 |
Fin juin, la commission consultative sur l’évaluation des charges (CCEC) a présenté les premières prévisions relatives aux montants des transferts de compétence opérés en 2005 et 2006 que l’Etat devrait couvrir en loi de finances pour 2006. Ces chiffres sont loin des évaluations de l’automne 2004.
D’après la Direction générale
des collectivités locales (DGCL),
le coût relatif à l’inventaire
du patrimoine baisserait de
400 000 euros et l’hypothèse de
200 millions d’euros pour les
routes se trouverait confirmée,
car après concertation avec les élus, l’Etat a repris à son compte
2 000 kilomètres de routes
nationales.
Pour autant, les départements
sont toujours un peu dans l’expectative puisqu’ils ne connaîtront pas avant fin 2005, voire
début 2006, la configuration
exacte du réseau transféré, son
coût et la compensation par
l’Etat. Ce dernier va devoir adapter son budget en loi de finances
rectificative pour 2006.
En effet, en l’absence d’estimation précise, il est impossible
d’inscrire les crédits en loi de
finances initiale. Ceux-ci étant
limitatifs empêchent tout dépassement.
En outre, la Commission européenne n’a toujours pas donné
son aval pour que les collectivités bénéficiaires de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) ou de la TSCA (taxe sur les
conventions d’assurance) puissent en moduler le taux pour
ajuster leurs recettes à partir de
2007.
Adaptation en loi
de finances rectificative
Le scénario est quasi identique
pour le transfert des agents techniques, ouvriers et de service
(TOS), car si l’échéance est fixée à 2008, ces personnels peuvent
exercer d’ici là leur droit d’option, détachement ou intégration dans la fonction publique
territoriale sur la base d’un projet de décret qui devrait être
publié à la rentrée.
En ce qui concerne l’inventaire
du patrimoine, évalué à
1,078 million d’euros, l’échéance
de la fin 2006 apparaît raisonnable au ministère de la Culture
pour un transfert définitif des services correspondants aux régions.
La formation professionnelle
enfin focalise beaucoup de
crispations puisque les montants
de l’évaluation avancés par l’Etat
(465 millions d’euros) diffèrent
sensiblement de ceux fournis par
la CCEC (622,31 millions d’euros). Le différend s’étend aussi aux critères de calcul des bourses sanitaires et sociales.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s’étant engagé à ce que les avis de la CCEC soient suivis par l’Etat, celui-ci va devoir procéder à des ajuste-ments délicats en loi de finances
rectificative pour 2006. |