|
|
|
DOSSIER :
Emploi en montagne :
Les nouvelles mesures en faveur
des saisonniers et pluriactifs |
|
Sommaire du PLM 152
 |
Les mesures en faveur des
travailleurs saisonniers et pluriactifs
sont nombreuses dans la loi du
23 février 2005 relative au
développement des territoires
ruraux (pas moins de vingt-deux
dispositions, des articles 49 à 71).
Si certaines parmi les plus
attendues par les professionnels
ne s’y retrouvent pas, plusieurs de
ces mesures représentent des
avancées parfois conséquentes
dont il convient de rendre
compte. Parmi elles, celles qui
concernent l’identification de
l’activité principale, le régime des
conjoints collaborateurs, les
formes des groupements
d’employeurs, par exemple,
devraient substantiellement faciliter
le quotidien de nombre de
pluriactifs et saisonniers. Le présent
dossier de «PLM» fait le point de
ces diverses nouveautés.
|
Activité principale :
Une approche un peu
plus concrète des réalités |
|
 |
La loi est venue confirmer un système d’identification de l’activité
principale mis en place dans les faits depuis peu. Mais celui-ci reste
sans doute encore à perfectionner.
Depuis un arrêté du 28 décembre
2004, en cas de cumul d’activités
indépendantes dont une
est agricole, l’Agence centrale
des organismes de sécurité
sociale (ACOSS) prévoit que le
travailleur pluriactif signale sur
sa déclaration de revenus l’activité
à laquelle il a consacré le
plus de temps.
Ces informations sont échangées
entre les caisses, et il revient à
celle qui était jusque-là considérée
comme la caisse de l’activité
principale, de désigner avant le
1er décembre celle qui remplira
cette fonction pour l’année de
déclaration.
L’article 64 de la loi relative au
développement des territoires
ruraux vient ériger ce principe
au niveau de la loi en modifiant
la rédaction de l’article L17 3-1
du code de sécurité sociale. La
mise en concurrence de critères de temps et de revenus devient
ainsi la règle pour identifier l’activité
principale, notamment en
privilégiant la permanence de
l’activité sur la saisonnalité.
Le statut d’agriculteur,
enjeu majeur
Encore faut-il rappeler que le système
tel qu’il est pratiqué laisse
aux caisses de rattachement la
libre décision de se détacher ou
pas d’un assuré, si bien que la
règle manque en elle-même de
transparence, et que ce principe
ne vaut que pour les seules activités libérales. Par conséquent, en
cas de cumul entre activités indépendante(s) et salariée(s), l’activité
salariée continue à l’emporter
si le montant de ressources
qu’elle génère représente la part
principale du revenu global.
Il est envisagé de revenir encore
sur ce sujet dans la prochaine loi
d’orientation agricole. Mais le
statut d’agriculteur constitue en
enjeu central de ce problème
(dont peut dépendre l’accès à
diverses aides agricoles).
Il n’en reste pas moins que la
règle d’identification idéale de
l’activité principale devrait être
universelle pour s’appliquer à
toutes les combinaisons possibles
d’activités.
|
Groupements d’employeurs :
Une mixité
entre privé et public
enfin assumée |
|
 |
Plusieurs aménagements du régime applicable aux groupements
d’employeurs devraient faciliter leur création et leur fonctionnement,
notamment en permettant désormais la libre cohabitation
d’entrepreneurs publics et privés au sein de mêmes groupements
Les collectivités publiques peuvent
désormais intégrer librement
tout groupement d’employeurs.
Si la loi relative au développement
des territoires ruraux (DTR)
a pu en affirmer pleinement le
principe général, c’est parce
qu’elle arase parallèlement les
obstacles qui jusqu’ici s’y opposaient
plus ou moins ouvertement
(articles 56 à 59).
Ainsi, en précisant que la taxe
d’apprentissage, à laquelle sont
d’office soumis les groupements,
ne sera exigible que de la part
des seuls membres qui y sont traditionnellement
assujettis, l’impossibilité
pour une personne
morale de droit public de s’en
acquitter ne menace plus d’être
brandie pour s’opposer à de telles
participations.
|
|
 |
|
|