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Dossier "Environnement"
Sommaire du PLM 152
COORDINATION NATURE :
La rémunération de l’espace
par les plus-values immobilières |
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Les travaux de la coordination
NATURE (Nouvelle alliance des territoires : une ressource pour l’environnement) sont parvenus à une maturation suffisante pour envisager
de les présenter à l’occasion d’un colloque public à l’automne prochain.
La coordination NATURE, à
laquelle participe notre association
aux côtés notamment de
France Nature Environnement,
Rivages de France, le Club alpin
français, a pour objectif de formuler
des propositions qui insèrent
dans les mécanismes d’éligibilité
et de calcul des dotations
financières aux collectivités locales
une rémunération des espaces
naturels, en fonction du
régime de protection.
Le comité interministériel d’aménagement
et de développement
du territoire (CIADT) du 14 septembre
2004 a confirmé son
intention de fixer des orientations
en ce sens, d’où la relance
récente de la démarche de la
coordination NATURE en vue de
compléter et de réactualiser ses
propositions de 1996.
Cette seconde phase de réflexion
s’est concentrée sur la création
de ressources originales qui puissent être affectées à la gestion des
espaces naturels protégés.
Deux nouvelles propositions originales
en ont émergé : la première
porte sur la taxe départementale
sur les espaces naturels
sensibles (TDENS), afin notamment
d’améliorer son mode de
recouvrement, la seconde sur les
plus-values immobilières.
Reconnaître la valeur
de la qualité environnementale
S’agissant de la TDENS, la proposition
de la coordination vise à
améliorer substantiellement son
rendement. En effet, d’importantes
déperditions (de l’ordre de
23,5 millions d’euros sur une
taxe qui en rapporte aujourd’hui
125) seraient dues aux modalités
de collecte de la taxe en trois versements.
Il semblerait que soient en cause
les SCI de construction-vente,
nombreuses à se retrouver en
liquidation au moment d’acquitter
les derniers versements…
pourtant perçus auprès des
acheteurs. La coordination propose
donc que la taxe soit perçue
par le Trésor public qu’en
une seule fois.
Quant à la proposition relative
aux plus-values, elle consiste à
pratiquer une taxation additionnelle
sur les plus-values immobilières
en partant du principe
que la proximité d’espaces naturels
de qualité contribue de
façon substantielle à la valeur
des biens. |
PARCS NATIONAUX :
L’examen de la réforme
reporté à l’automne |
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Repoussé à la rentrée
en raison du changement de gouvernement, le projet de loi relatif
aux parcs nationaux et aux parcs naturels marins, tel qu’il a été déposé sur
le bureau des assemblées en mai, intègre déjà nombre d’observations que
l’association avait formulées lors de la préparation de l’avant-projet.
Une première conséquence des
observations des élus de montagne
peut être relevée dans la terminologie
: la notion de « coeur »,
qui devait succéder à celle de « zone centrale » sans en changer
significativement ni le sens ni la
portée, n’a en définitive pas été
retenue.
Par contre, le terme d’«aire d’adhésion » supposé remplacer l’ancienne « zone périphérique », a également été gommé, ce que
l’on peut regretter, car il transformerait
un territoire perçu
comme incident et secondaire
en un territoire se déterminant
librement en faveur d’une certaine
dynamique.
Le plan de préservation et d’aménagement
(intitulé « charte »dans les versions préparatoires
du texte), est désormais présenté
de façon très ouverte.
Un abondement de la DGF
pour les parcs
Cela laisse, en principe, ouverte
la possibilité d’y inscrire une
véritable stratégie économique
locale, mais il serait souhaitable
d’affirmer plus clairement la légitimité
de cette préoccupation…
Enfin, les élus de la montagne
ont été également entendus
semble-t-il, sur le mode de
rémunération des collectivités
dont le territoire comporte des
espaces protégés et classés au
titre d’un parc national.
Au lieu d’intégrer ces espaces
dans l’indice synthétique des
ressources et charges de la dotation
de solidarité rurale, comme
dans l’avant-projet (ce qui aurait été globalement favorable aux
territoires de montagne), le projet
de loi prévoit de leur consacrer
une part spécifique nouvelle
de la dotation forfaitaire.
Alors que le président du
comité des finances locales s’y
déclare opposé pour des raisons
de principe, les élus de
montagne, au contraire, ne
peuvent être que favorables
au principe de la rémunération
des territoires à haute
valeur environnementale,
bien au-delà des parcs nationaux,
au demeurant… |
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Le séminaire « La gestion des espaces naturels
: pour un développement local durable »
présentera dans le détail les propositions de
la coordination NATURE autour du thème de la
fiscalité au profit des espaces naturels. Il sera
organisé par France Nature Environnement
avec le concours notamment de Veolia-
Environnement, et devrait se tenir à Paris
dans les locaux de la Caisse des dépôts et
consignations, à deux pas du musée d’Orsay,
la journée du mardi 18 ou bien celle du mardi
25 octobre 2005. Il vise le public des parlementaires
et des membres des réseaux participant à la coordination NATURE. L’objectif de
cette journée, en libre accès, sera de mieux
faire connaître et partager les résultats
atteints par les travaux de la coordination, et
de confronter ces propositions à d’autres,
notamment sur le plan européen. Une information
plus détaillée sur le contenu définitif
du programme et les modalités d’inscription
devrait être diffusée à la rentrée.
Renseignements : France Nature Environnement
(Ludovic Serin), tél. 01 45 70 95 84. |
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