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Sommaire du PLM 154
Unités toutistiques nouvelles
Le décret toujours
en discussion |
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Une audience des deux associations d’élus montagnardes chez le
ministre de l’Aménagement du territoire, le 6 septembre, a permis de montrer que le projet de décret relatif à la nouvelle
procédure des unités touristiques nouvelles (UTN) n’était pas clairement abouti, faute de concertation suffisante.
Sur le point d’être transmis au
Conseil d’Etat dans le courant
de l’été, le projet de décret sur
la nouvelle procédure UTN a été retenu à la suite de la
demande d’audience adressée
aux ministres de l’Equipement
et de l’Aménagement du territoire
par l’Association nationale
des élus de la montagne
et l’Association nationale des
maires de stations (ANMSM), à
la mi-juillet.
La rencontre avec Christian
Estrosi a d’abord permis d’établir
avec certitude que la commission
permanente du
Conseil national de la montagne
du 11 janvier, devant
laquelle le projet initial de
décret a été présenté, n’a pas
reçu d’approbation globale.
En l’absence de compte rendu écrit, le témoignage direct de
Michel Bouvard, président de
ladite commission l’a attesté.
Ensuite, le texte du projet, qui
ne tenait guère compte des propositions
ANEM-ANMSM, est
resté inchangé depuis, malgré
une réunion de concertation
entre les cabinets ministériels et
les deux associations d’élus, le
8 mars 2005, et un courrier en
date du 12 juillet 2005.
Des notions à clarifier
Face à ce constat, le ministre
s’est montré très ouvert à une
contribution que les deux
associations lui communiqueraient
dans les meilleurs
délais. Les élus ont pointé un
certain nombre de lacunes
dans le texte (déjà signalées de
longue date pour la plupart),
sur lesquelles ils souhaitent
que leurs propositions soient
reprises.
Ainsi, ils ont souligné la nécessité
de disposer de définitions claires et juridiquement fiables
afin de ne laisser aucune
marge d’interprétation au juge,
pour des notions aussi sensibles
que celles de domaine
skiable, d’équipement touristique
ou encore d’aménagement
de pistes.
Par ailleurs, ils ont rappelé
leur attachement à ce que le
nouveau régime des UTN
n’en étende pas exagérément
le champ, ce qui est manifestement
le cas pour les terrains
aménagés pour la pratique de
sports motorisés (qui sont déjà
contraints à une procédure
très encadrée), les ascenseurs
urbains, ou les campings de
petite dimension.
Enfin, ils ont critiqué le fait
que le dossier à instruire au
niveau départemental soit
tout aussi lourd que celui à
présenter au niveau du massif,
rappelant que l’allégement
des procédures était une
demande forte à laquelle le
gouvernement avait souscrit. |
Agence interrégionale de massif
L’expérimentation des Vosges
a tourné court |
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« PLM » (N°139 et 141) a abondamment traité de l’expérimentation
interrégionale de massif menée dans les Vosges autour de l’agence du même nom. Cette structure
ne survivra pas aux divergences de stratégie liées à la nouvelle donne régionale. Elle sera donc dissoute
d’ici la fin de l’année.
Héritière du travail et de l’esprit initiés par le
pôle Massif des Vosges, l’agence avait pris sa
vitesse de croisière en 2003. Depuis cette date,
en effet, elle était chargée de la coordination des
projets des collectivités locales, des acteurs
socio-économiques et du milieu associatif impliqués
dans le développement, l’aménagement et
la protection du massif.
Placée sous la responsabilité des trois régions
présentes sur les Vosges : Alsace, Lorraine,
Franche-Comté, et cofinancée par elles, l’agence
apportait un soutien en ingénierie et assurait la
maîtrise d’ouvrage de nombreux dossiers (étude
sur l’hébergement en montagne, site Internet sur « la route du bois », magazine «Massif des
Vosges », charte du massif…).
Afin de respecter les termes de l’agrément d’expérimentation
accordé courant 2003 par Jean-Pierre
Raffarin, alors Premier ministre, cette structure, sous
statut associatif, devait se transformer en établissement
public avant le 31 décembre 2004 et opter
pour le statut de syndicat mixte. Cela supposait des
délibérations concordantes des trois régions.
Des prérogatives à resituer
Entre-temps sont intervenues les élections régionales
de mars 2004, et la région Alsace n’a pas
délibéré en ce sens dans les délais. De fait, il ne
restait guère d’autre choix que de mettre un
terme à l’expérimentation. L’Etat semble avoir
tiré la même conclusion et a souhaité restituer
les prérogatives récemment assumées par
l’agence au comité de massif ainsi qu’au commissariat
de massif, qui sera réactivé avec la
nomination d’un nouveau commissaire.
Dès lors, la concertation sur la politique interrégionale
de massif et le schéma correspondant
retournent dans le giron des ces institutions classiques
en matière de politique de la montagne.
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Ours des Pyrénées :
La ministre de
l’Ecologie et les élus
maintiennent leurs posotions |
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Après avoir fait connaître cet été le report
des réintroductions initialement prévues
pour cet automne, Nelly Olin s’est rendue
en visite à Arbas, commune de Haute-Garonne, où se tenaient Les Automnales de
l’ours, organisées par les partisans de l’ours.
Soucieuse de neutralité, la ministre a également
rencontré une délégation
d’éleveurs ariégeois opposés au plan de
réintroduction. A l’occasion de ce déplacement,
Nelly Olin a évoqué à nouveau le statut
d’interlocuteurs privilégiés qu’elle
entendait accorder aux élus sur ce dossier
en se référant à une « charte » qui serait en
discussion avec les élus de la montagne.
Si l’écoute des élus constitue pour l’ANEM
un élément nécessairement central et
incontournable de ce dossier, notre association
tient à rappeler qu’elle n’a jamais
souscrit d’aucune manière que ce soit à
l’idée d’un document sur la question qui
serait paraphé avec le ministère. |
Performances environnementales
La politique française
de l’environnement bien notée |
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Une étude récente de L’Organisation de coopération pour le développement économique
(OCDE) a fait le bilan de la politique environnementale de la France et en a tiré une série de
recommandations, dont certaines visent assez précisément la montagne.
Le diagnostic établi est, dans
un premier temps, plutôt flatteur.
Il souligne les points forts
par lesquels la France se singularise
dans le domaine de l’environnement
: l’inscription
dans la Constitution de la
charte de l’environnement, les
avancées en matière de prévention
des risques avec la loi
de 2003 sur les risques naturels
et technologiques, la prise
en compte croissante des liens
entre santé et environnement,
les progrès en matière de
réduction des émissions de
gaz à effet de serre, l’approbation
de la stratégie nationale
de développement durable.
Mais le même rapport pointe également plusieurs aspects
négatifs. Parmi ceux-ci, le premier
est le retard français en
matière d’ecofiscalité.
La ministre de l’Ecologie,
Nelly Olin, a annoncé qu’une
commission serait mise en
place avec Bercy dès cet
automne, dans la perspective
du projet de loi de finances
pour 2007.
Appliquer strictement
la loi montagne
Le texte pointe également l’insuffisance
d’implication en
matière de paysages, et notamment
un manque de rigueur
dans l’application des lois littoral
et montagne.
C’est donc sans surprise que
parmi les 49 recommandations que formule le rapport,
on trouve un encouragement à
« contrôler strictement l’habitat
dispersé en zones de montagne ».
Une autre des recommandations,
qui retient principalement
l’attention, porte sur la
mise en oeuvre de la directive
habitats, qui préconise de porter à 15 % de la superficie du
territoire métropolitain la couverture
du réseau Natura 2000.
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RÉSEAU DE TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ
Changement statutaire
et continuité dans la direction |
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Le 1er septembre 2005, en
application de la loi du 9 août 2004 relative au service public de l’électricité et du gaz et aux entreprises électriques
et gazières, RTE (Réseau de transport d’électricité) est devenue une société anonyme à capitaux publics, filiale du
groupe Electricité de France.
Concernant le gestionnaire du
réseau de transport, la loi du
9 août 2004 précise qu’il
conserve la charge de l’entretien,
de l’exploitation et du
développement du réseau de
transport de l’électricité, qu’il
devient propriétaire de son
patrimoine industriel, et enfin
que le capital de la nouvelle
société reste détenu en totalité
« par EDF, l’Etat ou d’autres
entreprises ou organismes
appartenant au secteur public ».
RTE est une société anonyme à
directoire et conseil de surveillance.
Conformément à ses
statuts, le directoire est seul
compétent pour mettre en
oeuvre les opérations qui
concourent directement à l’exploitation, à l’entretien et au
développement du réseau public de transport d’électricité,
dans le cadre des missions
de service public dévolues à l’entreprise.
Maintien des sept unités
régionales
Le décret du 30 août 2005 sur
les statuts de la société précise
la composition du directoire et
du conseil de surveillance. Le
directoire est composé de quatre
membres, nommés pour
une durée de cinq ans. Après
accord du ministre de
l’Industrie, André Merlin, qui
assurait jusqu’ici la direction
de RTE, a été nommé président
du nouveau directoire de
RTE.
L’organisation territoriale de
RTE reste basée sur l’existence
de sept unités régionales, qui assurent la maintenance opérationnelle
et l’exploitation
des ouvrages ainsi que l’ingénierie
des projets touchant au
développement du réseau. |
Conseil national
de la montagne :
RÉUNION en vue
après recomposition |
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A la suite des diverses élections de
2004, la composition du Conseil
national de la montagne (CNM)
n’avait toujours pas été renouvelée,
notamment pour tenir compte des
changements de majorité intervenus
dans de nombreux conseils
régionaux. Le mandat des membres
restants devant en principe expirer
fin septembre, le ministre en charge
de l’Aménagement du territoire,
Christian Estrosi, s’est engagé à
signer, dans les meilleurs délais, l’arrêté
de nomination des nouveaux
membres du CNM (probablement
courant octobre) et de procéder au
plus vite à son installation. |
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