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Sommaire du PLM 153
Dossier "Europe"
POLITIQUE DE COHÉSION
Lignes directrices
pour l’après 2006 |
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La Commission européenne a rendu publiques le
5 juillet ses propositions d’orientations pour la politique de cohésion économique, sociale et territoriale, telle qu’elle
s’appliquera pour la période 2007-2013. La prise en compte des spécificités territoriales y semble encore bien timide.
Ces orientations stratégiques,
que le Conseil doit arrêter
dans le courant du mois d’octobre,
ont pour finalité de servir
de base aux cadres de références
stratégiques nationaux
que chaque Etat membre
devra élaborer afin de border
les programmes opérationnels.
A ce stade, le document comporte
trois orientations majeures
portant respectivement sur
l’attractivité en matière d’investissement
et d’emploi, sur
l’amélioration de la connaissance
et de l’innovation en
tant que facteurs de croissance,
et enfin sur l’amélioration
tant quantitative que qualitative
de l’emploi.
Paradoxalement, la proposition
de la Commission ne fait pas
apparaître la cohésion territoriale
comme une orientation à
part entière mais plutôt comme
une méthode d’approche complémentaire à mettre au service
des trois orientations précitées.
Le rééquilibrage territorial
ne sera donc recherché
qu’à travers les actions qui se
rattacheront aux objectifs identifiés
au sein de chaque orientation,
et non pas au moyen
d’actions spécifiques.
La plupart d’entre elles visant
l’amélioration de l’emploi et
de la compétitivité trouveront,
c’est certain, une résonance
particulière dans les territoires
soumis à de forts handicaps
physiques permanents, notamment
en montagne.
Mais, présentés ainsi, cela ne
procure pas à ces derniers de
garanties particulières pour que
ces handicaps soient traités en
tant que tels. Tout au plus,
seront-ils « pris en compte »
dans la conduite d’actions qui
s’adressent tout autant à d’autres
territoires avec lesquels ils
risquent donc de se retrouver
en concurrence…
Le handicap territorial
cannibalisé par la ville ?
Cette inquiétude ne fait que
s’accroître si l’on considère
que le développement de la
partie du document consacrée
à la prise en compte de la
dimension territoriale de la
politique de cohésion s’attache
d’abord à souligner l’importance
des villes pour la
croissance et l’emploi, et sousentend
par conséquent un traitement
prioritaire des spécificités des territoires urbains.
Mais, les handicaps urbains,
même s’ils peuvent se circonscrire
spatialement, sont-ils à
proprement parler des handicaps
territoriaux ?
Ce n’est qu’ensuite que la proposition
en vient à s’intéresser à
la « réanimation des zones rurales », en insistant sur la nécessité
de contribuer à garantir un
niveau d’accès minimum aux
services d’intérêt économique
général (services publics), d’assurer
la connectivité avec les
principaux réseaux, et de soutenir
la capacité endogène des territoires
en y facilitant l’innovation
et les circuits de commercialisation
de leurs productions.
Avant que ces orientations ne
soient définitivement arrêtées
par le Conseil, la Commission a
ouvert jusque fin septembre
une large consultation via
Internet auprès de toutes les « parties intéressées ». Les commentaires
peuvent être transmis à l’adresse ci-dessous :
http://europa.eu.int/
regional_policy/consultation |
La France moins en
retard
dans la
TRANSPOSITION
DES DIRECTIVES |
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Le conseil des ministres du 20 juillet 2005 a
fait le point sur la transposition des directives
européennes : le déficit de transposition
français n’est plus que de 2,4 % en
mai 2005 alors qu’il était encore de 4,1 %
en mai 2004. Il s’agit du meilleur résultat
enregistré par la France depuis novembre
1997, date du premier classement de ce
type élaboré par la Commission européenne.
La France n’en reste pas moins au
17e rang sur les 25 États membres, alors
même que le Conseil européen a fixé pour
objectif un déficit ne dépassant pas 1,5 %
de l’ensemble des directives du marché
intérieur.
Le gouvernement a par conséquent
annoncé la poursuite de ses efforts pour
ramener le déficit de transposition à 2 %
d’ici la fin 2005, tout en accordant une
attention particulière en aval à la qualité de
l’analyse préalable de l’impact des propositions
de directives dans les domaines juridique,
budgétaire, technique ou administratif
et des conséquences sur les secteurs
d’activité concernés, afin de mieux dépister
les difficultés inhérentes à leur transposition.
Cela rejoint d’ailleurs une demande
constante de la part des collectivités locales
qui se retrouvent bien souvent impliquées
dans l’application d’une bonne partie des
textes transposés.
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Développement rural
Le réglement
communautaire est adopté |
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Un accord politique a été trouvé le
20 juin au sein du Conseil agricole européen sur le contenu du règlement du futur Fonds européen
agricole de développement rural (FEADER), alors que la préparation du plan stratégique national qui
doit l’accompagner se poursuit.
L’apport principal de l’accord du 20 juin est
d’octroyer davantage de subsidiarité aux Etats
membres dans la répartition des masses financières
de chacun des axes de la politique de
développement rural.
Mais un certain nombre d’autres avancées
répondent notamment à des demandes de la
France. La principale porte sur le financement de
la politique d’installation, qui se trouve confortée,
avec la possibilité de cofinancer des prêts
bonifiés et le maintien du plafond actuel du
montant de l’aide (55 000 €), ainsi qu’un délai
de trois ans pour se conformer aux normes.
Par ailleurs, la redéfinition des zones défavorisées
ne sera mise à l’étude qu’au-delà de 2010.
Si le zonage montagne ne semble pas remis en
cause (puisqu’il résulte de critères physiques
objectifs et permanents et bénéficie d’un
consensus fort en faveur de sa pérennité), celui
des autres zones défavorisées devrait connaîtreà cette occasion un rétrécissement très substantiel…
Parallèlement, la préparation du plan stratégique
national pour l’application de ce règlement
est en bonne voie et devrait aboutir d’ici le
début du mois de novembre.
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