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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 154
LOI DE FINANCES
Les nouveautés fiscales du
projet 2006 |
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A l’heure où trois associations d’élus (Maires de France, Départements de
France, Régions de France) s’associent pour la rédaction de propositions relatives à la fiscalité locale pour la
fin de l’année, le contenu du projet de loi de finances relève du simple aménagement.
Le Premier ministre a annoncé,
le 13 septembre, un
allègement de 20 % de la
taxe sur le foncier non bâti
(TFNB) acquitté sur les terres
agricoles. Le coût de cette
mesure, estimé à 140 millions
d’euros, sera compensé aux
communes par l’Etat, sans
indication de durée.
Le dégrèvement de taxe professionnelle
(TP) sur les
investissements nouveaux,
consenti par l’Etat sur les
deux premières années, et
mis en place en 2004, sera
dégressif et étalé sur trois ans.
A partir du 1er janvier 2006,
les nouveaux investissements
seront exonérés de
TP la première année,
l’année suivante
pour les
deux tiers, la troisième
année pour
le tiers restant. Ils
réintégreront totalement
la base
imposable de droit
commun la quatrième
année.
Cette mesure s’inscrit
dans le plafonnement à 3,5% de
la valeur ajoutée
décidée récemment par le
gouvernement et devrait permettre
une sortie en douceur
du mécanisme de dégrèvement
pour les investissements
nouveaux.
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Budget des communes
Une étude qui s’intéresse aux
communes de montagne |
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La Direction générale des collectivités
locales (DGCL) a réalisé une étude sur la situation budgétaire des communes de moins de 10 000 habitants
en 2002. Les communes de montagne y ont été étudiées spécifiquement, qu’elles soient ou non touristiques.
Lorsque les communes sont touristiques,
les ratios en euros par
habitant sont à analyser avec précaution.
En effet, ceux-ci ne tiennent
pas compte d’une importante
population saisonnière qui induit
souvent des montants de dépenses
ou d’encours de la dette élevés,
qui ne traduisent pas pour autant
une situation financière critique.
Les communes touristiques de
montagne se caractérisent par un
niveau de dépenses de fonctionnement
par habitant trois fois
supérieur à celui des autres communes
de métropole, du fait du
poids de l’intérêt de la dette lié à
des programmes d’investissement
nécessairement lourds.
Des recettes de fonctionnement
plus dynamiques
Parallèlement, les recettes de
fonctionnement semblent plus
dynamiques que dans les communes
non touristiques et les
encours de la dette ont souvent
pu être renégociés favorablement,
permettant aux communes touristiques de dégager un niveau
d’épargne positif en augmentation.
Par ailleurs, les dépenses
réelles d’équipement des communes
touristiques se sont stabilisées
alors qu’elles ont nettement
baissé ailleurs. Les communes
de montagne non touristiques
traitées ici sont celles intégralement
classées montagne.
Toutes les communes de montagne
ont une répartition démographique
semblable. Ainsi, 96%
de la population réside dans des
communes de moins de 2 000
habitants, ce qui influence les ratios obtenus.
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