« Un temps politique
fort pour la montagne »
Au lendemain du congrès de Piedicroce, il n’y a plus
de doute possible : l’ANEM a atteint une maturité qui
en fait désormais un acteur essentiel du paysage politique
des associations d’élus. J’en veux pour preuve la
constante assiduité des élus à cette rencontre annuelle
et la venue cette année de pas moins de trois ministres
du gouvernement.
En prise directe avec l’actualité, notre congrès est
devenu une tribune à partir de laquelle sont délivrés des
messages essentiels pour le devenir de la politique de la
montagne. Ainsi, le point qui a été fait sur l’application
du droit de la responsabilité des élus a permis de mettre
en lumière la préoccupation croissante des élus sur le
sujet. Elle se justifie au regard d’une jurisprudence incertaine
qui semble méconnaître l’esprit de la loi et cela
appelle sans doute quelque mise au point législative.
Par ailleurs, et c’est probablement sous cet angle que
ce XXIe congrès restera dans les annales, les spécificités
territoriales de la montagne devraient se trouver consacrées
prochainement dans deux domaines majeurs :
d’une part, celui des services publics, dont la proximité
serait appréciée non seulement en distance mais aussi
en temps, et d’autre part, celui des finances locales
sur lesquelles le ministre en charge des Collectivités
s’est déclaré ouvert à l’insertion de la qualité
environnementale des territoires dans
les critères d’attribution des dotations aux
collectivités.
Martial Saddier,
député de la Haute-Savoie,
secrétaire général de l’ANEM.