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Dossier "Tourisme"
Sommaire du PLM 154
DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
Un régime sur
mesure pour la Corse |
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Le ministre de l’Economie et des Finances
a été interrogé récemment par un parlementaire corse sur le cadre juridique et fiscal de l’industrie touristique de
l’île de Beauté. L’occasion de faire le point sur les outils dont disposent les acteurs professionnels de ce territoire à
la veille de notre congrès en Corse.
En l’absence d’accord définitif
des Etats membres de l’Union
européenne sur la question du
taux réduit de TVA appliqué à
la restauration, le gouvernement
a mis en place un dispositif
transitoire de dix-huit mois
destiné aux hôtels, cafés et restaurants.
Celui-ci s’achèvera
fin 2005 (loi du 9 août 2004).
En outre, 50 % des cotisations
d’assurance vieillesse volontaire
des conjoints collaborateurs
de ces professionnels
peuvent être pris en charge
sous certaines conditions.
D’autres mesures législatives
ont été récemment adoptées
pour compenser les handicaps
propres à l’insularité de la
Corse. Outre le reliquat du
dispositif dégressif d’exonération
d’impôt sur les bénéfices
courant jusqu’à fin 2005, les
entreprises corses bénéficient
de mesures spécifiques, particulièrement
favorables à celles
qui investissent.
Ainsi, les PME relevant d’un
régime réel d’imposition peuvent
bénéficier, sous conditions,
d’un crédit d’impôt égal à 20 % du montant des investissements,
autres que de remplacement,
réalisés dans certain
secteurs entre le 1er janvier
2002 et le 31 décembre 2011.
Des mesures valables
jusqu’en 2012
Par ailleurs, quel que soit leur
régime d’imposition, les PME
exerçant certaines activités,
sont, sous conditions, exonérées
de taxe professionnelle
sur la valeur locative des
immobilisations corporelles
afférentes aux créations d’établissement
et aux augmentations
de base dues à ces
immobilisations réalisées en
Corse à compter du 1er janvier
2002.
Applicable jusqu’à fin 2012,
cette mesure, qui se cumule
avec l’abattement de 25%
prévu par le statut fiscal de
l’île, porte sur la totalité de la part communale et intercommunale
et ne peut avoir pour
effet de reporter de plus de
cinq ans l’application du
régime de droit commun.
Cette politique a permis aux
professionnels du tourisme
d’engager des investissements
de modernisation et d’accroissement
des capacités, améliorant
ainsi leur positionnement
concurrentiel, de même
que la capacité d’attractivité
de la Corse. |
Résidences de tourisme
La montagne et les ZRR se taillent
la part du lion |
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Dans un récent entretien accordé à la «Gazette officielle du tourisme »,
Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT), dévoile le
nouveau visage de ce parc d’hébergements, dont nous ne retiendrons que les aspects montagne.
Les massifs hébergent en effet 380 résidences
sur un total national de 1317 établissements, ce
qui représente 168 000 lits sur une offre globale
de 450 000. Les premières démarches de rénovation
ont été menées à partir de 2003 par de
grands groupes. Elles fonctionnent bien dans les
stations de montagne intégrées. Une résidence
réhabilitée gagne six à sept semaines de location
par an, ce qui peut s’avérer intéressant pour la
montagne où la durée moyenne de location
avoisine vingt-six à vingt-huit semaines.
Les résidences de tourisme en zones de revitalisation
rurale (ZRR) constituent indubitablement
un dispositif fiscal attractif, même si l’investisseur
peut y disposer au maximum de huit semaines
d’occupation personnelle.
La montagne domine pour le nombre de lits
ouverts en ZRR. Actuellement, on compte au
total 103 résidences de tourisme en ZRR, soit
45 000 lits. Les premières résidences en ZRR ont
d’ailleurs été construites dans les massifs
(Maurienne, Alpes du Sud, Pyrénées). Elles sont
commercialisées par de grands groupes et se
vendent bien à l’étranger.
En Maurienne, les taux d’occupation des deux
hivers précédents ont oscillé entre 50 et 60 % sur
six mois, l’été a été moins attractif et les étrangers
représentent entre 30 et 35 % de la clientèle.
Dans les Pyrénées, très présents sur le secteur
ZRR, la demande est forte et approche les 50 %,
tant en hiver, sur six mois, qu’en été, sur quatre
mois, avec l’apport du thermalisme.
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Remontées
mécaniques :
INVESTISSEMENT
CONTINU en 2005 |
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En estimant à 176 millions d’euros hors
taxes le montant consacré aux nouvelles
remontées mécaniques cette année, le
Service technique des remontées mécaniques
et des transports guidés (STRMTG)
démontre la volonté des exploitants de
maintenir leur parc à un bon niveau de
compétitivité.
En 2004, on pouvait recenser des sommes
comparables, puisque 174 millions d’euros
hors taxes avaient été investis dans l’installation
de 66 équipements nouveaux ou de
remplacement. A ce chiffre, se sont ajoutés
30 millions d’euros de frais d’entretien et de
rénovation.
Pour 2005, les montants définitifs ne sont
pas connus, mais l’estimation communiquée
correspond à l’installation de 55 nouveaux
appareils dont 43 téléportés et 12 téléskis.
En la matière, le marché français s’affiche
parmi les plus toniques pour la seconde
année consécutive et témoigne de la bonne
tenue du produit « ski ».
En effet, l’an passé, les 3 925 remontées
mécaniques de l’Hexagone avaient enregistré
750 millions de passages, correspondant à 63,7 millions de journées skieurs, pour des
recettes de 981,2 millions d’euros, supérieures
de 1,2% à la saison précédente.
Même si les commandes ont été tardives,
elles ont été bien réparties sur l’ensemble
des massifs, y compris sur ceux ayant souffert
de manque d’enneigement et sur les
stations moyennes dont le parc était
vieillissant. Ce dernier phénomène s’explique
par l’engouement grandissant de la
clientèle pour les stations moyennes à taille
humaine, dont la part de marché est passée
de 46,3 % à 51,1 %.
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