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Par décret du 28 octobre 2005, les communes du
Morvan classées en zone de montagne, jusqu’ici isolées, se trouvent incorporées dans l’organisation de massif du
Massif central. Passant outre la discontinuité territoriale, ce rattachement répond à une logique institutionnelle de
longue date soutenue par l’ANEM.

En termes géographiques, le
Morvan présente toutes les caractéristiques
d’un massif montagneux,
en dépit d’une altitude
moyenne plutôt modeste, puisque
son point culminant n’est
que de 901 mètres. Les contraintes
directement liées aux accidents
du relief et aux rigueurs du
climat ne laissent aucun doute.
Séparé physiquement du Massif
central, alors que tous deux sont
issus de l’érosion de l’ancienne
chaîne hercynienne de l’ère primaire,
le massif du Morvan se
caractérise par une couverture
forestière et une hydrographie
plutôt denses.
L’aboutissement
d’une mobilisation des élus
Ce territoire a de longue date
démontré sa cohérence en étant
le support, depuis 1970, d’un
parc naturel régional. Mais son
unité montagnarde restait à parfaire
sur le plan juridique. En
effet, les communes du massif,
classées en zone de montagne
au lendemain de la loi montagne
du 9 janvier 1985, ne formaient
pas entre elles un territoire
continu qui fasse ressortir
une cohérence suffisante pour
une reconnaissance en tant
qu’entité de massif.
Sous l’impulsion du président du
parc naturel régional, et avec l’appui
de l’ANEM, les élus locaux se
sont mobilisés pour obtenir le
classement de cohérence de communes
complémentaires. Le territoire
ainsi constitué couvre désormais
dix-neuf cantons aux confins
des quatre départements bourguignons (Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne), et regroupe une
population de quelque 59 000
habitants.
Un rattachement
pragmatique
Cette dimension est insuffisante
pour justifier l’affectation d’un
commissaire à temps plein et
l’installation d’un comité de
massif. Cela explique que le
Morvan ne puisse être reconnu
en tant que massif à part entière
d’un point de vue juridique.
C’est pour cette raison que le
décret du 28 octobre incorpore
cet ensemble dans l’espace du
Massif central.
Un décret complémentaire, qui
reste à paraître, devrait en tirer
les conséquences pour ce qui
concerne la composition du
comité de massif et le relais du
commissariat de massif que
pourrait assurer par délégation
l’administration du parc naturel
régional.
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