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| XXIe CONGRÈS
à
Piedicroce,
Haute-Corse, Ateliers |
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Sommaire du PLM 155
Loi d’orientation agricole
Quelle place pour la montagne
dans le texte en préparation? |
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Cet atelier, présidé par la députée
des Hautes-Pyrénées, Chantal Robin-Rodrigo, avait pour rapporteur Paul Blanc, sénateur des Pyrénées-Orientales.
On y a fait le point sur la discussion du texte par l’Assemblée nationale et on s’y est interrogé sur l’absence de toute évocation de la spécificité montagnarde dans le texte initial du projet de loi, autant que sur la rareté des amendements
adoptés à ce jour.
Alors que les principaux enjeux
pour l’avenir de l’agriculture de
montagne dépendent très largement
du niveau européen,
aujourd’hui, l’Union européenne
n’a pas encore reconnu la spécificité
de la montagne. L’adoption
d’un article, dans la LOA (loi
d’orientation agricole), instituant
un code de la montagne, renforcerait
la lisibilité d’une réalité territoriale
que l’on tend de plus en
plus à diluer dans la ruralité.
En ce qui concerne la LOA, le
texte avait, lui, vocation à s’intéresser à un certain nombre
d’aspects particuliers de l’agriculture
de montagne. Les sénateurs
présents se sont déclarés déterminés
à les défendre.
Sur le thème de la pression foncière,
obstacle majeur à l’installation,
il a été rappelé avec vigueur
que les SAFER (sociétés d’aménagement
foncier et d’établissement
rural) doivent évoluer vers plus de
pragmatisme. Ensuite, l’occasion était offerte de faire reconnaître la
contribution positive de l’agriculture,
du pastoralisme et de la forêt
à la bonne gestion des espaces
montagnards et d’instituer le principe
de la rémunération contractualisée
de ce type d’aménités. Il
a entre autres été déploré que la
Commission nationale du pastoralisme,
instituée par la loi DTR,
ne soit pas installée. Enfin, de
longs débats ont souligné que
l’amendement permettant de
cumuler les labels AOC et «montagne », adopté à l’Assemblée sur
proposition des députés de montagne,
suscite certaines réserves.
La reconnaissance prochaine, au
niveau de l’Union européenne,
d’une nouvelle catégorie de
signes de qualité, pourrait constituer
une solution. |
Vivre en montagne
Concilier initiatives locales
et impulsion nationale |
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Pour tenter d’estimer le degré de « vivabilité »
en montagne, l’atelier présidé par Jean-Henri Mir, maire de Saint-Lary-Soulan (Hautes-Pyrénées), avec pour rapporteur
Pierre Morel-A-L’Huissier, député de la Lozère, s’est organisé autour d’une série de questions. Quelles sont
les conditions pour le maintien ou l’arrivée de nouvelles populations actives en montagne ? Quelles sont leurs
attentes ? Comment fédérer les dynamiques à l’oeuvre sur le terrain ? Quelles réponses politiques ou économiques
peuvent être apportées par les élus locaux et les divers acteurs au plan national ?
Au regard des attentes et des
propositions exprimées par des
jeunes montagnards, ou encore
des échos que l’on peut entendre
au travers de réponses
apportées sur le plan local, quatre
thèmes constituent des
points de repère.
Tout d’abord, les problématiques
du foncier et du logement
ne peuvent pas être dissociées.
Les pressions et les concurrences
d’usage subies par le premier
limitent souvent le potentiel
de logement exploitable.
Plusieurs propositions tendent à
susciter une meilleure maîtrise
du foncier au travers des documents
d’urbanisme et une
meilleure accessibilité au logement,
en particulier par des systèmes
de couverture de garantie
ou de parrainage de populations
précarisées. Au sujet des NTIC
(nouvelles technologies de l’information
et de la communication),
les réactions ont été nombreuses.
Les zones blanches sont en effet
très concentrées sur la montagne.
France Télécom estime qu’il existe
des technologies adaptées à toutes
les situations et qu’il est possible
de pratiquer une politique tarifaire
intégrant la péréquation.
Reste à savoir quelle peut être la
place des différents niveaux de
collectivités dans ce schéma et
comment utiliser au mieux cette
technologie, notamment en termes
de désenclavement.
Quoi qu’il en soit, il est évident
que la montagne ne peut rester à
l’écart des enjeux, alors que de
nouvelles formes de travail et de
formation peuvent se construire
autour de ces outils.
Dernier point : en ce qui
concerne la pluriactivité et la
saisonnalité, les initiatives foisonnent.
L’ANEM a lancé une étude pour les évaluer, étudier
leur caractère transposable et les
diffuser, le cas échéant.
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Développement durable
L’eau et les énergies
renouvelables en montagne |
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Cet atelier était présidé par Pierre
Jarlier, sénateur du Cantal, avec Jean Launay, député du Lot, à ses côtés en tant que rapporteur. Une fois présentés
les aspects essentiels, pour la montagne, du projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, adopté en première
lecture au Sénat, la réflexion a porté sur les récentes évolutions dans le secteur de l’énergie et sur l’expérience
corse en matière d’énergies renouvelables.
En année moyenne, l’hydroélectricité
représente 13 à 14%
de la production électrique en
France. Quelques aménagements
supplémentaires sont
encore possibles mais, à l’évidence,
l’hydroélectricité ne permettra
pas d’atteindre l’objectif
2010 : passer à 21% le recours
aux énergies renouvelables.
Pierre Roux, délégué du bassin
Rhône-Méditerranée - EDF, a
pointé la difficulté, pour le gestionnaire
des ouvrages, à gérer la
question des débits réservés.
Guy Pustelnik, directeur de l’Etablissement
public territorial du
bassin de la Dordogne, a alors
souligné la nécessaire conciliation
des usages, les indispensables
solidarités amont/aval, le
concept de gestion intégrée des
bassins versants.
L’idée émise de lier un calendrier
de l’eau à l’exploitation des
chaînes d’ouvrages hydroélectriques
a lancé un large débat dans la salle. Jean-Michel
Palazzi, chef de service ingénierie à l’Office d’équipement
hydraulique de Corse, et plusieurs
intervenants, ont témoigné
de la spécificité de l’alimentation
électrique de l’île (politique
volontariste de la forêt, utilisation
de la biomasse, recours à
l’éolien).
La réponse aux besoins d’échanges
apportée par la charte de
concertation de l’éolien et par le
travail du conseil énergétique a été soulignée. L’expérience insulaire,
qui paraît transposable,
pourrait déboucher sur des plans éoliens opposables.
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