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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 156
BUDGET DE FONCTIONNEMENT
Les communes de montagne et les autres |
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Dexia Crédit local, lors
de son intervention au XXIe congrès de l’ANEM, a réalisé une synthèse permettant de comparer la situation des
communes de montagne avec les données propres au reste du territoire sur la période 1990-2005.
En 1990, les dépenses de fonctionnement
représentaient sur le
plan national 69 % du budget
des communes, et 72 % en
2005. On constate donc qu’elles
ont progressé plus vite que
les dépenses d’investissement,
comptabilisées hors dette.
Sur l’ensemble de la période, les
recettes de fonctionnement ont évolué légèrement plus vite que
les dépenses correspondantes
(3,4 % en moyenne contre
3,2 %). En 2002, les dépenses
réelles de fonctionnement s’élevaient à 624 €/hab. pour l’ensemble
des communes, 773 €/hab.
pour l’ensemble des communes
de montagne, et 609 €/hab.
pour les communes de montagne
non touristiques.
Plus d’épargne
en montagne
Parmi ces dépenses de fonctionnement,
les dépenses de personnel
représentent aujourd’hui
50 % du total, contre 42 % en
1990, et s’élèvent à 270 €/hab.
pour l’ensemble des communes,
289 €/hab. pour les communes
de montagne, et 241 €/hab.
pour les communes de montagne
non touristiques.
Quant au taux d’épargne brute
des communes (différence entre
les recettes réelles de fonctionnement
et les dépenses réelles
de fonctionnement, hors charge
de la dette), on constate qu’il est
passé de 6 milliards d’euros en
1990 à 10,8 milliards d’euros en
2005. Sur ce point, les communes
de montagne se situent plus
favorablement, puisque ce taux
d’épargne varie de 20,2 %
(ensemble des communes) à
23,6 % (communes de montagne),
pour plafonner à 24,2 %
(communes de montagne non
touristiques). Cela traduit une
gestion raisonnable et prudente
du quotidien des communes de
montagne.
Enfin, en ce qui concerne le
poids de la dette, on peut parler
d’amélioration sensible pour
l’ensemble des communes,
puisque les charges d’intérêt
sont passées de 12 % des
dépenses de fonctionnement en
1990, à 4 % aujourd’hui.
Des craintes d’endettement
persistantes
La véritable décrue s’est amorcée
en 1995 et semblerait se stabiliser
désormais, ayant suivi l’évolution
des taux d’intérêt et les cycles
communaux d’investissement qui
connaissent des pics en année
pré ou immédiatement postélectorale où se décide la majeure
partie des investissements.
Ce constat n’empêche pas les
maires, surtout ceux des communes
de moins de 2 000 habitants
(40 %), d’envisager la
dégradation de la situation
financière de leur collectivité,
comme en témoignent les résultats
de la huitième édition du
baromètre financier des communes
présenté lors du dernier
congrès de l’AMF.
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| Les maires plutôt optimistes
sur l’investissement |
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D’après le baromètre financier des communes,
l’enthousiasme des maires à l’égard de
leur capacité d’investissement n’a jamaisété aussi élevé (73 % de satisfaits), même
si seulement 52 % d’entre eux envisagent
d’augmenter réellement leurs investissements
au cours des trois prochaines années.
Ce sont vraiment les collectivités locales qui« tirent » l’investissement public, à l’instar
des investissements communaux qui ont
bondi de 30 % en trois ans.
Pour les communes, il atteindra 21 milliards
d’euros en 2005 et 5 milliards d’euros pour
les groupements à fiscalité propre. Et,
depuis 1995, on note que la courbe des
investissements est quasi alignée sur la
courbe de l’endettement.
Quoi qu’il en soit, les communes de montagne
sont leaders sur ce secteur, puisqu’en
2002, les dépenses d’équipement représentaient
262 €/hab. pour l’ensemble des
communes, 403 €/hab. pour les communes
de montagne, et 343 €/hab. pour les communes
de montagne non touristiques.
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TAXE PROFESSIONNELLE Les députés
enfoncent le clou |
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La taxe professionnelle a
constitué la pierre d’achoppement des débats à l’Assemblée nationale, tant
sur la réforme fiscale que sur l’ensemble de la loi de finances. Les options proposées
par le gouvernement ont été adoptées par les députés, même si le
ministre du Budget a promis des simulations sur « échantillons pertinents ».
En fin de première lecture, les
députés ont adopté le plafonnement
de la taxe professionnelle à 3,5 % de la valeur ajoutée,
proposé dans le projet de loi de
finances pour 2006.
Cette mesure s’appliquera à partir
de 2007 et comportera une
sorte de ticket modérateur. Celui-ci
amènera chaque collectivité
territoriale à participer au dégrèvement
accordé pour un montant égal aux bases fiscales des établissements des entreprises
plafonnées. Le ticket modérateur
sera calculé à partir du différentiel
de taux entre l’année d’imposition
et le taux de référence.
Le gouvernement souhaitait que
ce taux soit celui de 2004, mais
les députés ont préféré la formule
désignant le « taux le plus faible
entre les taux suivants : le taux de
l’année 2005, le taux de l’année
2004 majoré de 4,5%, ou le taux
de l’année d’imposition ».
Des disparités
inquiétantes
De nombreux députés ont rappelé
que la part des bases de taxe
professionnelle des entreprises
plafonnées est variable d’un territoire à l’autre, pouvant atteindre
80 % pour les départements, et
plus de 90 % pour les communes
et les EPCI à fiscalité propre, ce
qui n’ira pas sans effets pervers.
Jean-François Copé, ministre
délégué au Budget, n’a pas
démenti et s’est engagé à réfléchir à un mécanisme correcteur
qui pourrait être discuté prochainement
au Sénat.
Enfin, les députés ont fixé à
1,5 %, contre 1 % aujourd’hui,
le taux de plafonnement de la
taxe professionnelle en fonction
de la valeur ajoutée pour les
entreprises de travaux agricoles,
ruraux et forestiers, dont l’activité
est saisonnière. |
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