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Suite à la publication de la
loi relative au développement des territoires ruraux, un certain nombre de producteurs fromagers ont sollicité de
nombreux parlementaires et le président de l’ANEM pour revenir sur l’interdiction posée par l’article 195 d’adjoindre
le régime « montagne » à celui d’AOC. La loi d’orientation agricole devrait s’y employer.
En disposant qu’AOC et « provenance
montagne » étaient
incompatibles, l’article 195 de la
loi relative au développement
des territoires ruraux a mécontenté
une catégorie de producteurs
AOC. Certains considèrent
qu’une telle adjonction pourrait
constituer auprès du consommateur
un attrait supplémentaire
pour leurs produits. Elle contribuerait à entretenir et promouvoir
une image valorisante de la
montagne et de son apport qualitatif
indéniable dans les processus
de production.
La démarche pétitionnaire entreprise
par ces producteurs auprès
des parlementaires de montagne
a retenu l’attention du président
de l’ANEM qui, en retour, a organisé
le 19 juillet 2005 à l’Assemblée
nationale une réunion avec
l’ensemble des producteurs disponibles.
Au cours de celle-ci,
l’échange de vue a permis d’envisager
des améliorations du
dispositif.
Deux amendements
pour plus de visibilité
Deux amendements, modifiant
l’article L644-2 du code rural, ont
ainsi été mis au point, qui ont
vocation à être adoptés lors du
débat législatif relatif au projet de
loi d’orientation agricole.
Le premier vise à renforcer la visibilité
de l’utilisation effective de la
provenance montagne en imposant à chaque interprofession qui
en fait l’usage de présenter un
rapport annuel.
Le second rouvre la possibilité
d’adjoindre AOC et provenance
montagne en en précisant les
modalités à respecter. Deux situations
sont ainsi distinguées, selon que le terroir couvert par une
AOC est entièrement ou partiellement
classé en zone de montagne.
Lorsque l’AOC est intégralement
montagne, l’amendement
rétablit la libre possibilité d’adjoindre
l’indication de provenance « montagne »…
En principe donc, cela relèvera
du choix individuel de chaque
producteur, mais il est probable
que la moindre initiative en ce
sens conduise à une généralisation
spontanée chez tous les producteurs
de la zone.
Par contre, lorsque le terroir de
l’AOC n’est que partiellement
classé en zone de montagne,
l’adjonction ne sera permise que
si l’organisme professionnel qui
assure la défense ou la gestion de
l’AOC en fait la demande et
après autorisation expresse de
l’autorité administrative qui permet
l’utilisation de la dénomination «montagne».
Le comité directeur du 8 septembre
2005 a arrêté sa position en
approuvant ces deux propositions
d’amendement qui devraient
donc être défendues par les parlementaires
du groupe montagne. |