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Sommaire du PLM 154
XXI CONGRÈS DE L’ANEM
Temps forts
du congrès de Piedicroce |
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Table
ronde, ateliers et débats jalonneront les deux premières journées du programme.
Autant d’occasions pour les élus de s’informer, d’échanger, et de
faire remonter des questions auxquelles devraient s’efforcer de répondre
les trois ministres annoncés.
La journée du jeudi 20 octobre
sera partagée en séquences de
formats divers : tout d’abord, en
matinée, une rencontre fermée
entre représentants des conseils
régionaux de montagne et présidents
des commissions permanente
des comités de massifs,
configuration inédite pour
envisager les perspectives des
contrats de plan et conventions
interrégionales de massif.
Le début d’après-midi sera un
temps fort avec la table ronde
consacrée aux responsabilités
du maire de montagne,
notamment vis-à-vis des grandes
infrastructures et des
risques naturels. Le sujet mobilise
en effet fortement suite aux
diverses décisions de justice
rendues depuis l’adoption de
la loi Fauchon qui devait limiter
la responsabilité pénale des élus et ne semble pas avoir
produit les effets escomptés.
Une session
plénière riche
La seconde partie de l’aprèsmidi
se divisera entre trois
réunions simultanées. Les deux
premières sont des ateliers
consacrés, d’une part, à l’agriculture
de montagne au regard
de la nouvelle loi d’orientation
agricole, et d’autre part, à l’eau
et aux énergies renouvelables.
La troisième sera une rencontre entre élus et jeunes montagnards
autour du thème «Vivre en montagne ».
La journée plénière du vendredi,
au-delà de la traditionnelle
assemblée générale, aux
premières heures, se décomposera
en deux importantes
séquences de débats.
Celle de la matinée portera sur
la question de l’accès aux services publics, et se déroulera
en présence notamment de
Paul Durieu, président de la
Conférence nationale des services
publics en milieu rural, et
sera conclue par Christian
Estrosi, ministre délégué à
l’Aménagement du territoire.
La séance de l’après-midi s’ouvrira
avec l’allocution du ministre
de l’Agriculture, Dominique
Bussereau, puis s’intéressera à
la réalité et aux perspectives
financières de la montagne
sous trois angles: l’impact des
surcoûts de l’activité économique
en montagne, leur prise
en compte dans le cadre de la
nouvelle DGF, et l’encadrement
budgétaire des fonds
structurels européens.
C’est le ministre délégué aux
Collectivités locales, Brice
Hortefeux, qui clôturera les travaux
de cette 21e édition du
congrès des élus de la montagne
qui s’annonce aussi riche
que varié. |
Tribune libre « Pas de population
sans services publics » |
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L’époque est révolue où les services publics étaient un dû, une
certitude inébranlable dans l’esprit du citoyen que l’Etat les
financerait à proximité de chez lui quoi qu’il arrive. Ebranlée
d’une part par l’Europe, qui restreint rigoureusement leur
champ d’intervention à des activités hors concurrence, c’est-à dire
sans perspectives de profits, et, d’autre
part, par cette obsession très contemporaine
de la rentabilité, qui en l’occurrence devient
parcimonie budgétaire, la proximité des
services publics est aujourd’hui impitoyablement
conditionnée à leur rendement et
fait même l’objet d’une gestion en flux tendu.
Les fermetures interviennent sans appel à la
moindre baisse de régime.
On peut penser ce que l’on veut de cette évolution, on n’a pas d’autre choix que de la
constater et d’en tenir compte. Ce contexte
place forcément l’élu local en première ligne,
car c’est à lui désormais qu’il appartient de se battre et d’investir
pour maintenir chez lui des services publics vivants. Et devant
ce défi (coûteux), il convient non seulement de se montrer
déterminé, mais également de sérier les priorités et de faire les
bons choix. Bien entendu, l’école et la poste conservent leur
fonction d’ancrage des populations à leur territoire et méritent
toute notre attention, mais plus que tout, le salut des services
publics passe par le raccordement aux technologies de
l’information et de la communication. Non pas parce qu’elles
permettent de délivrer à distance toutes sortes de prestations
relevant du service public, mais avant tout parce qu’elles sont
déterminantes et exclusives de la fixation des entreprises et des
jeunes générations.
Tel est le sens de ce qui a été entrepris à Piedicroce, à travers
la maison des services publics, depuis 1999, et la maison des
entreprises, ouverte l’an dernier. Et j’espère qu’à l’occasion de
la tenue du congrès de l’ANEM, notre exemple servira à nos
collègues des Elus de la montagne. |
| PIEDICROCE : un village
historique et moderne |
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Situé à 650 mètres d’altitude, au coeur de la
Castagniccia, la châtaigneraie corse, Piedicroce est
le chef-lieu du canton d’Orezza-Alesani, comptant
14 villages organisés en SIVOM. Cette commune de 120 habitants, éloignée de près d’une heure de route de
Bastia, dispose d’atouts originaux grâce à son patrimoine historique (son église baroque du XVIIe siècle renferme
entre autres trésors le plus ancien orgue de Corse), et ses possibilités de randonnées pédestres,
notamment vers le couvent d’Orezza (où Pascal Paoli écrivit les «Consulte», qui servirent de base à la première
Constitution), ou encore la source d’Orezza d’où jaillit naturellement une eau unique en son genre.
Mais Piedicroce retiendra surtout l’attention des élus avec sa maison de services publics dynamique grâce à
laquelle toute la population a accès au haut débit. |
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