une faible ou très faible densité
de population et satisfaisant à
l’un des trois critères socio-économiques
suivants : déclin de la
population, déclin de la population
active, forte proportion
d’emplois agricoles.
Le décret prévoit l’actualisation
des données utilisées à partir des
derniers recensements. Il prévoit
aussi la publication, chaque
année, par arrêté ministériel, de
la liste révisée des communes
en ZRR. Celle-ci tiendra compte
des créations, suppressions et
modifications de périmètre des
EPCI à fiscalité propre, constatées
au 31 décembre de l’année
précédente.
Le ministre de l’Aménagement
du territoire s’est engagé à ce
que son ministère publie, début
2006, un document pratique
concernant les ZRR à destination
des collectivités et des
entreprises.
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| La montagne
bien intégrée dans
le transfert des nationales |
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Le projet de décret d’application des dispositions
de la loi du 13 août 2004 relative aux
libertés et responsabilités locales sur le
transfert des ressources correspondant à la
gestion et à l’entretien de l’équipement routier
transféré avait été présenté au comité
des finances locales en juillet dernier.
Le directeur général des Collectivités locales
et le représentant de la Direction des routes
avaient fait état de la possibilité d’intégrer
dans ce texte un effort supplémentaire pour
les départements de montagne sur le volet
investissement.
Le comité des finances locales ayant donné
son aval au principe, la spécificité de la
montagne sera prise en compte en modulant
le calcul des dépenses liées aux risques
naturels, en fonction de l’altitude, de la
nature des ouvrages d’art présents, ainsi
que des zones retenues pour l’attribution
des crédits de viabilité hivernale.
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BILAN BUDGÉTAIRE 2005
La relance de la politique
montagne à l’oeuvre |
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Les discussions relatives aux missions liées à l’aménagement
du territoire, dans le cadre du projet de loi de finances 2006, ont permis au gouvernement de s’exprimer
sur la relance de la politique de la montagne.
La Délégation à l’aménagement
du territoire et à l’action régionale
(DATAR) accorde un intérêt
particulier aux espaces montagnards
qui bénéficient d’un traitement
institutionnel et financier
propre. Outre le financement
des commissariats de massif,
cette administration consacre également à la montagne des
crédits d’intervention au titre de
l’autodéveloppement de ces territoires
et, sous une forme
contractualisée, au titre des
conventions interrégionales de
massif (CIM).
Les crédits affectés au développement
socio-économique dans les
CIM s’élèvent à 189,3 millions
d’euros pour la période 2000-2006, auxquels viennent s’ajouter
150,7 millions d’euros des
régions et départements. Après
une amorce difficile, les programmations
des crédits de ces
conventions ont atteint leur
vitesse de croisière. En 2004,
plus de 19 millions d’euros de
crédits ont été engagés, contre
7,28 en 2000, ce qui représente
305 dossiers. Pour 2005, les prévisions
font état de 23,3 millions
d’euros.
Une baisse à relativiser
A cette première source de financement,
s’ajoutent les crédits non
contractualisés liés à l’autodéveloppement
et mis à disposition
des préfets coordonnateurs de
massif. Ils constituent des
moyens d’intervention souples
pour mettre en oeuvre les orientations
arrêtées par les comités de
massif. Bien que ces crédits aient
diminué depuis 2003, 172 dossiers
ont été soutenus en 2004.
En 2005, ces crédits ont enregistré
un nouveau recul de près de
40 %, à deux millions d’euros,
subissant les effets de la régulation
budgétaire.
Cette baisse peut néanmoins être
relativisée car elle est compensée
par l’augmentation concomitante
des crédits engagés au titre
des conventions interrégionales
(+ 25%). Pour appréhender la
totalité des crédits budgétaires
consacrés à la politique de la
montagne, il faut aussi ajouter le
budget de fonctionnement des
commissariats de massif, qui s’élève à 420,5 millions d’euros
pour 2005.
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