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Suite à l’annonce par
le président de la République, en octobre 2004, d’une élimination progressive de la taxe foncière sur les propriétés
non bâties (TFNB), la commission des finances du Sénat avait mis en place un groupe de travail sur la question.
Celui-ci a rendu, le 7 juillet, ses conclusions peu favorables au projet.
La suppression de la TFNB
serait dommageable aux plus
petites communes. En effet, elle
représente 21 % du produit des
impôts directs locaux des communes de moins de 500 habitants, et pour 2 267 d’entre elles
ce pourcentage s’élève à plus de
50 avail voit donc dans sa suppression compensée par l’Etat une entorse inquiétante aux principes cons-titutionnels de libre administration des communes et de leur
autonomie financière.
D’ailleurs, la plupart des douze personnalités auditionnées (hormis la Fédération nationale de la propriété privée et deux organisations agricoles majeures) se
sont déclarées opposées à la
suppression de la TFNB agricole.
Des conditions
peu propices
En outre, le groupe de travail
souligne que le contexte budgétaire actuel rend peu probable
une telle suppression, car il ne
permet pas à l’Etat de disposer
des moyens financiers de compenser la TFPNB agricole.
Son coût, variant entre environ
350 millions d’euros et
850 millions d’euros, selon
qu’elle concernerait ou non les
seuls exploitants agricoles, l’Etat
ne disposerait pas des moyens
financiers nécessaires à la compenser. En revanche, après avoir
démontré que la suppression de
la TFNB était problématique et coûteuse, le groupe de travail a
défendu l’idée d’une réforme
visant à moderniser cet impôt.
En effet, ses bases sont devenues
largement obsolètes.
De surcroît, des situations
iniques se développent parfois
au sein des intercommunalités
qui appliquent (au titre de fiscalité propre ou additionnelle) un
taux uniforme sans pouvoir tenir
compte de la réalité foncière
objective de chaque commune.
Enfin, le groupe signale comme
piste d’évolution la possibilité
de soumettre à l’impôt foncier
bâti les bâtiments agricoles qui
se consacrent aux activités « hors sol ». |