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Sommaire du PLM 154
Dossier "Europe"
Politique de cohésion
Les élus s’opposent au détournement
du handicap territorial |
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A l’occasion de sa réunion de rentrée, le comité
directeur a pris connaissance des orientations proposées par la Commission européenne pour la future politique de
cohésion et a adopté une motion s’inquiétant du traitement qu’elles réservent à la notion de handicap territorial,
focalisée sur les problématiques urbaines.
Lors de sa réunion du 8 septembre,
le comité directeur a
examiné le contenu des orientations
de la politique de
cohésion proposées par la
Commission pour la période
2007-2013 et dont « PLM» a
rendu compte dans un précédent
numéro (N°153, juillet-août
2005). Fortement préoccupés
par le contenu de ces
orientations, les élus ont
décidé de se signaler par une
motion prioritairement auprès
des ministres concernés au
sein du gouvernement (voir
ci-dessous).
Souhaitant replacer les enjeux
de la politique de cohésion à
venir dans son contexte, la
motion rappelle que l’appréciation
de ces orientations doit
se faire en tenant compte,
d’une part, des perspectives
financières que le Conseil n’a
toujours pas arrêtées à cause
du débat en cours sur la
rigueur budgétaire, et d’autre
part, des perspectives qu’offrira
le futur fonds unique
dévolu au développement
rural, le FEADER .
C’est ainsi l’occasion pour les élus de se prononcer sur trois
questions. Ils insistent d’abord
sur la nécessité pour l’Union
de disposer de moyens financiers
adaptés à ses objectifs. Ils
déplorent ensuite que la part
minimale au sein du FEADER
consacrée aux actions de
diversification économique et
de qualité de vie en milieu
rural (les seules à ne pas être
exclusivement agricoles) ait été révisée à la baisse. Enfin,
ils dénoncent avec une certaine énergie le fait que la
principale entrée, aux yeux de
la Commission, en matière de
handicap territorial, soit la
ville. |
| Une INITIATIVE
qui tend à s’élargir |
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La motion que le comité directeur de l’ANEM
adoptée le 8 septembre a été adressée au
Premier ministre ainsi qu’aux ministres concernés
au sein du gouvernement (Intérieur,
Collectivités locales, Aménagement du territoire,
Agriculture, Affaires étrangères et Affaires
européennes).
De même, le président de la Commission européenne,
ainsi que les commissaires en charge
de la politique régionale, des transports et du
budget en ont été destinataires. Elle a également été transmise à l’Association européenne
des élus de la montagne pour qu’elle en assure
la traduction et la diffusion auprès de ses adhérents
pour qu’ils l’adoptent à leur tour. L’objectif
est de faire prendre conscience à la Commission
de l’ampleur spatiale de l’enjeu et de la solidarité
d’analyse des montagnards quant à ses propositions
d’orientations.
Il a même été proposé que le texte de la motion
soit diffusé autant que possible dans l’ensemble
des Etats membres pour faire partager cette
position aux représentants d’autres types de
territoires soumis à handicap naturel (îles,
côtes, régions ultrapériphériques…). |
RÉSEAUX TRANSEUROPÉENS
La Commission investit dans
les grandes infrastructures |
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La Commission européenne
a annonçé le 8 septembre qu’elle allouera 356 millions d’euros pour la réalisation d’études et la construction
de projets du réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Parmi les projets et les études qui ont bénéficié d’un soutien
significatif, on trouve les futures traversées ferroviaires alpines Lyon-Turin et Brenner.
C’est 356 millions d’euros qui
bénéficeront à quelque 41 projets
clairement répertoriés par
la Commission et parmi lesquels
figurent les 30 équipements
prioritaires qu’avaient
listés en avril 2004 le
Parlement européen et le
Conseil dans un programme
pluriannuel indicatif (PPI).
Plus de la moitié des fonds
concerne le soutien à des travaux
(mais à concurrence de
10 % maximum). Le reste
est affecté à des études techniques, économiques, financières
et environnementales, ainsi
qu’aux autres activités nécessaires
en vue de l’obtention du permis
de construire (à concurrence
de 50 % maximum).
Le financement octroyé à des
projets de lignes à grande
vitesse a été subordonné au
strict respect des exigences en
matière d’interopérabilité. En
France, ces subventions concerneront
la réalisation du TGV-Est
(7 millions d’euros), et les études
de l’avant-projet de TGV
Rhin-Rhône (5 millions d’euros),
de la section Montpellier-Perpignan, dans le cadre de
liaison à grande vitesse
Montpellier-Madrid (3 millions
d’euros), et de la désaturation
ferroviaire du nord bordelais
(1,7 million d’euros).
Une liste attendue
de projets complémentaires
La liaison Lyon-Turin n’est pas
en reste avec 48 millions d’euros,
que le vice-président de la
Commission et commissaire en
charge des transports, Jacques
Barrot, a mis en exergue en indiquant
que « le projet Lyon-Turin
seul bénéficie désormais de
48 millions d’euros de soutien
pour l’année 2005, ce qui fait de
l’Union européenne le principal
bailleur de fond du projet ».
Une seconde tranche de projets
identifiés dans le PPI – pour près de 150 millions
d’euros supplémentaires – sera
allouée dans les prochaines
semaines. Par ailleurs, le financement
des projets RTE des dix
nouveaux Etats membres, ainsi
que d’autres projets RTE-T
(pour un montant total de près
100 millions d’euros ), feront
l’objet de décisions ultérieures
en automne dans le cadre de
l’appel à proposition relatif au
budget annuel RTE-T. Ces subventions
concernent des projets
complémentaires à ceux
financés par le PPI et d’envergure
plus modeste.
L’Association européenne des élus de montagne (AEM) s’est
réjouie de cet engagement
en faveur du RTE-T, dans
lequel elle voit l’amorce d’un
engagement de l’Union européenne « vers la voie retrouvée
de la cohésion, de la compétitivité
et de l’emploi pour
affronter la concurrence,
la stagnation et le renoncement,
la marque d’un engagement
volontariste face à la
morosité ». |
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